REFLEXION

Les étudiants d’aujourd’hui, héritiers du 19 mai 1956 ?



Nos étudiants connaissent-ils la valeur de cette symbolique date du 19 mai 1956 ? Cela porterait à réfléchir à l’approche de la saison estivale et le stress des examens de fin d’année. Cette éternelle citation «…Effectivement, avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres! A quoi donc serviraient-ils ces diplômes, qu’on continue à nous offrir, pendant que notre peuple lutte héroïquement… pour le monde qui nous observe, pour la nation qui nous appelle, pour le destin historique de notre pays, serions-nous des renégats?», est-elle connue des étudiants d’aujourd’hui ? Au regard de la situation actuelle de l’Université algérienne, et l’ambiance dans laquelle pataugent ces mêmes étudiants, il serait fort aisé de parier que « non » ! Tant nos étudiants semblent déconnectés des réalités sociopolitique et culturelle de la nation et sont très peu impliqués dans la vie estudiantine des campus du pays. Aujourd’hui l’ensemble de la communauté estudiantine devrait pourtant se remémorer la grève des étudiants du fameux 19 mai 1956, qui symbolise l’engagement général des étudiants algériens en faveur de la lutte armée pour l’Indépendance du pays juste après le déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.  Bien qu’il soit difficile de parler de l’unanimité –il ne faut pas oublier que l’accès à l’école pendant la période coloniale fut réservé en partie à la clientèle du système –, pour les plus déterminés, leur engagement et leur prise de conscience remontent à des lustres. L’étudiant algérien n’est plus impliqué, d’ailleurs il ne connaît pas encore les grands principes de l’université, il ignore son rôle dans la société et dans le monde politique également, l’on réfléchit à sa place, on ne lui donne pas l’occasion et l’envie de se sentir concerné par les enjeux importants qui concernerait son avenir proche.      D’aucun arguerait que la multiplication des journées et dates de commémoration ne servirait point la mémoire collective, mais au contraire il y aurait un danger de « banalisation » de ces commémorations, ce qui serait dommageable pour l’Histoire de l’Algérie.

AS Mohsen
Lundi 18 Mai 2015 - 18:18
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CHRONIQUE
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