REFLEXION

Les réservoirs d’eau posent problème à Oran

REHABILITATION DES VIEUX IMMEUBLES

Le phénomène des réservoirs d'eau installés sur les balcons et les terrasses pose un sérieux problème pour les entreprises en charge de la réhabilitation des immeubles classés vieux bâti.



Les réservoirs d’eau posent problème à Oran
La campagne de sensibilisation lancée par les services de l'OPGI, avant et au cours des travaux de restauration, pour inciter les occupants à l'enlèvement de ces réservoirs autant encombrants que contraignants, aura été un coup d'épée dans l'eau. Les «contrevenants» n'ont pas bronché. Cela a eu pour conséquences une mise à l'arrêt forcée des travaux, pour certains immeubles, ou un retard dans l'installation du chantier, pour d'autres. C'est qu'il est techniquement impossible de remettre en état ces édifices vétustes sans en débarrasser au préalable les toits, les balcons et autres parties communes de ces surpoids, explique-t-on. Raison pour laquelle les services de l'Office de promotion et de gestion immobilière d'Oran ont adressé récemment 500 mises en demeure aux habitants concernés leur ordonnant de démanteler sans délai ces installations interdites. Selon une source de l'OPGI, «ce casse-tête déploré surtout dans le quartier de Sidi El-Houari, où des habitants de vieux immeubles mettent en place, n'importe comment, sur les toits et les balcons, des réservoirs pour récupérer les eaux par usage de pompes ou par le simple effet de gravité». Dans certains immeubles, il a été relevé que ce sont presque toutes les familles résidentes qui ont des réservoirs d'eau, soit une surcharge de plusieurs dizaines de tonnes pesant sur ce bâtiment, dont la structure n'est pas conçue pour supporter un tel surpoids. Il a été relevé également que dans certains cas, des réservoirs d'eau en métal, en ciment ou en PVC repoussent comme des champions sur les toits dès la fin des travaux de réhabilitation, ce qui, à l'évidence, met en danger la structure fraîchement consolidée. Le hic, c'est que ces dispositifs de stockage sont devenus inutiles -du moins pour certains immeubles- après le réajustement des quotas d'eau pour les différents secteurs par la Société d'eau et d'assainissement «Seor». Pour rappel, 200 immeubles sont concernés par l'opération de réhabilitation, déjà en cours, visant le vieux bâti de la ville d'Oran. Cette action n'est que la première d'une série d'opérations faisant partie d'un vaste programme qui projette la rénovation de quelque 1.990 immeubles classés «vieux bâti» par l'OPGI. Ce projet, retenu dans le cadre du programme complémentaire du président de la République, est appelé à prendre en compte divers facteurs dont «l'aspect architectural des immeubles, leur implantation par rapport au tissu urbain et l'amélioration de leur caractère esthétique», indique-t-on à l'OPGI. Cette opération vient en appui à d'autres actions similaires, a-t-on souligné à l'Office puisqu'on rappelle que «la wilaya a déjà bénéficié, en 2005, d'une enveloppe financière estimée à 500 millions de DA destinée à la rénovation de 33 immeubles et de 10 sièges d'administrations publiques».

Medjadji H
Jeudi 28 Juin 2012 - 12:35
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