REFLEXION

M. BENZEGHLI BELKACEM, ANCIEN CHEF DE DAÏRA DU TEMPS DE FEU BOUMEDIENE SE CONFIE A REFLEXION : J’ai côtoyé les grands et Belkhadem a été propulsé au sommet par hasard

Comme à l’accoutumé, le journal Réflexion est devenu le cercle et la plaque tournante des intellectuels, et des personnalités toutes catégories confondues qui avaient choisi notre journal pour s’exprimer, ouvrir leurs cœurs pour dénoncer ou approuver, sinon donner un plus pour contribuer à l’essor économique, politique, culturel et social du pays et en particulier leurs ville bien aimée Mostaganem. Dans ce contexte, M. Benzeghli Belkacem, ancien chef de daïra du temps de feu président Houari Boumediene, aujourd’hui âgé de 72 ans, nous parle de son parcours et se remémore des scènes inédites vécues avec les grandes figures emblématiques de l’Algérie , tels que , le feu Houari Boumediene , Taleb Ibrahim , Belkhadem, Abdelmalek Sellal et Yahiaoui…:



Réflexion, a eu le grand plaisir et l’honneur de recevoir en son siège, M. Benzeghli Belkacem cet ex commis de l’Etat et ancien cadre supérieur de la Nation en retraite qui portait bien ses soixante douze ans sur ses épaules car toujours alerte a choisi notre ‘’quotidien’’ pour s’exprimer et nous ouvrir son cœur.
Qui est M. Benzeghli Belkacem ?
Benzeghli Belkacem, né à Mostaganem qui après des études poussées, a occupé en 1966 le poste de Directeur de la banque française implantée en Algérie (la CFCB) et dont le siège est à Paris et qui fut nationalisée en 1972, à la suite de quoi, les dirigeants de cette banque lui ont proposé de prendre les rênes de la direction de la banque de VICHY en France ou à défaut celle de Marrakech au Maroc mais par amour du pays, il a refusé catégoriquement ces deux propositions , et il a pris les destinés du CPA (Crédit Populaire d’Algérie) en qualité de Directeur général de cette institution financière jusqu’à sa désignation d’office par le ministre de l’Intérieur de l’époque en qualité de Chef de Daïra d’Aflou relevant de la wilaya de Tiaret .Par ailleurs, il a eu à occuper ce même poste à la wilaya de Batna et celle de Laghouat.
J’ai côtoyé de grandes personnalités politiques et c’est grâce à moi que Belkhadem fut connu dans le monde politique
 ‘’Au cours de ma carrière, j’ai eu à côtoyer de grandes personnalités politiques algériennes et étrangères que je ne pourrais pas tous les énumérer mais je ne citerai au passage que trois parmi tant d’autres à savoir le défunt président Houari Boumédiène que Dieu ait son âme, M. Mohamed Salah Yahiaoui et l’actuel premier ministre M.  Abdelmalek Sellal qui était de ma promotion dans le cycle des chefs de Daïra.  ‘’ Par contre et à titre indicatif, il y a certaines personnes qui grâce à moi ont pu être propulsés dans le monde politique car auparavant c’était des gens  qui étaient de simples administrés sous ma coupe lorsque j’étais encore chef de Daïra de la ville d’Aflou et qui par des concours de circonstance se sont vus du jour au lendemain nommer à la tête du gouvernement comme ce fut le cas de M. Abdelaziz Belkhadem qui est né à Oued Mora petite commune d’Aflou et qui enseignait à Sougueur qui, sous le règne de Feu Houari Boumediene fut chargé par M. le wali de Tiaret de l’époque pour donner lecture et présenter la wilaya de Tiaret du fait qu’il maitrisait bien la langue arabe  devant des officiels à Alger et en présence de feu Houari Boumediene. Se faisant distinguer, le président le prit en estime et c’est à partir de là qu’il commença à gravir les échelons jusqu’à occuper le poste de chef de gouvernement ’’, nous a confié M. Benzeghli Belkacem.  
Quand Boumediene lui révéla son
inquiétude pour le futur de
l’éducation nationale !

 Dans le même ordre d’idées, il a connu aussi comme ami, l’ancien homme politique, M. Taleb El Ibrahim qui a grandi à AFLOU où son père fut exilé dans cette ville par les français.  ‘’ j’ai eu le privilège d’être présenté à notre feu président Houari Boumediene pour un entretien en privé avec ce dernier, qui au cours de la discussion en tête à tête avec lui me remercia pour ma franchise et me dit : Certes, il se peut que nous ayons fait  des erreurs dans nos choix, toutefois si nous nous sommes trompés sur notre révolution agraire, il viendra le jour où cela se corrigé, si nous nous sommes trompés sur le plan idéologique à savoir le socialisme, il viendra le jour où cela sera corrigé, mais c’est une question de principe mais, je pense que nous n’avons pas fait d’erreurs dans le domaine de l’éducation car cela aurait été grave et irréparable’’, a reproduit Benzeghli Belkacem , les propos de M. Houari Boumediene .
Un fait historique très marquant sur les relations algéro-françaises du temps du règne de Boumediène
Au passage, M. Benzeghli nous raconte un fait historique très marquant et qui restera dans les annales de l’histoire sur les relations algéro-françaises du temps du règne de feu Houari Boumediène en tant que président de la république. Cette histoire, nous dit M. Benzeghli , est authentique et a eu lieu le 12 Avril 1975 lors de la visite du président de la république française Valéry Giscard d’Estaing à Alger : « Le président français Valéry Giscard d’Estaing s’est rendu à Alger ce jour là, reçu par notre feu président M. Houari Boumédiène. Malheureusement, le président français a eu l’audace de prononcer une phrase qui lui coutera chère à savoir que « la France historienne salue l’Algérie indépendante », ce que Boumediene  n’a pas apprécié du tout. Au bout du troisième jour de sa visite alors qu’ils déjeunaient ensemble, Giscard d’Estaing pose la question à Boumediene « s’il l’accompagnait à l’aéroport ou bien on se quitte sur les lieux » ?  le défunt président Houari Boumediene lui répond fermement mais avec une finesse qui n’appartient qu’aux grands de ce monde « Tout chef d’Etat qui se rend à Alger, se recueille au carré des Martyrs, malheureusement, je n’ai pas constaté dans votre programme cette visite ». Le président français refuse de s’incliner et c’est à partir de là que le président français a tout fait pour déstabiliser le président Boumediene comme pour sa part, notre défunt président Boumédiène a tout fait également pour l’entraver dans sa mission et il a eu raison de lui en lui sortant l’affaire des diamants grâce aux services spéciaux algériens et c’était la déchéance du président français » .
Que pense M. Benzeghli Belkacem de
l’actuel wali et de la gestion des responsables locaux de Mostaganem ?

Dans un contexte purement local en prenant en considération la situation déplorable de la ville de Mostaganem où M. le wali est au four et au moulin pour faire renaître la ville de ces cendres et lui dorer le blason jusqu’au point de s’inquiéter même de nos morts, M. Benzeghli  Belkacem s’insurge pour dire : « Si M. le wali alors qu’il a d’autres chats à fouetter, visite même les cimetières, alors on doit se poser la question où sont nos élus car c’est à eux que revient cette tâche ? ». Selon Benzeghli Belkacem, tout responsable ne doit pas parler dans le vide,  mais c’est par la concrétisation des paroles par des faits concrets et palpables, à titre d’exemple, il nous dit : ‘’ tout bon administrateur ou gestionnaire doit tenir chaque jour deux briefings avec ses subordonnés, le premier avant de commencer le travail, devra faire le point sur les actions déjà entamées et les résultats obtenus et de programmer  les actions à engager de chacun de ses services pour cette journée et de tenir un deuxième briefing en fin de journée pour faire le bilan de toutes les décisions prises et cela quotidiennement. « Il doit tout noter et faire le suivi en personne et sur le terrain pour pouvoir atteindre les objectifs qu’il s’est fixés et cela tout en étant proche du citoyen et de répondre à ses doléances ». A ce sujet, il affirme aussi « qu’il joint l’avis de M. le wali qui précise que chacun des responsables doit avoir une feuille de route ».
Les commis de l’Etat en retraite sont une banque d’informations et un recueil à
suivre pour les élus locaux  

 A notre suggestion pourquoi les cadres retraités ne se regroupent pas en association et assister les jeunes élus par leurs propositions et leurs expériences et formera une banque d’informations et un recueil à suivre pour les jeunes gestionnaires sans expérience, M. Benzeghli nous répond :
‘’ J’épouse votre idée et j’appelle tous les anciens commis de l’Etat et la classe intellectuelle de se rapprocher des APC pour s’impliquer dans le développement économique, politique, social et culturel de la wilaya de Mostaganem ». Dans le même ordre d’idées, il relève le problème qui se pose dans certaines APC pour ramener des secrétaires généraux et autres administrateurs communaux hors de la wilaya.’’ Pourquoi, Mostaganem n’a pas ses enfants cadres dans tous les domaines ? » Réplique, M. Benzeghli.

 

Benyahia El Houcine
Mercredi 6 Janvier 2016 - 19:04
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