Le rôle, la place du comptable et son statut au sein de l’entreprise dans le cadre de réforme



Dans le cadre du prolongement de la réforme comptable devant être, dés cette année, introduire et l’application d’un nouveau système comptable et financier dans l’organisation des entreprises Algériennes, il serait impératif de mettre en place rapidement un cadre réglementaire efficace et transparent à savoir le statut légal du comptable qui doit appuyer le processus d’application du nouveau système comptable et financier (NSCF) et répondre aux exigences nouvelles de l’entreprise Algérienne.
En effet, trente quatre années après la promulgation de la loi portant plan comptable national (PCN) la réforme comptable est enfin, intervenue dans notre pays suivant les dispositions de la loi N° 07-11 du 25/11/2007 et rendue obligatoire en 2010, mettant en avant un nouveau système comptable et financier, (NSCF) devant permettre de répondre aux besoins et préoccupations de l’entreprise Algérienne dans la nouvelle donne notamment dans la mondialisation et la globalisation de l’économie et de la finance. D’où l’entreprise Algérienne doit adapter son organisation et moderniser sa gestion aux normes comptables internationales dites IFRS (international Accouting standard) et IAS (International Financial Reporting). Dans, ce contexte nouveau, notre objectif tout simplement est de tenter de mettre en exergue les fonctions nouvelles du comptable en s’appuyant sur un aspect qu’on est en retard qui sont celles de réfléchir sur un nouveau statut légal du comptable d’entreprise qui permet ainsi, de préciser et de clarifier davantage le domaine des nouvelles responsabilités : règles, rôle et la place à accorder au comptable au sein des entreprises. En effet, l’étendue des responsabilités qui lie le comptable à la gestion de l’entreprise s’exercent entre l’enclume et le marteau qui relève d’une réalité de tous les jours à laquelle on n’admet pas la rigueur comptable qui plaide justement la transparence, aujourd’hui, énoncée avec exigence dans le nouveau système comptable et financier (NSCF). C’est pourquoi il y a lieu de retenir à titre fondamental le rôle et la place du comptable dans l’organisation de nos entreprises. Faut-il le souligner, c’est un apport important dans la qualité de la gestion, la rentabilité et le contrôle des capitaux ainsi une force de propositions et d’expertise. C’est ainsi donc, que les objectifs économiques et financiers ne peuvent être dissociés du rôle et la place du comptable au sein de l’entreprise. Effectivement, on ne peut être comptable aujourd’hui on ignorant les problèmes et les aspects de la gestion et du développement de l’entreprise. Il est en effet, indispensable qu’on se penche sur cet aspect de taille celui du statut légal et réglementaire du comptable qu’on juge important et nécessaire d’y apporter comme étant stratégique à la bonne application du nouveau système comptable et financier sur le terrain. En effet, de notre point de vue, le statut en question doit plaider la politique financière et comptable de la nouvelle entreprise économique voire améliorer et développer le rapport comptabilité avec la maîtrise et le contrôle des entreprises. Sachant bien que la gouvernance de nos entreprises est au centre de toutes les préoccupations socio-économiques de l’Etat et elle occupe la quasi-totalité de l’actualité nationale. En effet, cette question reste un domaine très peu développé dans l’organisation de nos entreprises et soulève de nombreuses critiques et controverses. Dans ce cadre là, l’Etat a payé chèrement sous formes d’assainissements financiers et plans de sauvetages des lors la dépense publique reste sollicitée de la grande partie des entreprises publiques économiques, (EPE) d’où on s’interroge au passage : ces formes d’actions mêmes si elles sont salutaires peuvent-elles pallier les insuffisances d’une bonne gouvernance et constituent-elles toujours une solution pour instaurer et développer un cadre de travail et de gouvernance efficace sans l’assainissement mental, la réhabilitation des compétences et des valeurs humaines ? Dans ce contexte de la réforme en question, on peut en effet, se poser la question s’il y a lieu de parler de statut du comptable d’entreprise, au moment, où l’entreprise algérienne est au centre de la restructuration organique et financière dans le cadre de la nouvelle orientation économiques du pays. C’est pourquoi, il est temps de mettre l’accent sur Cet aspect, qui suscite un intérêt d’une grande importance dans l’organisation des entreprises. En effet, la fonction comptable comme étant un outil de gestion, de décision et de contrôle voire garant de la qualité de gestion qui reste peu introduite, son développement est un des objectifs à réaliser dans l’exercice d’une économie de marché dés lors que la rentabilité des capitaux et de contrôle revêt un objectif déterminant. Dans cet ordre d’idées, Il est prouvé aujourd’hui, que la force d’une entreprise économique dépend plus de la manière dont elle gère ses actifs que de l’importance de ceux-ci et c’est là que se manifestent le rôle et la place du comptable pour une plus grande maitrise des capitaux et un meilleur contrôle de ceux-ci afin de garantir la pérennisation et le développement des activités de l’entreprise devant produire des gains financiers et d’efficacité. Ainsi, le rôle, le devoir et la responsabilité de tout comptable conscient de ses tâches et sa mission dans l’entreprise doit contribuer pleinement à l’effort de la croissance, du développement et de la pérennité de l’entreprise pour relever les défis que nos imposent la mondialisation et la globalisation, il appartient à chaque dirigeant, chaque corps de la corporation comptable (ordre des experts comptables et le conseil national de la comptabilité) de développer un environnement propice à la mobilisation permanente et l’émergence d’une intelligentsia comptable absente jusqu’ici dans notre pays. C’est pourquoi, il y a lieu de renforcer la protection du comptable d’entreprise dans l’exercice de ses tâches et responsabilités pour le mettre à l’abri des pressions ou de la subjectivité voire en incitant ce corps de s’organiser pour créer une union nationale qui favorisera son émergence et son implication dans le développement surtout dans l’étape actuelle de restructuration de notre économie et d’assainissement financier des entreprises publiques économiques (EPE). En effet, avec l’avènement de la réforme comptable, recruter un comptable pour s’occuper seulement à passer des écritures et exécuter les tâches de caisse n’est plus admis car, la comptabilité est toute l’économie et le comptable le véritable économiste de l’entreprise, il serait donc, impératif de mettre en place rapidement un cadre réglementaire efficace et transparent qui appuie le prolongement et le processus d’application du NSCF ainsi, de préciser et de clarifier davantage le domaine des nouvelles responsabilités , le rôle et la place à accorder au comptable au sens du droit privé. L’ensemble œuvre à des liens solides et crédibles avec l’environnement de l’entreprise ainsi dans la mesure où nos disposons peu d’outils pratiques dans une optique de management des ressources humaines pour un nouveau cadre de pouvoirs adapté et moderne. C’est dire, une nouvelle expérience professionnelle de dimension internationale commence, en effet, il ressort aujourd’hui que les entreprises vont nécessairement opter pour la préférence d’un comptable compétent et meilleur interlocuteur qui fait gagner de l’argent à l’entreprise et la création de valeurs ajoutées voire d’utiliser toutes les marges de l’entreprise dont-elle dispose pour la pérennité et la croissance. Par ailleurs, Cet aspect est important notamment la responsabilité du comptable est tout indiquée et pèse lourdement dans la gestion et le contrôle des capitaux de l’entreprise. c’est la raison pour laquelle de doter, ce dernier, d’un statut légal comme étant un instrument réglementaire indispensable dans l’exercice des responsabilités du comptable à double compétence essentielle : comptabilité et finances. Il est l’acteur direct dans l’application du NSCF et qui va dépendre de son génie où le comptable va communiquer dans un langage universel en direction des investisseurs, des actionnaires, la bourse etc… sincèrement, le NSCF est un système qui exige toute une culture d’entreprise universelle pour instaurer une comptabilité créative et intelligente où l’écart est important dans la formation, les compétences et le profil du directeur financier (DFC).
Sur ce point les comptables restent mal entendus, mal évalués, mal appréciés et en général mal compris et continuent à ce jour de souffrir de leur rôle et de leur place ou de leur image sans leur identifier leur rôle dans une politique financière et comptable définie et transparente à travers laquelle ils peuvent accomplir leurs taches et leurs responsabilités avec sérénité et un esprit professionnel. En effet, le métier comptable n’est pas suffisamment cerné et son déploiement au sein de nos entreprises pose de réelles difficultés liées à la mauvaise compréhension notamment, il existe de confusions entre le rôle, les responsabilités du comptable et de celui du gestionnaire. Voila donc, un vide règlementaire et organisationnel dans l’entreprise algérienne qu’il faut combler dans la transition de l’application du NSCF. Ceci, suppose que le nouveau rôle du comptable devient ainsi, plus professionnel et orienté vers les mécanismes et les règles de l’économie de marché. Mais il faut le former et l’amener à évoluer avec le progrès et le développement du monde de l’entreprise qui exige de lui d’être actif et imaginatif ainsi, appuyer le chef d’entreprise dans ses missions de management, d’orientation et d’éclairage dans le processus de gestion et de stratégie. A la lumière de ce qui précède, le comptable a un rôle important à assumer à savoir doit beaucoup travailler dans le processus de gestion et il s’agit principalement de participer à l’élaboration des projets et programmes d’activité notamment de production, d’approvisionnement de commercialisation, d’investissement, aussi de contribuer à une réelle application du nouveau système comptable et financier (NSCF) en s’appuyant sur quatre axes pour son développement dans le management ou la gestion de l’entreprise : -D’introduire l’ingénierie financière. -Veiller à La rentabilité des capitaux. -Veiller à la pérennité de l’entreprise dont le comptable doit être le garant des actifs. -Veiller à orienter la gestion par l’élaboration des différents rapports financiers et comptables. C’est pourquoi, il y a lieu de penser dés à présent à permettre à nos entreprises de s’insérer dans la division du travail à l’échelle mondiale et dans laquelle le comptable devra percer des domaines nouveaux notamment se constituer une force de proposition en manière de politique financière, de stratégie, de négociation, enfin d’orienter la réflexion, l’analyse de gestion de l’entreprise et le choix des décisions. En effet, au sein d’une économie libérale, le comptable est le numéro deux après le chef d’entreprise. En ce qui concerne dans une économie socialiste le comptable est le numéro trois après le directeur général et le directeur technique. Plus que jamais la profession comptable sera sollicité davantage. D’où l’impérieuse nécessité de clarifier le cadre réglementaire et créer les conditions favorables à la mise en place d’une structure financière et comptable pour répondre aux exigences nouvelles avec l’entrée en application du NSCF pour réhabiliter cette importante fonction de la place qui lui revient afin de jouer pleinement son rôle dans le nouveau système comptable et financier, très important. Dans le cadre de ces perspectives d’ouverture sur l’universel, le comptable ne devra plus se contenter uniquement de la tenue d’une comptabilité usuelle. Mais doit agir au mieux de ses capacités intellectuelles, professionnelles et évaluer l’impact pour une approche économique et financière qui plaide justement une comptabilité créative au service de la gestion et du développement de l’entreprise en particulier, et de l’intérêt de la société en général ou d’une mission d’intérêt public. Car, l’importance des nouvelles missions imparties à cette fonction au cours des années à venir nécessite la mise en place d’une direction financière et comptable forte et organisée autour des objectifs et des potentialités industrielles et commerciales dont dépend d’ailleurs la rentabilité des capitaux et de leur contrôle. Faut-il rappeler que l’évolution de la comptabilité des entreprises a été développée da ns les pays à économie de marché par l’apport de ce qui est convenu d’appeler la normalisation comptable qui intervient tous les dix ans (10). Dans cette nouvelle approche, la fonction comptable est l’un des objectifs important à réaliser dans la nouvelle économie et l’application du NSCF dés lors que la rentabilité des capitaux revêt un objectif déterminant des sociétés à l’exemple des pays à économie de marché se servent autant de la comptabilité, n’est pas, parce qu’ils , leurs évitent de se tromper dans leurs calculs mais, c’est que la comptabilité a pu répondre à un besoin nouveau dans les affaires économiques modernes à savoir : -mieux utiliser les ressources. -Fixer les objectifs. -Contrôler la politique et la gestion de la société. - La prise de décisions. -le contrôle des comptes sociaux (contrôle légal). -L a maitrise et l’amélioration de la gestion des entreprises. Enfin, un moyen de preuve pour la juridiction, ce qui lui consacre à ce titre une profession respectable et indispensable dans toute entreprise. Il est Souhaitable à ce titre, que le conseil national de la comptabilité (CNC) se penche sur cette question en conformité des changements opérés dans nos entreprises notamment, l’ampleur des transferts des pouvoirs économiques et juridiques dévolues à ces dernières dans le cadre du passage de l’économie administrée à l’économie de marché où le comptable n’est pas entrain de constituer l’enjeu de cette transition afin de promouvoir le nouveau système comptable et financier (NSCF) dans ses finalités et ses objectifs économiques et financiers. En effet, son rôle et sa place font partie des sujets qui ne suscitent pas d’intérêt dans l’organisation et la politique de gestion des entreprises. Ça complique le plus souvent les relations entre les responsables de structures ou le gestionnaire principal et le comptable. C’est pourquoi, il importe d’envisager la question du statut du comptable qui s’impose avec force en relation avec la nouvelle économie et le nouveau système comptable et financier car, la profession comptable devient de plus en plus complexe et doit faire appel à un personnel comptable hautement qualifié et de forte personnalité.Il est nécessaire dans cette nouvelle donne de définir des critères de qualification et de compétences devant refléter de manière à donner à cette fonction très sensible dans l’entreprise. La place qui lui revient dans le nouveau système comptable et financier (SCF) car nul doute que ce nouveau système apportera certainement des améliorations dans la gestion et le contrôle des entreprises algériennes En effet, les pays développés construisent leur développement et leur croissance sur les ressources humaines les connaissances et le management dont dépend le NSCF et d’où l’effort doit être mené dans le sens de l’organisation et la promotion d’une culture comptable jusqu’ici absente dans l’entreprise Algérienne et doit être à ce titre développée pour l’émergence d’un nouvel ordre d’état d’esprit d’entreprise en raison de son enjeu dans la nouvelle économie où l’entreprise algérienne n’est pas encore professionnalisée. En conclusion : Il apparaît bien que, le comptable est loin des réalités du contexte actuel de l’entreprise algérienne dans la nouvelle économie rendant urgent la formation continue et le statut du comptable pour qu’il soit bien connecté avec le nouveau système comptable et financier (NSCF) dans l’économie internationale En effet, on constate que la question comptable préoccupe peu les gestionnaires ou les dirigeants économiques et elle demeure centrée sur le rôle d’enregistrement usuel et de caisse, contrainte sur la quelle se heurtera la réforme comptable qui doit être mise en œuvre dans la transparence et la rigueur pour améliorer la qualité et le contrôle de la gestion des entreprise algériennes. D’où l’impérieuse nécessité de renforcer le rôle et la place du comptable. Cela dit, il serait judicieux d’envisager un nouveau cadre de pouvoirs lié à la mise en place d’un cadre de travail et de gouvernance efficace.

ABACI M’HAMED Directeur financier Zone industrielle. Tiaret.
Jeudi 24 Juin 2010 - 00:01
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