REFLEXION

Le spectre islamiste plane sur l’Algérie

APRES LE TRIOMPHE DES ISLAMISTES AU MAROC, EN LIBYE ET EN TUNISIE

Après la Libye, ou l'islam serait la première source d'inspiration de la Constitution, la victoire en Tunisie du parti Ennahda, (PJD) au Maroc, les partis salafistes, en Egypte, et qui se réclament d'un islam intransigeant sur l'application de la charia et dont la majorité est issue de la "Djamaa Islamiya", voilà de nouveau le spectre islamiste qui plane sur l’Algérie.



Le spectre islamiste plane sur l’Algérie
Après le printemps arabe, les islamistes ont bénéficié de leur forte implantation dans quatre pays et menacent l’Algérie, avec la monté au créneau de l’ex Fis malgré son interdiction. Largement financé par l'Etat du Qatar, il croit revenir en force dopé par la victoire de ses congénères mais est-il qu’après la décennie noire, les islamistes sont à la fois minoritaires et divisés. Difficile aujourd’hui pour le FIS comme pour les autres mouvances islamistes soit disant modérées d'adopter une posture hégémonique, sur le peuple algérien qui a fait l’expérience amère du printemps arabe après l’arrêt du processus électoral de 1991 et qui a été à l’origine de la décennie sanglante qu’aura connu le pays. Pour entrer dans le jeu démocratique, il est clair que les partis islamistes algériens aujourd’hui devront négocier avec les forces concurrentes, à l’image du MSP qui a du faire des concessions pour être de la coalition actuelle. En un mot, ils devront apprendre le pluralisme dans un univers politique  avec des compromis pour participer au pouvoir, ce qui n’est pas le cas du fait de l’extrémisme annoncé. Contrairement, aux islamistes des autres pays, vainqueurs de ces premières élections et qui veulent  doter les pays de nouvelles Constitutions, selon la charia, les batailles à venir ne se déclineront pas sur un registre religieux, mais seront partout de nature politique et ou la religion sera utilisée comme paravent. L’expérience étant des algériens, les islamistes, dans les pays tels que la Lybie, la Tunisie, l’Egypte et le Maroc qui ont pris le pouvoir, seront très attendus par les populations sur leur capacité à doper la croissance économique, comme le fit l'AKP en Turquie, et à apporter une réponse durable à la crise sociale qui frappe en premier les jeunes, acteurs du printemps arabe. Or les programmes économiques des partis islamistes que se soit en Algérie ou ailleurs n'apporteront aucune réponse au chômage des jeunes, à la crise du logement, à la pénurie d'infrastructures et autres besoins vitaux, pour une jeunesse assoiffée de liberté et que les islamistes ne peuvent tolérer. L'alternative que présentent aujourd’hui les islamistes, a montré le caractère violent des révolutions prises en otage. Pour donner le change le MSP prévoit de quitter la coalition au pouvoir, démontrant ainsi son jeu de dupe du fait qu’il a été partie prenante dans la politique actuelle. Bouguera Soltani, chef de file du MSP, dans une interview à Reuters prépare le terrain  et croit dur comme fer à sa popularité, mais quitter la coalition avant les élections législatives d'avril ne privera pas le gouvernement de sa majorité . En Tunisie, en Lybie, au Maroc comme en Egypte, les partis islamistes apparaissent comme les grands gagnants des manifestations qui ont fait tomber des régimes en place depuis des décennies. Aussi, face au risque d'une propagation des révolutions tunisienne et égyptienne sur le sol algérien, le président Abdelaziz Bouteflika avait annoncé en avril une série de réformes législatives et constitutionnelles. Le risque Islamiste selon certains observateurs est disproportionné, et Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), avait déclaré la semaine dernière que les partis islamistes pourraient doubler leur score aux élections d'avril sans toutefois obtenir la majorité, ce qui paraît impossible, car le retrait de la coalition du MSP , ne peut que mettre en lumière la tergiversation de son chef qui mange à tous les râteliers et sans aucune retenue pour faire croire à l’opinion public son désaccord avec la politique de Bouteflika comme quoi l’hypocrisie politique du MSP et des mouvances islamiques ont de beaux jours devant elles, sans pour autant qu’il puissent prendre le pouvoirs en Algérie.

C. Djamel
Mercredi 28 Décembre 2011 - 10:12
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ACTUALITÉ
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