REFLEXION

Les democrates en rangs dispersés



Le ministère de l’Intérieur, vient de donner son feu vert  à plusieurs nouveaux partis, et depuis l’on s’active pour être au rendez vous du mois de mai, alors que le camp démocratique semble se disloquer, laissant ainsi le champ libre aux islamistes, qui sont passés à l’offensive en appelant à un front commun afin de contrer tout intervenant.  Doper par les victoires des islamistes, en Tunisie, en Libye, au Maroc et en Egypte, ils se voient tenant déjà les rênes    du pays, rêve plus qu’éphémère, et ce malgré les nombreuses contestations citoyennes. Parallèlement au FLN c’est le déchirement entre ceux qui soutiennent Belkhadem décrié par un nombre important de militants d’où la montée au créneau des redresseurs décidés à l’évincer, et c’est en rang dispersés que les candidats de l’ancien parti joueront leur survie aux prochaines législatives. Sauf retournement sensible des enjeux, voilà comme toujours le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui vient jouer les troubles fêtes, menaçant de boycotter les législatives comme si cela pouvait peser sur le paysage politique, Toujours pas content, le RCD s’est toujours positionné en porte à faux avec les valeurs démocratiques dont il se revendique et préfère attendre pour se prononcer pour les élections législatives, qui restent néanmoins une option sérieuse pour l’avenir du pays. Bien au contraire, ce parti s’est toujours mis en marge soufflant le chaud et le froid dans de pareilles circonstances. Said Sadi,  n’a de cesse de réclamer des gages de transparence, notamment des observateurs  internationaux  de qualité. Depuis l’ouverture démocratique, il tient le même discours pour se faire valoir aux yeux des autres, lui qui a toujours joué la carte régionaliste et utilisé l’Amazighité comme fond de commerce pour gagner l’électorat Kabyle. Croyant servir la démocratie en boycottant les législatives le parti de Sadi, fait le jeu des islamistes. Le dernier conseil national extraordinaire du RCD, qui a appelé à la tenue de son  congrès pour la mi-mars, joue sur la transparence des élections, et  le séjour à Alger, d’une équipe de l’Union européenne envoyé pour prendre les dispositions nécessaires en vue de la supervision des élections ne semble point le satisfaire. Non satisfait des réformes politiques initiées par Bouteflika ni des avancées enregistrées, en matière d’ouverture aux autres tendances politiques, ce parti se complaint, à tout critiquer, même  lorsque  les mécanismes définis par l’Union européenne, sont une première étape franchie par l’Algérie pour garantir des élections libres et transparentes. Depuis le temps, les dirigeants du RCD ne cessent de jouer aux victimes  et au train où vont les choses ils ne cesseront de crier au loup comme de coutume, et Saidi trouvera toujours une échappatoire, ce qui n’est d’ailleurs pas étonnant du fait que la majorité des fondateurs et militants ont déserté le parti, et ce par rapport aux décisions unilatérales prises par son président.                

C.Djamel
Mercredi 8 Février 2012 - 11:36
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ACTUALITÉ
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