REFLEXION

Les révolutions avortées



La guerre forme des anciens combattants qui défilent ensemble et la révolution crée des frères qui s’entretuent ». Toutes les révolutions arabes furent avortées d’une manière ou d’une autre. Que ce soit en Tunisie ou en Egypte, les insurgés crurent qu’en chassant leurs présidents respectifs et leur famille, ils avaient gagné la révolution, alors que ce n’était qu’une simple petite victoire parmi tant d’autres car gagner une révolution c’est une succession de victoires à tous les niveaux de la hiérarchie politique et militaire du pays à savoir dans l’armée, la police, la magistrature et surtout dans toutes les administrations de l’Etat, car sans cela, les milliers de victimes sont mortes pour rien parce qu’ils n’auront rien changer à l’état des choses et donc elle devient une révolution de polichinelle car pour guérir un abcès , il faut le crever et en faire sortir tout le pus mais on ne met pas un pansement. Ces peuples assoiffés de justice et d’égalité n’ont toujours pas eu gain de cause sur toutes leurs revendications et le rétablissement de leurs droits. A première vue, rien n’a changé dans tous les domaines que ce soit politique, économique ou social. Tout au contraire, la chose ne fait qu’empirer et l’Etat par son laxisme démesuré applique la politique de l’usure car ce dernier n’a pas les moyens de sa politique pour répondre positivement aux aspirations de son peuple entravées par l’ancienne équipe du président Moubarak qui est toujours au pouvoir et qui tirent les ficelles derrière les coulisses et ne voudraient pas que cela change et donc c’est le statu quo et tout cela pour préserver leurs acquis. Par ailleurs et parallèlement à cet état de fait, un autre problème et des plus grave se pose plus précisément dans la société égyptienne qui est celui que du fait que plusieurs ethnies y vivent d’où les guerres intestines entre communautés différentes sur tous les points de vue religieux et culturels comme par exemple les chrétiens et les musulmans et cela d’une part, d’autre part les partis politiques qui auraient du et devraient jouer leurs rôles dans la vie politique, économique et social du pays ne font rien pour œuvrer et contribuer à l’amélioration du cadre de vie du peuple. Dans le même contexte, mais cette fois à l’échelle régionale, l’Egypte se trouve frontalière avec l’Etat d’Israël qui est en conflit avec l’Etat palestinien depuis plus d’un demi – siècle et du fait que l’Etat égyptien hérite de la période Moubarak de toute une série d’accords internationaux contractés par l’ancien régime et il se trouve pieds et poings liés avec Israël, ce qui ne lui facilite pas la tache surtout en raison de la situation qui prévaut actuellement au Moyen Orient.

Benyahia El Houcine
Dimanche 10 Juillet 2011 - 09:59
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CHRONIQUE
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