REFLEXION

Les aberrations du portable



Le téléphone portable n’est plus l’apanage de la gent aisée ou des mieux placés dans la hiérarchie de la société. Ceci grâce à la disparition du monopole qui a permis, à plus d’un titre, à une grande majorité d’algériens de découvrir un gadget qui deviendra rapidement un culte. Aussi, la haute technologie fut une véritable révolution communicative et le citoyen entretient depuis, une relation fusionnelle avec son téléphone portable. C’est un amour fou ! Or, cette invasion du portable a donné lieu à une psychose de la sonnerie où presque personne n’éteint son téléphone, même au sein d’une mosquée malgré les affichettes placardées à l’entrée du lieu de culte où souvent des prières se déroulent dans une ambiance musicale. Une aberration. Et malgré les injonctions des imams enjoignant aux fidèles d’éteindre leurs appareils, rien n’y fait, alors que la seule communication possible à l’intérieur des lieux, c’est celle à établir avec le tout Puissant. Et, devant ce lamentable constat, une question mérite d’être posée : les citoyens savent-ils se servir de leurs téléphones portables ? Autre phénomène : les sonneries retentissent au cours d’une réunion de travail et le même scénario se répète dans les hôpitaux, centres de santé et autres cimetières au cours d’un enterrement. Sans commentaires. Par ailleurs, la folie du portable (s’en est bien une) pousse un grand nombre de citoyens à débourser leur salaire pour acquérir le plus bel appareil, le plus récent dont ils n’optimiseront même pas l’utilisation, sinon que pour épater la galerie (la frime). Toujours dans ce contexte, vient se greffer à ce remue ménage, la parlote à haut débit où tout le monde participe à la conversation où les auteurs de celle-ci discutent avec une attitude toute naturelle au mépris des règles les plus élémentaires de la bonne cohabitation. Cette attitude néfaste s’est ancrée dans les esprits, et elle n’est pas prête de disparaître, loin s’en faut. Ainsi, imaginons plusieurs accrochés à leurs portables dans un bus ou lieu public et depuis la découverte de ce gadget, le citoyen ne s’imagine plus sans son portable, mais de là, à ne plus avoir de respect ni pour les morts, ni pour les malades ou encore les lieux de prière, il y a un pas à ne pas franchir.

Mehdi Kada
Mardi 30 Novembre 2010 - 08:59
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CHRONIQUE
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