REFLEXION

Les avatars d’une langue



La langue, la culture et l’histoire sont des éléments étroitement liés entre eux et forment avec d’autres composantes de la société les prémices d’une civilisation dont l’instigateur est l’homme. « Les langues valent ce que valent les peuples qui les parlent car si on prend par exemple le grec d’antan, quand l’homme grec était au sommet de la pyramide civilisationnelle, sa langue était une langue scientifique, littéraire etc…,mais lorsque les grecs se sont atrophiés, leur langue s’est atrophiée avec eux et c’est le même cas pour les autres langues et plus précisément la langue arabe d’où la plupart des sciences émanent d’elle par sa richesse sur tous les points. En 1962, l’indépendance acquise, l’élite au pouvoir divisée en deux tendances, les francophones et les arabophones s’entredéchirèrent pour faire prévaloir l’une des deux langues à savoir l’arabe ou les français. Étant donné que l’élite dirigeante du pays à cette époque était majoritairement arabisante, elle prit le dessus. Donc la lutte de l’arabisation a marché de pair avec la frénésie de l’antiarabisation... ou même de désarabisation tout court. Nous constatons que les langues universelles ont une double disposition à savoir que l’une a permis à ces peuples de recevoir la révélation des écritures, et l’autre intéresse en quelques sortes, ce qui a permis à ces langues de suivre et de conduire pendant des millénaires toute la pensée de l’homme, notamment le système politique, éducatif, social ainsi que les administrations, mais le fait est là c’est que la plupart de la classe intellectuelle est de culture française. Mais le système politique de l’époque a essayé par tous les moyens d’arabiser la chose sans pour autant préparer cette jeunesse montante sur l’arabisation. Par ailleurs l’Etat n’a pas mis les moyens humains et matériels pour une bonne transition, ce qui provoqua un obstacle pour la bonne mission de l’arabisation, cette opération aurait dû être faite par étape pour une bonne réussite. Les élèves, les étudiants arabisés ne trouvèrent pas d’outils de travail (ouvrages) adéquats pour un bon cursus. La résultante de tout cela, c’est qu’ils ont en fait des têtes bien pleines et non des têtes bien faites. Le hic de cette tare, c’est que même les plus arabisés essayent de s’exprimer en langue française d’où la grande déviation. Alors que toute langue est le fer de lance de la culture. Quand à la culture qui est définie comme un amalgame de concepts idéologiques, économiques, sociologiques, moraux et intellectuels. Cette dernière a été dénaturée de son vrai sens, par l’invasion culturelle occidentale.

Benyahia El-Houcine
Mercredi 16 Mars 2011 - 09:56
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CHRONIQUE
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