REFLEXION

Le silence des grands



LIl a fallu que des révoltes éclatent en Tunisie puis en Egypte pour s’étendre ensuite au Proche et Moyen-Orient pour que l’ONU sorte de son silence et réagisse au sujet du Sahara Occidental. Même si la réaction n’est pas applicable à moyen ou court terme, néanmoins on a pensé à dire quelque chose sur l’avenir dudit pays. Car, selon M. Ban Ki Moon, la solution au conflit, et la recherche d’une paix durable, comme il l’entend, au Sahara Occidental sont devenues plus que nécessaires eu égard aux révoltes qui secouent bon nombre de pays arabes. M. Ban Ki Moon reconnaît, dans son rapport publié ce vendredi, que la sécurité au Sahara Occidental ne cesse de se détériorer. Donc, pourquoi l’ONU donne t’elle l’impression de s’intéresser à ce dossier seulement aujourd’hui, après vingt années de mutisme et venir annoncer que la situation entre le Sahara Occidental et le Maroc est devenue fragile ? N’a-t-elle pas toujours été ainsi ? Et c’est à la veille du renouvellement du mandat de la mission de la Minurso dans la région qui doit avoir lieu au cours de ce mois-ci, que le chef de l’ONU s’est enfin rendu compte que le conflit devait faire l’objet d’une plus grande attention de la part de la communauté internationale ? Or l’on sait que les tentatives de règlement du conflit n’ont pas abouti, pour diverses raisons. En dehors de la mission de la Minurso au Sahara Occidental, qui est beaucoup plus basée sur la surveillance des activités militaires des deux pays en conflit, vient le rôle proprement dit du Conseil de sécurité, compte tenu de son poids dans la prise de décision en matière de règlement des conflits, bien que les résolutions ne sont pas toujours appliquées. Les révoltes que connaissent certains pays arabes risqueraient fort probablement d’influer sur le peuple sahraoui qui, jusque là, mise sur le rôle des Nations Unies, celui de l’Union Européenne ainsi que sur l’intervention de l’UMA et celle de l’Union Africaine. Mais la solution au conflit qui oppose le Sahara Occidental au Maroc semble être à l’autre bout du tunnel. C’est pourquoi toutes les solutions proposées par l’une ou l’autre partie n’ont pas encore débouché sur des bases réelles. Même s’il y a absence de confiance entre les deux pays concernés, comme l’a souligné M. Ban Ki Moon, le dialogue aurait dû avoir lieu étant donné que l’ONU dispose d’un certain pouvoir pour convaincre les deux parties à travailler en vue d’aboutir à l’autodétermination , seule issue possible, pour éviter que la situation ne s’envenime davantage. Quand il a fallu renverser Saddam Husseïn les Etats Unies n’ont pas attendu longtemps pour intervenir. En Lybie, la France, non plus, n’a pas attendu vu que la résolution 1973 a vite été votée lui permettant d’intervenir. L’on sait, par ailleurs, que les enjeux ne sont pas les mêmes dans tel ou tel autre pays. A présent tout semble être clair.

M.Bentahar
Lundi 18 Avril 2011 - 12:31
Lu 280 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+