REFLEXION

Les cas de calculs rénaux et biliaires se multiplient à Bethioua

C’est une maladie qui se manifeste d’une manière inquiétante depuis ces deux dernières années et qui est bien partie pour rivaliser en nombre avec le diabète ou l’hypertension, avec un nombre de sujets atteints nettement supérieur chez les femmes adultes, au point où elles sont rares les familles qui n’en comptent pas un ou plusieurs malades de ce genre en leur sein.



Les cas de calculs rénaux et biliaires se multiplient à Bethioua
Une source médicale proche du secteur sanitaire nous apprendra que ce genre de malades afflue des 4 coins de la daïra de Bethioua. Notre source, qui confirme une augmentation sensible de citoyens ayant contracté cette maladie, l’impute au régime alimentaire en général et à la qualité de l’eau en particulier, nous apprenons aussi que la plupart des cas nécessitent une intervention chirurgicale. Même s’il est difficile sur le plan pratique de dresser des statistiques fiables quant au nombre de malades pour en faire ressortir un quelconque pourcentage par rapport à la démographie, encore plus de cerner la tranche d’âge la plus exposée à cette pathologie, il n’en demeure pas moins que le nombre sans cesse croissant interpelle les pouvoirs publics notamment les services de la santé. Des services qui, soulignons le, ne ratent aucune occasion depuis ces deux dernières années pour se lancer dans des campagnes de dépistage ou de sensibilisation de plusieurs maladies endémiques et autres pathologies, d’autant plus que la douleur durant les crises du rein dénommées «coliques néphrétiques» sont particulièrement violentes aiguës insupportables et nécessitant une évacuation en urgence vers un centre hospitalier. Fréquemment, ces crises surviennent de nuit, il est facile d’imaginer le mauvais quart d’heure que subit un malade habitant sur les hauteurs de Araba ou Granine entre le moment de trouver un moyen de transport, le trajet d’une heure avant d’arriver aux urgences pour une prise en charge. L’eau minérale commercialisée étant hors de portée de la bourse de l’écrasante majorité de la population, l’idéal serait d’entamer une réflexion pour tenter de trouver un moyen de réduire le taux du calcaire existant dans l’eau des captages consommée à grande échelle et, pourquoi pas, conseiller en parallèle un régime alimentaire comportant moins de risques de formation de calculs rénaux et biliaires.

Medjadji H
Samedi 14 Janvier 2012 - 10:38
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Oran
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