REFLEXION

Le voilà averti



Contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, la situation en Libye semble prendre une autre dimension et a tendance à perdurer, compte tenu du fait que Kadhafi campe toujours sur ses positions et ne nullement laisse présager un quelconque changement. Il tient à son fauteuil et pour rien au monde il ne le libérerait. Peu importe si des citoyens meurent sous les balles de son armée côté du chef. La police également est de son côté. En peu de temps la situation a dégénéré. Le peuple libyen ne s’est pas contenté d’occuper la rue, comme en Egypte, et attendre que Kadhafi s’enfuie par l’issue de secours. Barricadé dans son palais et bien surveillé, Kadhafi use du temps espérant la soumission des militants qui ne l’entendent pas de cette oreille. Les contestataires se sont transformés en si peu de jours en une résistance armée qui est en train de prendre des villes, l’une après l’autre. Dans une telle situation le pire peut arriver du fait qu’il est fait usage d’armes à feu de part et d’autre, à l’image de ce qui s’est déjà passé dans d’autres régions, bien que les mobiles ne sont pas tout à fait identiques. Après que les Occidents et la Américains aient observé un silence de sourd, depuis le début des événements, voilà que l’OTAN prend sur son compte de tirer la sonnette d’alarme, suivi du Conseil de sécurité qui, agissant en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies, vient d’adopter à l’unanimité, le 7 mars, une résolution portant sur plusieurs sanctions importantes exigeant « qu’il soit immédiatement mis fin à la violence et que des mesures soient prises pour satisfaire les revendications légitimes de la population ». Barak Obama, pour sa part, vient de sortir de l’ombre en mettant en garde les collaborateurs du président Kadhafi, leur signifiant qu’ils devraient rendre des comptes sur les violences qui ébranlent le pays. Obama a également signalé que dans le même laps de temps l’OTAN se réunissait à Bruxelles pour discuter de l’opportunité d’une réaction à la violence en Libye, n’écartant pas des options militaires. Quant à l’Union Européenne, elle prépare des sanctions financières en prévision du sommet des dirigeants européens qui devait se tenir ce vendredi à Bruxelles et ce, suite à l’embargo sur les armes et les matériels pouvant servir à la répression, ainsi que le gel des avoirs financiers du dirigeant libyen. Suite aux raids menés à Ras Lanouf par les forces loyales de Kadhafi, ce lundi, faisant 21 morts, le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a déclaré « Si Kakhafi et ses militaires continuent à attaquer la population libyenne de manière systématique, je ne peux imaginer que la communauté internationale et l’ONU restent passives ». Il s’agit là d’une mise en garde indirecte qui ne cache pas son nom. Ainsi, Mouammar Kadhafi est averti…

M. Bentahar
Vendredi 11 Mars 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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