REFLEXION

Les priorités d’abord…



A travers la déclaration suivante : « Il ne faut pas nier les choses, mais simplement établir les priorités, à savoir faire face aux enjeux économiques », Mme Michèle Alliot Marie, ex-ministre française des Affaires étrangères entendait par là qu’il importait de laisser de côtés les querelles et les différences politiques et ou diplomatiques pour ne parler qu’affaires. Cette déclaration, lancée lors de sa dernière visite à Alger les 17 et 18 du mois dernier était un prélude à celle qu’etreprend M. Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial de l’Elysée, arrivé à Alger ce mercredi. Quels que soient les différends entre Alger et Paris dès lors qu’il s’agit de « business » la politique est vite mise de côté parce que les deux pays, aussi bien la France que l’Algérie, ont tout à gagner. Les responsables algériens, tout comme le peuple d’ailleurs, savent que la France est rancunière parce qu’elle n’est pas prête d’oublier l’indépendance de l’Algérie. L’une des raisons pour laquelle elle n’a pas voulu reconnaître ses crimes commis durant l’ère coloniale. C’est comme si elle devait avaler un os. Jean-Pierre Raffarin, l’envoyé spécial du président français, Nicolas Sarkozy, est venu avec plusieurs dossiers dans sa mallette, soit une douzaine de projets tenus confidentiels. Mais l’on sait qu’il est question, de prime abord, du grand projet concernant l’implantation de Renault en Algérie dont on a beaucoup parlé des décennies entières. Il est question aussi d’assurances, des transports, des mines et de l’énergie ainsi que des produits pharmaceutiques. A son arrivée à Alger, l’ex-premier ministre français, M. Jean -Pierre Raffarin, a fait savoir que sa mission était purement économique et qu’en aucun cas elle ne dépasserait ce seuil : « Nous voulons préparer l’avenir avec des projets industriels à long terme et avec une volonté de gagnant-gagnant où chacun trouvera son propre intérêt. Voilà qui est bien dit. De tels propos sont la marque même des dirigeants français qui ne changent pas, car le meilleur langage dans lequel ils excellent c’est les affaires. A ce propos, la France détient plus de 16% de parts de marché en Algérie en se maintenant en tête des investissements hors hydrocarbures. L’envoyé spécial de M. Nicolas Sarkozy semble satisfait de sa visite en laissant entendre : « lors des discussions avec la délégation algérienne, il a semblé plausible que l’aboutissement de la moitié des projets est en bonne voie ». Dieu merci ! Mais les dossiers chauds resteront en suspens parce qu’aucun des deux pays ne semble décidé de faire le premier pas. Depuis sa venue à l’Elysée Sarkozy a changé la donne vis-à-vis des pays arabes, plus particulièrement, sauf en ce qui concerne l’économie.

M. Bentahar
Samedi 27 Novembre 2010 - 10:51
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CHRONIQUE
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