REFLEXION

Les CHU ciblés



Voila, ce que l’on craignait peut-être, pointe à l’horizon. Les centres hospitalo-universitaires (CHU) du pays seraient dans le collimateur des enquêteurs des services de sécurité. La cause : Mauvaise gestion et malversations. Tous les CHU sans exception, seront passés au peigne fin. Ainsi, les scandales n’arrêtent pas, les dossiers s’ouvrent l’un après l’autre, les langues se délient et les enquêtes n’en finissent plus. Apparemment, au rythme où vont les choses, aucun département ministériel ne sera à l’abri. La corruption a gangréné toutes les institutions. Les enquêtes sur le phénomène s’étendent au secteur de la santé et s’orientent plus sur de possibles dossiers de malversations dans la gestion dans les contrats d’acquisition d’équipements destinés aux CHU. Aussi, dans le cadre de la dotation de ces hôpitaux, un matériel dit de dernière génération importé au prix fort en devise étrangère, acquis souvent dans des conditions jugées douteuses, intéresse de plus en plus les enquêteurs. Les hôpitaux d’Algérie et ce depuis l’indépendance du pays, ont été très critiqués pour leur mauvaise gestion, l’accueil qualifié de médiocre, la mauvaise prise en charge des malades, l’inexistence du sens humain chez le personnel soignant, la non-assistance des malades, le manque d’hygiène, les repas préparés sous aucune base gastronomique, le banaâmisme qui bat son plein, aucun regard sur le fonctionnement des services. L’anarchie, le mutisme, le silence, le désordre sont les seuls maitres des lieux. La cacophonie qui y règne sur tous les plans, technique, administratif qu’humain, laisse le visiteur pantois. Et quoi encore ? Basta. Mais la faute à qui ? La question demeure entière. La situation des hôpitaux se dégrade au fil des années, c’est de pire en pis. L’on constate avec amertume aujourd’hui, des services complètement délabrés, des morgues qui ne fonctionnent plus, des services des urgences médicochirurgicales (UMC), qui n’ont absolument rien de si urgent que le nom. Dans cette anarchie indescriptible, personne ne s’y retrouve et l’absence des services de l’Etat en matière de contrôle encourage, carrément la corruption et les actes de malversations. Si, au niveau des pavillons, tel était l’état actuel des choses, qu’en serait-il des services administratifs et financiers de ces structures hospitalières ? La réponse est très simple : Si, encore une fois, des enquêtes avaient été ouvertes ciblant directement la gestion des hôpitaux, cela voudrait dire tout bonnement que le jour pour étaler les quatre vérités est bien arrivé, et que chacun devrait rendre compte de sa gestion y compris le premier responsable du secteur, le ministre. Personne n’est au dessus de la loi, dans un état de droit, n’est-ce pas ? Par ailleurs, il reste beaucoup à faire dans nos hôpitaux qui ont besoin aussi d’un bon coup de lifting, pour assurer ne serait-ce qu’un minimum de décence au patient qui reste la pièce maitresse du fonctionnement de ces structures.

Amara Mohamed
Dimanche 28 Février 2010 - 10:33
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CHRONIQUE
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