REFLEXION

Lourdes conséquences dues aux inondations à Sayada

UNE CITE DE BOUE EN BOUE… !



Finalement, la pluie a fini par devenir indésirable en milieu urbain, de par les inondations  qu’elle cause et les dégâts qui s’en suivent. Les eaux pluviales, ne sachant plus où se déverser, finissent par emporter tout sur leur passage et envahissent sans trop attendre les maisons, comme ce fut le cas de la cité « Si Taki » de la localité de Sidi Othmane qui relève de la localité de Sayada dont les malheureux citoyens ont attendu  le lever du jour et les secours… ! La pluie, qui s’est abattue sur la région de Mostaganem lundi passé, a fait que le collecteur des eaux pluviales longeant la voie « express », a débordé de par le  volume d’eau, et le regard conçu pour absorber les flots  ne pouvait plus les contenir, et a fini par envahir les pièces et les chambres des maisons  et où le niveau d’eau  a atteint facilement  le 1,20 mètre. Les cris et les pleurs des femmes et des enfants, effrayés par l’inondation, et  la montée des eaux, alerta  le reste des voisins qui n’ont pas attendu pour secourir les pauvres sinistrés. Cet élan de solidarité   a permis  en pleine nuit, sous de féroces averses et la furie des flots  à ceux qui ont été touchés par les inondations d’être abrités et  pris en charge par les voisins qui se sont démenés pour venir à leur secours. Et comme toujours, seuls quelques éléments de la protection civile  sont venus constater le sinistre et s’excuser de ne pas disposer de matériel pour évacuer les eaux qui avait inondé  la cité. Au matin,  les citoyens sinistrés s’aperçurent qu’ils venaient  de perdre, effets vestimentaires, literie, et ustensiles de cuisine. Malheureusement, les élus de l’A.P.C, ne sont pas venus, et selon le président du comité de la cité  ce n’est que le matin vers 07 heures qu’une pelle mécanique s’est mise au travail pour dégager les lieux envahis par les eaux et la boue. Plus de 5 jours après les inondations, rien n’a été fait pour ces citoyens touchés, livrés depuis à eux mêmes, ces citoyens  ont été obligés de tout jeter, à savoir :   produits  alimentaires, effets domestiques endommagés et autres à jamais par les eaux. Un épicier, répondant aux initiales L.F, a été pleinement touché par les inondations, qui lui ont occasionné des pertes considérables estimées à plus de 70 millions de centimes. Selon un premier bilan estimatif, il a perdu des centaines de kilogrammes en produits consommables, dont la farine, la semoule, du sucre, des légumes secs et deux réfrigérateurs qu’il utilisait pour la conservation des denrées périssables. Son proche voisin, M.H.M a été également exposé aux inondations et a vu presque tous les effets qui se trouvaient à terre, emportés par les eaux qui ont submergé sa maison, emportant, les cartables et les affaires de ses enfants Othmane et Hadjer. D’autres citoyens déplorent la perte de moutons et d’appareils électroménagers. Une quinzaine d’habitations a été littéralement prise d’assaut par les eaux et obliger les occupants à se replier sur les toits et les terrasses. Selon les déclarations des citoyens de la cité, cette dramatique situation est vécue depuis l’année 1997 et se répète dès la chute des premières pluies automnales,  est causée par le bricolage et l’étude des ouvrages, des réseaux d’évacuation des eaux, le manque d’entretien des avaloirs, l’élévation de la route à un niveau supérieur à celui de la cité, et le lotissement d’une dizaine de logements sur le lit de la rivière qui transitait par le lieu sinistré.                                

Mohamed El Amine
Lundi 28 Novembre 2011 - 11:17
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MOSTAGANEM
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