REFLEXION

Les élections sont proches



Au sein de notre société des fortunés cohabitent avec la plus extrême des misères mais à présent tout se sait, tout se voit, et fait nouveau, tout se dit ! Décidément, nous ne saurons pas tirer les leçons de notre toute récente histoire ! Allez demander à n’importe quel responsable si la situation est sous contrôle et vous aurez droit à une récitation en règle : tout va bien madame la marquise, tout va bien tout va très bien. Les optimistes nés sont à court de gages pour continuer à y croire ! S’inscrire pour être électeur est un devoir civique sacré, voter serait un autre acte, mais on n’en est pas là. Et qui mieux que les partis et les ONG pour expliquer, sensibiliser et mobiliser les électeurs pour aller s’affranchir de leurs devoirs? Non, nos partis sont très occupés à brailler partout où ils passent, pour promettre le plein emploi, le meilleur pouvoir d’achat et la belle vie à tous en somme, même l’ancien régime à son apogée n’a pas été si loin dans les promesses démagogiques. Le discours est creux, la prétention des acteurs est démesurée, les calculs sont omniprésents et des snippers new look sont postés partout à la recherche de calomnies immondes pour discréditer l’adversaire. Bref, les menteurs mentent, les diffamateurs diffament et pendant que le feu est à la maison, les occupants regardent ailleurs. Les vrais besoins des Algériens messieurs les politiques, sont le parler vrai et le savoir compter juste. C’est là qu’il fallait regarder pour comprendre pourquoi les électeurs ne se bousculent pas devant les urnes. Nous vivons une nouvelle tyrannie des agents de Facebook et de l’Internet. Alors que ces espaces devraient permettre la sensibilisation et la mobilisation des électeurs à une nouvelle culture civique, des émetteurs louches propagent des accusations jamais vérifiées sans retenue aucune, justice de la démocratie où es-tu ? Dans cette cacophonie, les Algériens sont paumés, impatients de voir le bout du tunnel et dérangés dans leur confort habituel par des chômeurs et des diplômés frustrés. C’est que la confiance entre le gouvernement et le peuple s’est effritée alors qu’elle est une nécessité impérative et elle seule pourra permettre la motivation. Les médias censés éclairer l’opinion sont en état de délabrement, moulus qu’ils sont dans la langue de bois, ils essayent de parer au plus pressé sentant le poids pesant de la méfiance du public, et avec des moyens nouveaux qui sont loin d’être équitables pour tous, cela ajoute du problème au problème. Le monde nous respecte, le monde nous regarde, nous devons être à la hauteur de notre histoire millénaire, toute personne qui ne contribuera pas à la réussite de cette étape serait un hypocrite, un traître que l’Histoire ne manquera pas de juger !

Charef Slamani
Dimanche 18 Septembre 2011 - 10:28
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CHRONIQUE
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