REFLEXION

Les 19 oubliés des bâtiments d’El Hanna

ILS ATTENDENT LEUR RELOGEMENT DEPUIS 2005

Cela fait exactement sept années qu’ils attendent vainement que les responsables locaux honorent leurs promesses. Cette opération de relogement date de l’année 2005, une quarantaine de familles étaient touchées par cette opération mais seulement 21 familles ont été relogées alors que les autres ont reçu les promesses des responsables de l’époque, après de vives tensions avec les forces de sécurité.



Les 19 oubliés  des bâtiments d’El Hanna
Nous avons rendu visite à deux de ses familles, qui habitent au niveau d’un ancien château d’eau situé en bordure de la mer, juste en contrebas de la RN 11 (près de la cité El Hana). Les deux pères de familles, Aissa Abdi Ali, père de quatre enfants, et Benaicha Mejdoub, père de deux enfants, vivent dans des conditions inhumaines. L’un occupe avec ses 4 chérubins et son épouse une ancienne chambre de manutention, sans porte, ni aucune fenêtre d’aération et avec un puits de plusieurs mètres en plus, qu’il recouvre d’une taule pour éviter toutes mauvaises surprises à ses enfants. Avec un enfant malade et souffrant d’un lourd handicap, il vit dans une situation difficile. Marin pêcheur, il gagne sa vie selon les conditions climatiques, il a déposé plusieurs dossiers au niveau de la CNAC mais faute d’une résidence, il bute sur un refus. N’en pouvant plus de cette hogra, le père ne sait plus à quel saint se vouer. Sa femme aussi malade, doit chaque jour monter à pied et traverser une route impraticable pour ramener ses enfants  de l’école, quatre aller retour par jour pour une femme souffrant d’un handicap au bras, c’est trop, dit-elle ! Le château d’eau étant situé en contre bas d’une petite colline, à chaque tombée de pluie, le logis est envahi par les eaux qui déferlent à toute vitesse. Le père de famille espère que les « élus » et les responsables locaux n’attendent pas une tragédie pour soulever le cas de cette famille car cela ne servirait à rien, dit-il sur un air triste et coléreux. Mejdoub quand à lui est père de deux enfants en bas âge et occupe  une baraque faite avec des planches en bois et du plastique, en ces temps de grands froid,  ils dorment chaque soir avec la conviction de ne plus se réveiller le lendemain, au moment où les élus et responsables locaux dorment  bien au chaud  avec la conscience tranquille…

Mihoub
Lundi 6 Février 2012 - 11:00
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MOSTAGANEM
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