REFLEXION

Le terroriste Mokhtar Belmokhtar serait-il vraiment mort ?

Alors qu’au lendemain de l’attentat suicide du mercredi qui a fait trois civils tués et 16 blessés dans la région du Gao, le gouvernement malien avait précisé dans un communiqué que parmi les trois morts figuraient «le terroriste Mokhtar Belmokhtar », et que notre collègue Echorouk avait lui aussi rapporté que le terroriste Mokhtar Belmokhtar serait mort empoisonné après avoir consommé de la nourriture empoisonnée, Belmokhtar le chef du groupe djihadiste Al-Mourabitoune , revendique le lendemain , l’attentat suicide dans un enregistrement diffusé vendredi 17 avril par une agence mauritanienne. Qui dit vrai ?



Alors que le quotidien Echourouk avait rapporté que le terroriste sanguinaire,  Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe terroriste « Al-Mourabitoune », aurait été retrouvé mort empoisonné en mars dernier, et le gouvernement malien affirmait que ce dernier serait parmi les morts de l’attentat suicide du Gao  , le groupe djihadiste Al-Mourabitoune  de Belmokhtar, revendique dans un enregistrement diffusé vendredi 17 avril par une agence mauritanienne, l'attentat-suicide meurtrier perpétré mercredi contre une base de l’ONU dans le nord du Mali. Pourtant, la source médiatique algérienne avait confirmé que le terroriste Mokhtar Belmokhtar connu sous le pseudo « Le borgne » serait mort  empoisonné après avoir consommé de la nourriture empoisonnée. La même source qui a avancé l’hypothèse d'une intoxication alimentaire, ajoute que des forces spéciales de lutte antiterroriste algériennes et françaises ont entamé conjointement les investigations pour vérifier la véracité de cette information.
Info ou intox ?
En moins d’une semaine après l’annonce de la mort de Mokhtar Belmokhtar , le groupe djihadiste Al-Mourabitoune  de Belmokhtar, fait parler de lui et revendique dans un enregistrement diffusé vendredi 17 avril par une agence mauritanienne, l'attentat-suicide meurtrier perpétré mercredi contre une base de l’ONU dans le nord du Mali qui a fait le bilan de trois morts et seize blessés lors d'une attaque à Ansongo, dans la région de Gao. Sur l'enregistrement, qui est difficilement audible, le groupe Al-Mourabitoune dit avoir visé le contingent nigérien en raison de la participation du président Mahamadou Issoufou à la manifestation parisienne contre l'attentat au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en janvier à Paris, et de la permission accordée aux forces françaises et américaines d'utiliser son territoire. La Minusma est déployée depuis juillet 2013, à la suite de l'opération française « Serval », lancée en janvier 2013 pour contrer une offensive de djihadistes liés à Al-Qaida implantés dans le nord du pays. En août 2014, la force « Serval » a été remplacée par la force « Barkhane », dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne. L'enregistrement de trois minutes et demie est accompagné de l'effigie de Mokhtar Belmokhtar, considéré comme le chef jihadiste le plus recherché au Sahel. Au lendemain, de l’attentat  suicide qui a  fait aussi neuf victimes des Casques bleus nigériens, dans la région du Gao, le gouvernement malien avait précisé dans un communiqué que parmi les trois morts figuraient «le terroriste Mokhtar Belmokhtar, un enfant et un personnel civil de la Minusma», faisant état de «21 blessés parmi les civils et les Casques bleus du contingent nigérien».  Le 7 avril, une centaine de légionnaires du 2e REP (Régiment étranger parachutiste) ont sauté sur la passe de Salvador, à la frontière entre la Libye et le Niger, voie de passage privilégiée de groupes armés vers le Mali, a annoncé jeudi l'état-major des armées français. Notons qu’en 2012, une information avait circulé sur la mort de ce terroriste, mais il  s’est avéré n’être qu’une simple rumeur après que ce dernier ait participé à la prise d'otages d'In Amenas en janvier 2013.  Ce terroriste qui bat un record de longévité, après un passage en Afghanistan, Mokhtar Belmokhtar combat pendant la décennie noire dans le sud de l’Algérie au sein du GIA, puis du GSPC. Il est l’un des principaux artisans du ralliement des djihadistes algériens à Al-Qaïda qui aboutit à la formation d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI ) en 2007. Belmokhtar est également le premier chef d’AQMI à s’implanter hors d’Algérie dans les pays du Sahara et du Sahel, et principalement au Mali. En décembre 2012, en conflit avec les autres chefs d’AQMI, il crée son propre mouvement, Les Signataires par le sang, dont la principale action est la prise d’otages d’In Amenas, en Algérie, en janvier 2013. En août, son groupe fusionne avec le MUJAO pour former Al-Mourabitoune. Ce terroriste sanguinaire était aperçu pour la dernière fois en Libye où il avait installé des camps d’entraînements, avant que les médias n’annoncent sa mort.

 

Réflexion
Samedi 18 Avril 2015 - 17:21
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