REFLEXION

Lettre ouverte d’un citoyen à Mr le Wali d’Oran

POURQUOI LE TRAVAIL DECENTEST-IL IMPORTANT?

En tant que notables, société civile, investisseurs, ou simples citoyens, lorsque vous êtes apparus aux côtés des précédentswalis ;Zoukh et Sekrane ou avec l’actuel wali , Abdelmalek Boudiaf , les citoyens oranais ont accepté votre présence, certains avec interrogations, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart sont convaincus que vous n’avez pas chuchotéà l’oreille de ces walis des problèmes que vit Oran ou donné quelques propositions pour l’intérêt de la ville si ce n’est que pour passer un message personnel . Mais, l’histoire tôt ou tard retiendra que derrière les murs bien solides des walis , il y a des nationalistes qui n’ont jamais côtoyé un wali mais ils le sensibilisent par le biais des courriers pour le bien de la wilaya ; c’est pourquoi « Réflexion » fait de ses priorités la publication des lettres ouvertes ; Et voici un modèle del‘honnêteté d’un citoyen qui aime sa ville :



Lettre ouverte d’un citoyen à Mr le Wali d’Oran
Toute personne dans le monde devrait pouvoir avoir un emploi lui permettant de mener une vie digne répondant à ses besoins essentiels. A cette fin, l’emploi est un facteur fondamental. C’est pourquoi il conviendrait d’exhorter le  gouvernement à se consacrer davantage à la création d’emplois, et pas seulement de tout emploi,mais bien d’emplois décents pour tous.Dans de nombreux cas, on affirme que le pays ne peut se permettre des salaires équitables, ni de meilleures conditions; toutefois, les bénéfices à long terme prédomineront rapidement sur les coûts à court terme. C’est pourquoi le travail décent est la meilleure manière de lutter contre la pauvreté  en Algérie. Pour la majoritédes personnes dans le monde entier, l’insuffisance d’emplois est synonyme de pauvreté.
 
La réalité du contrat de formation insertion-Travaux de chantiers
 
Sécuriser l'emploi et la formation des précaires  est l’objectif du CFI :Les travaux de chantiers dans le cadre du DAIP qui sont destinés aux jeunes sans formation ni qualification et initiés par les directions techniques et la collectivité locale, ne peuvent en aucun cas dépasser 2X06 mois .Et comme il n y a jamais eu de chantiers réels (PV d’ouverture et de clôture de chantiers) les communes ont détourné ce volet du dit dispositif de ses objectifs en plus, ce ne n’est pas le contrat du jeune qui est reconductible mais le chantier au niveau duquel le jeune va être inséré car le provisoire ne dure pas dans le temps.Plus grave encore, les P/APC l’instrumentalisent pour assurer leurs campagnes électorales  en mettant pression sur l’ANEM  et les directeurs de l’emploi des wilayas.  Quelque soit l’objectif du programme, la réalité est autre que celle du terrain, ces chantiers ne peuvent pas durer plus longtemps que les textes le permettent nonobstant la qualité précaire de ces emplois.Tout le monde sait que le recrutement massif en CFI –chantiers divers- était le résultat direct des événements survenus en début 2011, mais est ce que cela a servi à quelque chose ? Nullement dans la mesure où il n y a jamais eu de chantiers réels, et dans toutes les wilayas d’Algérie, les jeunes fictivement insérés ont reçu  des salaires sans aucuns efforts pire encore il a été recensé des fonctionnaires, des coiffeurs, des taxieurs et d’autres qui ont bénéficié de ces salaires, allant même à fainéantiser nos jeunes, qui continuent à refuser de travailler chez le privé ; préférant la formule du parti d’aucun effort.Il est temps, Monsieur le Wali de s’opposer à cette insécurité sociale généralisée, la politique de sécurité avec la continuité des revenus dans ce cadre est une bombe à retardement.
 
 
 
 
 
 
 
La menace d’une généralisation de l’insécurité sociale
 
A ce rythme, l’emploi  en CFI chantiers, peut donc devenir rapidementla règle pour tous les jeunes non qualifiés et le placement au niveau du secteur privé par exemple, l’exception. L’emploi, de cette manière et  sous ses formes les plus précaires, est un desmultiples effets néfastes du chômage de masse. Mais c’est aussi une des causes quialimentent le développement du sous-emploi, parce qu’ilintensifie l’assistanat,il contribue à limiter la demande réelle de d’emploi et par voie de conséquence les statistiques.L’insécurité sociale généralisée, la précarisation des conditionsd’emploi des salariés, des plus démunis aux plusqualifiés, gangrène toute la société. Elle contribue inséparablementà accentuer toutes les difficultés de la crise dusystème.Partant de ces constats, il est jugé utile   à laconclusion qu’une nouvelle mentalitéde gestion de ce dispositif soit prise avant que les données  ne se compliquent.Cette proposition poursuit un double objectif : limiter au maximum  lenombre  d’insertionsdes jeunes dans ce cadre  et permettre, pour tousceux qui le veulent,  de suivre une formation dans les métiers déficitaires  avec la continuité des revenus.
 
 
Des pouvoirs d’intervention pour la commission de promotion de l’emploi de wilaya
 
L’intervention de la wilaya à travers le comité de wilaya de promotion de l’emploi est la meilleure banque de propositions visant à initier des opérations locales capables de générer l’emploi et assurer en même temps le développement local loin des programmes centraux.Il faut maintenant en venir à des pouvoirs locaux réels dans lagestion des actions  articulant pouvoirs de propositions,débats, possibilités de suspension et d’oppositionaux opérations infructueuses. Avec comme critères le développement et la sécurisationde l’emploi, de la formation, et  la satisfaction desbesoins réels de recrutement tant au niveau du secteur public que privé.Le secteur de la formation professionnelle doit, quant à lui, jouer son rôle à travers la carte professionnelle visant à actualiser ses spécialités et surtout  former selon besoin réel du marché du travail et arriver, ainsi à une adéquation formation-emploi.
 
Approche et stratégie de mise en œuvre du programme « initiative pour la promotionde l’emploi »
 
Pour contribuer à la promotion de l’emploi et delà à la lutte contre la pauvreté dans la wilaya, en partenariat avec des acteurs de développement locaux et régionaux, il faut expérimenter une nouvelle approche qui s’éloigne des actions caritatives ou d’assistance ponctuelle usuelle et qui puisent ses fondements dans :
* la capitalisation des expériences nationales dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des revenus.
* la mobilisation des acteurs de développement (société civile, entreprises…..)
* les réalités territoriales, urbaines et rurales, de la région.
L’initiative pour la promotion de l’emploi émane d’une forte demande locale exprimée par les différentes sensibilités « monde associatif, demandeurs d’emploi, autorités locales, élus.
Services déconcentrés, secteur privé ». Elle est  forgée dans le cadre d’une démarche
participative qui privilégie  les visites de terrain, les réunions de concertations avec les acteurs locaux du développement et les cibles potentielles.
L’initiative s’appuie sur les leçons tirées des expériences passées, en matière de lutte contre  le chômage , qui attestent de :- la limite des approches de développementstrictement sectorielles, isolées et non intégrées ;  - les dysfonctionnements générés par lagrande dispersion des efforts, des ressources et des intervenants ; -  la pertinence despolitiques de ciblage des zones et catégories les plus démunies, -  l’importance d’uneparticipation des populations, du tissu associatif, et des acteurs du développement, pour unemeilleure appropriation et viabilité des projets ; -  l’utilité d’une approche contractuelle etpartenariale.
Elle s’inscrit également en complémentarité avec les mesures gouvernementales annoncées
dont elle se veut l’outil de territorialisation et de mise en œuvre opérationnelle.
Partant des réalités et contraintes territoriales identifiées, l’initiative se fixe d’agir au niveau
des 3 volets stratégiques suivants :
1. Activités Génératrices de Revenu et d’emploi
2. Initiative privée
3. Renforcement des capacités locales
 
Objectifs du programme
 
Le programme vise principalement l’amélioration du niveau de développement humain des
populations, au moyen de l’élargissement des opportunités de choix qui leur sont offerts en
matière de source de revenu et se fixe à cet effet les objectifs suivants:
- Participer à l’intégration professionnelle des populations les plus éloignées de l’emploi: femmes, jeunes, chômeurs de longue durée, personnes handicapées.
- Contribuer à la qualification de la main d’œuvre locale
- Appuyer la concrétisation de l’initiative privée des jeunes populations.
- Accroître la crédibilité de l’initiative privée à travers la multiplication des  succès des autres.
- Susciter un mouvement significatif de création et de développement des petites et moyennes entreprises privées.
- Doter les structures d’encadrement locales (autorités, élus, associations, services
déconcentrés, …) des moyens techniques et humains pour assurer pleinement leurs fonctions
- Contribuer à la constitution d’une expertise locale.
- Développer la culture de la solidarité, du partenariat, de la participation, et de la mutualisation des moyens.
 
Principes de mise en œuvre
 
La logique du projet est de nature qualitative. L’objectif étant l’exemplarité du mécanisme
d’appui développé  qui va contribuer à recrédibiliser l’initiative et le secteur privé ainsi que les actions d’appui d’insertion et de retour à l’emploi.
Le programme veillera également dans sa globalité à l’application des principes suivants:
- le développement et renforcement de l’approche participative.
- l’établissement des liens et au développement de synergie entre les initiatives émergeantes du programme et les autres projets mis en œuvre dans la région.
- la prise en compte des problématiques environnementales et de l’approche genre
- la prise en compte de l’égalité  de chances  et le renforcement des capacités des femmes à faire valoir leurs intérêts selon des valeurs égalitaires.
- contribuer à la réalisation de l’arrimage entre les acteurs et les objectifs assignés, en incitant les partenaires à assumer leurs rôles et responsabilités.
- ancrer les bases solides de la pérennisation des actions et la réappropriation du programme par les acteurs compétents.
 
Création d’un organe de l’initiative :
 
Clef de voûte du programme,  cet organe  est  pensé  comme un terminal d’information, de conseil et d’accompagnement au service des demandeurs d’emplois, des porteurs de projets, et des acteurs de développement du secteur public et privé.Plate-forme de l’initiative locale, cette structure (observatoire local de l’emploi) a pour objectif de pallier à la faiblesse du dispositif d’appui des chômeurs et des entreprenants (absence de données objectives sur les besoins des ressources humaines et des potentialités par bassin d’emploi, inadaptation de l’offre de formation, éparpillements des acteurs, insuffisances du suivi…) et ce en :
- traçant une stratégie opérationnelle d’action
- concourant à l’anticipation des besoins en main d’œuvre
- facilitant l’accès et le retour à l’emploi des personnes qui en sont les plus éloignées
- soutenant le développement de l’auto emploi et la création d’entreprise
- fédérant les différents moyens et actions de promotion de l’emploi à l’échelle des différents bassins d’emploi.
Il  a également pour vocation d'assurer une meilleure coopération entre les acteurs
(Collectivités locales, partenaires financiers…) autour d'un projet de territoire  commun construit à partir d'un diagnostic, d'un plan d'action et d'une programmation.
Pour pallier au phénomène de démultiplication des acteurs et de complexité des démarches, cet organe  de l’initiative agira comme un guichet unique regroupant tous les services et
compétences existants en matière d’appui et d’aide à la création de petites entreprises.
Ce regroupement permettra aux usagers de bénéficier d’une:
- meilleure perception de l’éventail des appuis proposés
- meilleure accessibilité aux services offerts
- simplification des démarches (gain de temps et d’argent)
Pour les acteurs concernés,  cet organe favorisera une meilleure coopération et
coordination et de ce fait une plus forte mutualisation et efficience des actions : Les acteurs
locaux engagés dans une véritable dynamique partenariale, seront ainsi fortement impliqués et mobilisés pour la réussite des projets et  deviendra de ce fait, un référent commun pour tous les acteurs de développement et sera  aux plus proche  des populations ciblées.Pour répondre aux besoins spécifiques des personnes et prendre en compte la diversité desterritoires, les stratégies d’accueil et les mesures d’accompagnement seront réajustées en
fonction des réalités et contraintes des sites d’intervention.
 
4 domaines d’intervention seront  définis pour l’organe  de l’initiative :
 
1. L’observation, l’anticipation, l’adaptation à la région, à travers la mise en
place d’une cellule d’identification et de formulation et de veille stratégique
2. Accompagnement et appui pour l’accès et retour à l’emploi et la création des
activités génératrices de revenu ou d’emploi à travers la mise en œuvre d’une
cellule d’accompagnement et de suivi technique.
3. Renforcement des structures d’encadrement locales, à travers la mise en place d’une
cellule d’appui technique et l’utilisation des  fonds surtout de formation.
4. Coordination des initiatives locales en abritant d’ores et déjà tous les programmes de lutte contre la pauvreté et de promotion de l’emploi (ADS-ANSEJ-CNAC-ANEM ET ANGEM)
 
L’observation, l’anticipation, l’adaptation aux territoires
 
L’absence d’outil pertinent de diagnostic et de formulation de projets reste un des principaux
freins au développement économique de toute  région et de ce fait une des entraves à la résolution de l’équation locale de l’emploi.
A cet effet, l’organe  de l’initiative compte doter les communes de la région  d’une véritable force de proposition wilayale  à travers la mise en place d’un centre d’identification, de formulation de projet et de veille stratégique.
Plate-forme privilégiée d’information, d’échange et de coordination, le centre aura pour
missions de:
- Développer un diagnostic territorial dynamique à travers l’évaluation -du marché du
travail (analyse prévisionnelle des besoins en compétences et des ressources humaines),
-des potentialités des communes, -des entraves au développement) des projets à lancer.
L’objectif étant de disposer d’une meilleure lisibilité et compréhension des communes
afin de prescrire les stratégies et les actions appropriées de développement ainsi que les
mesures d’anticipation, de prévention et d’accompagnement des mutations : niches
porteuses, les secteurs à développer, les limites des potentialités naturelles, les carences
en ressources humaines…Véritable base de donnée interactive, ce diagnostic permettra d’alimenter les demandeurs d’emploi, les porteurs de projets, les investisseurs potentiels, les services déconcentrés, les autorités locales et municipalités ainsi que les autres acteurs de
développement.
Destiné à construire un cadre de référence pour le programme et à devenir un outil
majeur d’évaluation de l’impact des actions engagées, ce diagnostic, sera réalisé par des
experts locaux et  nationaux, sur la base d’investigations menées sur le terrain, d’entretiens ciblés, d’ateliers de consultation restreints et/ou élargies avec les acteurs concernés. Il sera mis à jour chaque fois qu’il est jugé nécessaire.
Par ailleurs, en cas de nécessité, des diagnostics spécialisés pourront être établis, à la
demande des porteurs de projet.
- Assurer, à la demande, des services de « veille stratégique » à travers le recueil et
l’analyse d’information stratégique à haute valeur ajoutée et sa diffusion aux décideurs
des différents secteurs selon le profil d’intérêt.
Constituer, sur la base du diagnostic et des ateliers  une banque de projets opérationnels où seront indiqués, pour chaque projet identifié : un descriptif et un business plan sommaire, le montant global de l’investissement ainsi que les partenaires potentiels. Cette base, constituera une force de proposition locale  majeure et sera mise à la disposition des comités locaux compétents, des investisseurs et des entreprenants potentiels ainsi que tous les acteurs de développement privé ou public.
Le diagnostic territorial et la banque de projet seront convertis en base de données territorialisée  et de préférence  mis en réseau «INTRANET».
- Elaborer sur la base du diagnostic et des ateliers de consultations, le manuel de procédure du programme. Véritable instrument de travail axé sur la pratique, ce manuel aura pour rôle de définir les dispositions régissant les procédures et conditions d’octroi des services offerts (les catégories bénéficiaires, les projets éligibles au crédit…)
Tout au long du programme, cette structure  assurera également, les mises à jour nécessaires du manuel, en intégrant les nouvelles donnes conjoncturelles des territoires et en capitalisant les expériences passées.
- Réaliser des études annuelles visant l’évaluation du programme. Celles-ci doivent mesurer notamment, les progrès réalisés dans l’exécution des actions, l’impact socioéconomiquesur les populations bénéficiaires, l’identification des difficultés rencontrées et proposeront les actions de redressement appropriées.
En m’excusant d’être, malgré moi obligé, de vous importuner, Recevez  Monsieur le Wali
l’expression de ma haute considération.

M.HamianiToufik
Samedi 15 Septembre 2012 - 23:00
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