REFLEXION

Les fausses notes dans la filière ‘’sports et études’’



Comme tout parent dans le monde, celui-ci rêve aujourd’hui de voir son enfant devenir une grande star sportive que ce soit en football ou en athlétisme ou en hand-ball ou en basket-ball ou…non pas par don de leur fils ou filles mais par manque de moyens matériels car les ministères de l’éducation et de la jeunesse prennent en charge cette formation du côté financier ainsi on a pu voir que les plus démunis et les plus faibles ont opté pour la filière « sports et études » dans l’éducation.
L’état pour favoriser et valoriser le développement du sport a décidé de commencer le recrutement et la formation de jeunes sportifs dès leur plus jeune âge c’est-à-dire le cycle moyen et de doter leurs études des mêmes programmes présents dans les filières scientifiques ou littéraires avec un volume sportif supplémentaire et spécial dont est chargé le ministère de la jeunesse et des sports.
Jusque-là l’idée est révolutionnaire pour le développement du sport dans notre pays et la détection précoce et la formation de ces jeunes fait rêver car on verra dans notre pays des grands noms de sportifs qui se perdaient avant par manque de moyen ou bien par leur non détection.
Nous découvrîmes cette filière au lycée Colonel Lotfi d’Oran il y a environ quatre ans.
Et là les fausses notes des ministères de l’éducation et de la jeunesse et des sports furent observables et des rapports furent adressés aux responsables mais rien ne fut changer jusqu’à ce jour et des jeunes algériens en sont victimes.
-La première fausse note est le choix du cadre des études car au lieu de les former dans des écoles spéciales avec une prise en charge totale et un encadrement spécial, ils sont dirigés dans les lycées de l’enseignement général (comme à Oran dans le lycée Colonel Lotfi) alors que ces élèves doivent terminer l’enseignement général avant 14h pour être transportés tous les jours en bus vers des stades loin de leur lieu d’études avec des risques d’accident.
-La deuxième fausse note est le choix de l’encadrement chargé de les former à l’intérieur des lycées car certains professeurs ne sont pas uniquement charger de ces élèves mais aussi des autres élèves du lycée ce qui les usent chaque jour car ils se retrouvent avec un volume horaire de 08 heures continue soit de 8 h à 16 h ce qui est impossible. De plus à cause de la présence de ces élèves dans des établissements d’enseignement général les emplois du temps et la répartition des classes sont anti-pédagogiques et créent une instabilité aussi bien disciplinaire que scolaire.
-La troisième fausse note est le choix des établissements car au lieu de rapprocher ces élèves des lieux d’entrainement ils sont éloignés de ceux-ci de plusieurs centaines de kilomètres ce qui obligent l’Etat de débourser gratuitement (car on pouvait limiter le côté financier de déplacement en rapprochant la formation du lieu d’entrainement et cela par la faute volontaire ou involontaire de la direction de l’éducation et du ministère de la jeunesse et des sports).Chaque jour d’entrainement c’est-à-dire pendant 6 jours le coût du déplacement par bus est au minimum de 15 000 DA ce qui équivaut par mois à 450 000 DA et annuellement à 4 050 000 DA environ pour un seul bus sinon plus il suffit de faire le bilan. Alors qu’on pouvait se passer de cette charge financière surtout en cette période de politique d’austérité. De là des interrogations doivent se poser pourquoi par exemple avoir décidé de former ces élèves dans un lycée comme le lycée Colonel Lotfi d’Oran où ni l’infrastructure sportive ni les conditions ne permettent une formation spéciale au milieu d’autres élèves.
-La quatrième fausse note et la plus grave est le profil de ces élèves car la plupart d’entre eux n’ont rien de sportifs à se demander comment a été fait ce choix. Plus de 90% de ces élèves n’ont aucun niveau ni scientifique ni littéraire et suivent les programmes et les examens de ces filières ainsi leur échec au baccalauréat est assuré.
-La cinquième fausse note est la classe sociale de ces élèves la plupart sont issues de familles déshéritées.
L’idée de créer cette filière il faut le reconnaitre est merveilleuse mais la méthode et les moyens octroyés ne s’y prêtent pas car nous assistions désarmer à une déperdition de centaines d’enfants voués à être les grands sportifs de demain.
Des moyens financiers énormes sont dépensés et jetés par manque d’organisation, de compétence et d’idées.
Il était plus simple de créer une grande école de sports et études dès l’enseignement moyen proche d’un stade olympique en projetant de construire une école spéciale avec toutes les commodités pédagogiques et sportifs prise en charge par aussi bien le ministère de l’éducation que le ministère de la jeunesse et des sports.
J’ai écrit cet article pour attirer l’attention des responsables sur les fautes qu’ils ont commises dans cette filière qu’il faut encourager et parce en tant que professeur du lycée Colonel Lotfi d’Oran, j’assiste avec mes collègues à un massacre pédagogique, sportifs et financier à ciel ouvert de cette filière et à la déperdition de centaines d’élèves. Il est de notre devoir de tirer la sonnette d’alarme pour cette filière.

 

Hakem Bachir
Lundi 19 Septembre 2016 - 18:00
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ACTUALITÉ
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