REFLEXION

Les redresseurs du FLN se concertent

SOUS L’ŒIL VIGILANT DES PARTISANS DE BELKHADEM

C’était prévisible, les partisans Belkadem ont eu la désagréable surprise d’assister sous l’œil attentif en proférant des slogans hostiles, aux redresseurs du FLN qui ont installé leur quartier général avant-hier au sommet de Draria, sur les hauteurs de la capitale une localité où habituellement il faisait très calme. Ils ont passé à la vitesse de la lumière pour tenir la première réunion de leurs cadres sous la surveillance des services de sécurité



Les redresseurs du FLN  se concertent
Déployés en force partout sur la route menant de la villa, où siègent les dirigeants du mouvement de redressement à la salle des fêtes où devait se tenir la rencontre des cadres. Ce renforcement sécuritaire et le signe que les choses risquent à tout moment de dégénérer. Autre signe qui ne trompe pas : les participants (600, selon les organisateurs) et les journalistes sont invités non seulement à se doter d’un badge d’accès, mais également à récupérer un second badge pour leurs véhicules. Les accès à la salle des fêtes étaient fortement contrôlés, du fait qu’il faut se soumettre à plus de trois contrôles de police et de gendarmerie pour rejoindre la salle. A proximité de la salle, quelques militants, des légalistes proches du secrétaire général Abdelaziz Belkhadem, avaient déjà pris position. Ils tenteront de faire entendre leur voix. « Le FLN est notre parti, Belkhadem est notre secrétaire général », « non aux usurpateurs », ont ils notamment scandé. Aucune figure connue parmi ces contestataires même si certains responsables du mouvement de redressement, ont cru distinguer l’un des fils de Belkhadem. Les manifestants, sont restés sur les lieux jusqu’au début de l’après-midi, mais tenus à l’écart par un dispositif de sécurité. Cependant, un des partisans de Belkhadem réussira à déjouer la vigilance des forces de l’ordre, en se procurant un badge de journaliste pour s’introduire dans la salle de réunion. Il lancera des slogans à la gloire de Belkhadem puis quittera les lieux rapidement. « Vous êtes des traitres », lance-t-il aux redresseurs qui ne répondirent pas. Sur le fond, Salah Goudjil, le chef des redresseurs, veut marquer des points, raillé par Belkhadem qui voit en cette nouvelle rébellion une pure ambition personnelle, il veut montrer qu’il est porteur d’un vrai projet politique. Il fera lire un document qui comporte les propositions de son Mouvement. Une réponse aux textes de réformes actuellement en débat à l’APN. On apprend dans ce contexte, que les redresseurs ont proposé un mandat présidentiel de quatre ans renouvelable une fois. Ils ont demandé aussi le retour à l’appellation du Chef du gouvernement au lieu de Premier ministre actuellement et veulent que les prérogatives du président de la République soient limitées. Que le Parlement puisse avoir son mot à dire sur la diplomatie. Que le Conseil de la magistrature soit indépendant du pouvoir exécutif. En somme, une vraie démocratie en Algérie et c’est les raisons qui ont conduit à la création du mouvement de redressement, Goudjil et Boukerzaza rappelleront à ce propos « les déviations de la direction actuelle ». Ils accuseront la direction actuelle d’avoir fraudé lors des élections pour le renouvellement des instances de base. Pire : ils accusent de manière à peine voilée la direction du parti d’avoir détourné des fonds. Pour contrer la direction actuelle, ils promettent de présenter des listes parallèles lors des élections de 2012.

Ismain
Samedi 15 Octobre 2011 - 11:09
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ACTUALITÉ
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