REFLEXION

Lettre de dénonciation d’un élu au wali d’Ain Témouchent

Témoin d'une gestion catastrophique à la commune de Benisaf , M. Benallal Mohamed, un élu de l’APC de Benisaf dénonce par le biais d’une lettre ouverte adressée au wali d’Ain Témouchent , les dessous d’une régie chaotique des affaires de la commune par des responsables de l’APC , qui selon lui ne se soucient guère du développement de la ville et déroutent les recommandations de l’assemblée communale menaçant ,ainsi , la stabilité et le devenir du développement de la ville de Benisaf . Ci-dessous la lettre intégrale du concerné.



LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE WALI

    Permettez-moi Monsieur le wali, j’ai l’insigne honneur de soumettre à votre aimable attention  par voie de cette lettre ouverte, quelques ruminements  et intrications relatifs au  plan de développement,  au cadre de vie de la cité  et à la gestion quotidienne des services publics dont la commune de Benisaf  est  chargée sous la coupe de l’APC . L’ordre administratif à valeur républicaine que je me permets d’inscrire intérieurement dans le cadre des choses prescrites réglementairement pour mettre de l’ordre dans la cité, s’il y a prééminence hiérarchique dans la structure de base de l’Etat pour que la raison prime. Les élus locaux, régionaux et nationaux marquent bien leur absence dans la dynamique de l’évolution positive de la cité Benisafienne.
    Ce plaisir de bien vouloir vous prémunir sous divers esprits : citoyen, élu et enfin lambda jaloux de la cité, relatif aux états de situations portant sur la gestion quotidienne des affaires de la commune ayant généré des préjudices au patrimoine mobilier( absences de fichiers exhaustifs-déliquescence des biens..), immobilier( dégradation de l’outillage et immobilisation du parc roulant),  commercial( laisser aller-laisser faire) et culturel( amnésie) de la commune.
    Au plan du développement de la cité, l’Etat par le biais des PCD( plan de développement communal) et PSD( plan sectoriel de développement) finance des projets d’aménagements( routes-trottoirs-espaces verts-réseaux assainissements-  réseaux d’AEP( alimentation d’eau potable), réseaux d’E.P( éclairage public)….) dont l’APC affiche « normalement » ses propres besoins vitaux  via un dialogue social bien réfléchi malheureusement  ce n’est pas le cas dans cette APC, car certains projets retenus par vote de l’APC ne présentent pas une priorité, ni une nécessité, ni une utilité sociale immédiate ; cas des trottoirs en zone non habitable.
    La réalisation de tous les  projets inscrits  passe par diverses procédures réglementaires  contenant des  obligations réglementaires  nécessitant  un contrôle de cout , de qualité, de délai, d’opportunité et  surtout d’un suivi consciencieux .Malheureusement ce n’est point le cas où les projets  réalisés et en cours de réalisation ,  présentent beaucoup d’anomalies et dont la qualité des travaux laisse beaucoup à désirer ; à voir les aménagements des trottoirs de la rue de la république, de la rue Aissat Idir……. mal conçus( fiches techniques erronées), mal faites( absence de l’art du travail),amortissements non respectés,    aucun suivi  n’est opéré selon  la règle de l’art.
    Des dépenses faramineuses en (AF +PCD) ont été affectées par  l’APC sans aucun bilan pour la réalisation qualitative des trottoirs, de l’éclairage public et de l’assainissement à travers la ville. La  nuit, Benisaf  sombre dans le noir, son réseau d’éclairage public est « trop-trop » mal entretenu par les erreurs et les négligences commises par le chef de service des travaux ,  plus de 70% du réseau est endommagé ; celui de la plage du puits réalisé en 2014 est endommagé à plus de 100%, le réseau d’EP de la corniche  reliant le port  à la plage de Sidi Boucif ne mérite même pas de le signaler ressemblant à  un vestige datant  de l’ère préhistorique et bien d’autres spécimens désastreux. Le transformateur électrique de la ZUN défectueux (pénalisant tout un quartier d’EP) depuis plus d’une année, après réparation pour 40.000DA la Secrétaire/Générale de la commune ne trouve pas de dotation budgétaire pour paiement de la réparation alors pour les autres opérations, la valse d’article vers un autre et de chapitre vers un autre se font suivant sa musique à elle.
    L’assainissement a eu sa part du lion en Dinars sans contrepartie  utile et nécessaire beaucoup de saignées( fossés  couvert de grilles métalliques, coupant la route en largeur  au lieu d’avaloirs très utiles, moins couteux et plus efficaces ) à force de la résonance des mobiles et le non entretien de l’ouvrage, la route se dégrade  manifestement.         Cependant un barrage d’eaux usées s’est formé au niveau de la jungle situé au parage de l’abattoir communal (attention moustique zika !). le quartier Sagla vit dans un calvaire où les eaux usées débordent de partout, celui de la plage du puits les fosses septiques débordent, et les oueds en eaux usées ( benchellal et ahmed)polluent la plage du puits, il y a aussi  les quartiers Benikhaled et le PlanII où les eaux usées font surface !…..
    Ce sont les trois et uniques opérations qui ont plus de diligence autrement les projets embellissant le cadre de vie comme : les  Jets d’eaux-marchés de proximité- la poissonnerie- l’aménagement des aires de jeux- jardins d’enfants – parkings- aménagements des centres des quartiers, inscrit dans le programme de l’APC avec dotations budgétaires ne sont pas pris en considération dans leur réalisation sinon leurs dotations  budgétaires sont carrément détournés de leur objet en dehors de l’APC.
    Un bilan de l’APC est en train de se préparer par quelques élus, pour mettre en valeur l’activité de l’APC, il faut dire que l’exécutif de l’APC n’a jamais présenté à l’APC malgré notre sollicitation répétée devant de grands problèmes tels l’habitat rural- opérations « blanche Algérie »- logements sociaux –foncier urbain- « couffin ramadhan ».         Une appréciation objective et chiffrée  portant  sur  les contraintes, le gaspillage, l’incompétence et le laxisme de la gestion communale.
    Les espaces verts ont consommé beaucoup de millions de Dinars sans qu’aucune fleur, arbuste ou espace vert digne de ce nom n’a vu le jour, le jardin public espace vert, contenant les symboles de l’Etat. Cet espace de détente et de loisirs se trouve actuellement dans un piteux état. Entretenu à coup de milliards de centimes depuis 2010 à ce jour, ce jardin public, situé en plein  centre ville  est dans une situation  dramatique,  alarmante et épouvantable, les autres espaces c’est encore pire !le grand fiasco, des plaques publicitaires d’environnement placardées    sans socles solides  présentent dans leurs écrits  des fautes  graves d’orthographe….
    La culture (nom méconnaissable à Benisaf depuis sa descente aux enfers) n’existe pas dans cette APC, le président du comité culturel défaillant dans sa mission, est aujourd’hui vice président du social. L’horloge historique  de l’ex Mairie de Benisaf doté de 40.000,00DA pour sa réparation (article  du marché PCD) a été détournée sans  suite.
    Le désordre et la saleté  dans la ville sont  en train de créer une « sous culture »  du « je  fais ce que je pense ! », occupation illégale des lieux publics  en plus du  rejet des ordures dans ces mêmes lieux et places, les charges se font aux frais de la princesse « Commune».D’autres lieux (stationnements-parkings) sont exploités  par des « parkingueurs » sans aucune manifestation  bénéfique pour la ressource communale.
    Ce ne sont que quelques appréciations qui « négativisent » le cadre de vie de la ville, les services publics sont absents et l’argent public coulait à flot lors de la générosité de l’Etat (PCD-PSD-FCCL) et exubérance de la rente.
    Le gaspillage des ressources se fait par le biais des entretiens et maintenances (peintures des candélabres-entretien des locaux des sapeurs pompiers-nettoiement de saleté des falaises-petits travaux) alors que les services  du parc de la commune  chôment avec la PRI( prime de rendement individuelle) assurée  et que les « blanches algériens» sont destinés pour cela, seulement  la consultation  pour Monsieur. X est bien rémunératrice pour les fonds privés.  
    Pour terminer, Monsieur le Wali, il faut  conclure par une doléance, Benisaf : chef lieu de Daïra  est une  commune qui possède des richesses aquatiques- touristiques-agricoles-balnéaires-portuaires-sportives-  se trouve dépouiller par un esprit  laxiste, d’impéritie et d’impunité de ses premiers  responsables locaux. Enfin pour terminer, la sanction s'applique plus spécialement à la conséquence, positive ou négative, d'un comportement (responsabilité). C'est alors une peine infligée à ceux qui transgressent les normes, et une récompense accordée à ceux qui s'y conforment de manière exemplaire, cette dernière est bien trop rare !
                                                                                                                                                                                                            Signé : Benallal Mohamed Elu de l’APC de Benisaf

 

Benallal Mohamed Elu de l’APC de Benisaf
Samedi 16 Juillet 2016 - 17:39
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