REFLEXION

Les islamistes comptent sur le boycott pour rafler la mise



En l’absence d’un sursaut des politiques, les propos électoraux exaltés et la stratégie de communication des islamistes mettent en lumière la secrète conviction de ces derniers sur l’issue du scrutin du mois de mai. Cependant, ils auront fort à faire pour convaincre les algériens, du fait que les dernières prestations d’Abdellah Djaballah, de Menasra Soltani et des autres  chefs donnent plutôt le sentiment d’un épuisement du discours qui semble chercher ailleurs qu’au sein même de celui qui le prononce. Autant de discours vidés de leurs sens en somme rien qui ne puisse induire une identification mobilisatrice des électeurs et la magie des années 1990, ne fonctionne plus. Certaines déclarations, qui portent le même parfum, laissent en outre dubitatif sur les prétendues évolutions fondamentales de la pensée démocratique, verbalisée par Djaballah, Menasra, Soltani, qui sont déterminés. Une euphorie sans raison d’être en l’absence de rebond immédiat dans les sondages et dans le prolongement de la mascarade politique. Cette soudaine exaltation islamiste s’est révélée encore plus incompréhensible à la lumière, des "vraies fausses" confidences défaitistes distillées par ces derniers qui semblent dire à l’électeur qu’ils sont la seule alternative.  Des deux variations du langage électoraliste, si proches dans le temps, pour se poser la question et se demander à quoi ils jouent. Sans doute pourrait-on déchiffrer ce ballotement et une explication insuffisante, car ces tergiversations de discours ne seraient-elles pas plutôt la preuve d’une défaite annoncée, aussi affirmons le d’emblée, le front que veulent former les islamistes a autant de risques de provoquer leur propre défaite. Les uns comme les autres en terme purement négatif, comptent sur le boycott pour  rafler la mise comme ils se plaisent à le dire. Les législatives de mai seront difficiles, car il ne fait aucun doute que l’émiettement des candidatures jouera en défaveur de chacun des partis lesquels misent davantage sur les défaillances de leurs adversaires du FLN, RND, PT, laïcs et autres partis qui sont en lice. Les islamistes font dans l’ambigüité et le fantasme en attendant ils lorgnent tous vers les militants et sympathisants du FIS dissous, avec les sorties impromptues d’Ali Belhadj et l’appel au boycott de Abass Madani qui multiplie les provocations.  Malgré l’argumentaire tenu depuis par tous les chefs de la mouvance islamiste, sur ce point, il n’y a pas de candidature providentielle car jamais élections législatives n’aura été hélas marquée par de tels faux semblants.                           

C. Djamel
Samedi 17 Mars 2012 - 11:31
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ACTUALITÉ
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