REFLEXION

Les maisons de jeunes à l'abandon à Oran

LES JEUNES DEMANDENT QU'ON DOTE CES STRUCTURES D'INTERNET

Des dizaines de maisons de jeunes sont réparties à travers le territoire de la wilaya d'Oran Cependant, désertées par les jeunes, elles sont aujourd'hui devenues des bâtisses inutiles, alors que ceux qui, objectivement doivent les occuper, se plaignent de l'oisiveté et du manque de loisirs.



Une situation paradoxale à laquelle, sous d'autres cieux, les pouvoirs publics ou les concernés eux-mêmes auraient remédié. Des témoignages affirment que l'état des maisons de jeunes n'est pas du tout reluisant. Dans certaines localités, les bâtiments ont été transformés soit en poulaillers, en ateliers de menuiserie ou en ateliers divers. Dans le meilleur des cas, les maisons de jeunes sont restées inactives. Aucune activité culturelle ni même la trace d'un jeune. Les seuls cas où ces dernières manifestent encore un semblant de résistance c'est grâce à quelques associations culturelles et sportives encore en vie. A Mers El Hadjadj, une association sportive occupe, seule, une maison de jeunes. Les adhérents sont des fans de Tae Kwon Do et de Vo Vietnam. Les initiateurs sont de jeunes entraîneurs des deux disciplines qui maintiennent le cap à leurs frais. Pourtant, à travers les villages, les jeunes ne cessent de se plaindre de l’oisiveté et du manque de loisirs. Selon beaucoup de témoignages, ces infrastructures souffrent d'encadrement humain. «Que voulez-vous que je fasse dans cette maison vide. J’ai déjà essayé de pratiquer le sport mais il n'y a même pas de tapis pour la discipline» affirme Samir, ceinture noire au Karaté Do. Les propos de Samir renvoient bien évidemment aux années où l'encadrement dans ces structures était assuré par le mouvement associatif bénévole. Ce temps- là est révolu car la majeure partie de ces structures associatives ont disparu faute d'aides et de prise en charge. De leur côté, les pouvoirs publics, essentiellement la direction de la jeunesse et des sports et la direction de la culture ont royalement ignoré ces maisons de jeunes. Alors que des tournois et des festivals bidon sont organisés à coups de milliards, ces structures désertes ne perçoivent aucun sou. Les seules aides financières et encore insignifiantes viennent des Assemblées communales. Certains élus, contactés, préconisent de rattacher ces structures aux assemblées locales pour une meilleure prise en charge. Les directions concernées n'auront qu'à engager un encadrement humain qui consisterait en des surveillants, entraîneurs et autres spécialités. Un encadrement spécialisé et suffisamment formé afin de redynamiser ces maisons de jeunes qui ont englouti des milliards et des terrains d'assiette qui auraient servi à d'autres fins. Il est aussi à signaler que la situation ne peut pas durer vu l'état de dégradation dans lequel se trouvent les maisons de jeunes. Elle est d'autant plus alarmante que les jeunes appelés à les occuper continuent à souffrir de la morosité au café maure. Ces derniers affirment aujourd'hui que ces structures ne reflètent guère leur vocation. La totalité des jeunes interrogés à cet effet, affirmaient que les maisons de jeunes doivent être, de prime abord, équipées d'Internet. C'est la dernière des choses en ces temps où le Web a envahi la société et est largement répandu. Les jeunes s'interrogent d'ailleurs sur la présence de ces bâtisses qui ne sont d'aucune utilité dans leur quête de bien-être. Des structures obsolètes qui témoignent si besoin est de l'idée que s'en font les responsables de la jeunesse et des loisirs en général.

Medjadji H
Samedi 19 Novembre 2011 - 10:51
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Oran
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