REFLEXION

Les habitants du domaine ‘’Si Derouiche’’ (Mascara) lancent un S.O.S

Les habitants du domaine Si Derouiche plus connu sous l’appellation « ferme Ouadja » situé sur la route nationale 6 reliant Saida à Mascara et réparti entre 16 familles, vivant sur ces lieux depuis 1984. Cette ferme s’est transformée en un petit bourg dont certaines habitations furent construites illégalement par les enfants des ouvriers du domaine qui se trouvaient sur place depuis bien longtemps.



Les habitants du domaine  ‘’Si Derouiche’’ (Mascara) lancent un S.O.S
L’éclatement des familles a donné naissance à un petit bourg qui se trouve aujourd’hui dépourvu de toutes  les commodités  dont le manque d’eau potable, les résidant achètent l’eau auprès des colporteurs à raison de 1000 DA la citerne, d’une part on ignore la provenance de cette eau, ensuite le stockage de cette eau dans des conditions qui laissent à désirer et peuvent à tout moment être contaminée par les insectes et même les reptiles qui cohabitent avec les êtres humains sous le même toit. Le manque d’éclairage public joue également en défaveur des résidents, les femmes et les enfants ne peuvent se permettre de circuler tard dans ces ghettos. Le manque de canalisation pose aussi problème, des fosses sceptiques sont aménagées à l’entrée même de la ferme et à quelques mètres seulement de l’entrée des habitations, ces fosses profèrent à longueur d’année des moustiques et des mouches et peuvent provoquer des maladies pour les enfants qui passent leurs journées à jouer à proximité des lieux. Si Abdelkader dit « le plus grand problème que nous vivons sur ces lieux c’est la traversée de la RN 6 par nos enfants qui doivent rejoindre la ville de Froha où ils sont scolarisés, cette route est à grande circulation et les engins roulent à tombeaux ouverts, plusieurs enfants sont handicapés par les accidents et d’autres sont morts faute de la traversée. Les femmes et les enfants courent un très grand risque pour traverser la RN 6, et puis, il y a un arrêt de bus où les bus ne s’arrêtent que rarement faute d’espace, et cet arrêt n’est pas équipé d’abri bus pour les enfants qui passent parfois plusieurs minutes à attendre sous la pluie ou sous  le soleil ». un autre habitant des lieux, Si Kada, dit « Nous lançons un appel aux responsables de notre wilaya pour nous attribuer un  nombre d’habitat rural structuré qui peut d’une part assainir l’endroit et permettre aux occupants d’avoir un logement décent qui peut les sauver des risques des calamités et des rampants ». La petite Sihem garde toujours un mauvais souvenir du serpent qu’elle a vu au plafond en tôle de la pièce qu’ils occupe, elle et sa famille, elle dit « j’ai peur la nuit que ce serpent descende du toit pour nous mordre ». Les habitants lancent un appel à M. le wali lui demandant « d’envoyer une commission sur place pour étudier notre cas et que les méritants soient pris en considération, nous ne demandons que l’application de la loi », disaient ils.

B. Boufaden
Samedi 26 Octobre 2013 - 18:43
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