REFLEXION

Les forêts d’Eucalyptus de Hadjadj menacées par un insecte ravageur

L'Eucalyptus (famille des Myrtacées) est originaire d'Australie. Sa répartition actuelle est très vaste. Depuis le siècle dernier, il a été introduit dans tous les pays où règnent des conditions climatiques adéquates (l'Eucalyptus craint le froid). C'est un arbre très intéressant pour sa croissance rapide et sa plasticité.



Les forêts d’Eucalyptus de Hadjadj menacées par un insecte ravageur
En Algérie, l’Eucalyptus qui se caractérise par sa rapidité de croissance, a été choisi pour constituer les plantations dont la production est destinée pour l’alimentation des usines de pâte à papier. Un Eucalyptus peut produire en 20 ans ce qu’un pin d’Alep   produit en 60 ans. En foresterie, les arbres produisent généralement tous les 80 à 100 ans alors que l’Eucalyptus produit tous les 15 ans.   Les forêts d’Eucalyptus sont capables de jouer un rôle primordial dans la filière bois, et diminuer ainsi en grande partie les importations de ce produit vital à l’économie d’une manière générale. Dans la wilaya de Mostaganem, l’Eucalyptus est présent sur des surfaces dominantes dans les régions de Khadra et Hadjadj. Toutefois, les surfaces d’Eucalyptus sont menacées par les dommages spectaculaires causés par un insecte ravageur nommé « Phoracantha » qui attaque surtout l’espèce « Gomphocephala ». Un dépérissement important de feuilles d’Eucalyptus a été constaté par les habitants de la région provoquant une sensation inhabituelle. Selon nos investigations auprès de la conservation des forêts à Sidi Ali,  l’origine de ce dépérissement revient à la présence de l’insecte « Phoracantha ». C’est un suceur piqueur qui se nourrit de sève élaborée au niveau des feuilles d’eucalyptus, il détourne les aliments nutritifs et entrave la croissance végétale de l’arbre. L’attaque cause un desséchement prématuré des feuilles d’eucalyptus accélérant leur chute. Ses larves creusent des galeries dans l'écorce et le bois de l'Eucalyptus. L’assainissement urgent des foyers d'attaque par l’élimination des arbres  contaminés est la méthode fondamentale de lutte.   Pour limiter les pertes, il faut procéder à l’élimination le plus rapidement possible des arbres ayant dépassé le stade de pleine maturité. L'installation d'arbres-pièges est une mesure tout aussi importante que la première, et qui a pour but de limiter l’extension des populations. Elle s'appuie sur la nette préférence du Phoracantha qui attaque de préférence les arbres affaiblis. Ces pièges permettent la concentration du plus grand nombre d'individus et de pontes   ce qui facilite la lutte intense contre ce ravageur destructeur.

Adda Abdelwahab
Mercredi 4 Janvier 2012 - 11:07
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MOSTAGANEM
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