REFLEXION

Le retour en force des spéculateurs

Après avoir déstabilisé le marché pendant plusieurs mois, notamment celui de la pomme de terre, les spéculateurs font leur réapparition sur les différents circuits. Ils donnent l’impression d’obéir à des logiques, dont ils sont les seuls à maitriser l’outil dans le temps et dans l’espace.



Le retour en force des spéculateurs
La Spéculation - avec un vilain S - est de retour, ces jours-ci. C’est le mois d’août, mois de chaâbane, qui précède le mois sacré de Ramadhan. C’est le moment propice d’évaluer les choses sur le terrain. On constate déjà de légères augmentations sur les produits de première nécessité telle l’huile, la tomate concentrée et le sucre, trois matières très prisées par les ménages durant le mois du jeûne. La fermeture de l’usine Afia aidant, l’huile est le premier produit à prendre des ailes. Les spéculateurs sont déjà à pied d’œuvre, en constituant sans aucun remord, un stock pour les deux mois à venir. Le retour en force de la spéculation sur les produits de large consommation, est encouragé surtout par l’absence de l’autorité de l’Etat, la complicité et le mutisme de ses services décentralisés. Les spéculateurs se sont donc repliés sur un terrain moins glissant pour mieux rebondir. Trois facteurs ont été cette année, à l’origine de cette envolée des prix ; l’arrivée en grand nombre d’estivants, le mois de ramadhan qui pointe à l’horizon et les spéculateurs. Les premiers à pressentir cette flambée ce sont bien les ménages dont la bourse ne pourra jamais supporter toutes les dépenses, alors on s’octroie de petites quantités pour les stocker dès maintenant, question de se prémunir le moment venu de tout événement singulier qui pourrait apparaître, car la situation n’est pas aussi stable qu’on pourrait le supposer et Ramadhan s’annonce donc des plus difficiles pour les consommateurs algériens. Le paradoxe vient du fait que le marché est très bien fourni mais la spéculation est bien là, malgré l’abondance. Les économistes et les experts les plus avertis, vous diront que ce dérèglement reste pour l’instant incompréhensible. La tactique des spéculateurs, c’est évidemment de créer un manque d’approvisionnement sur le marché pour pouvoir mieux gérer la situation en imposant leur loi en matière de prix, ces derniers affichent parfois de curieuses stratégies en créant des crises pour obliger les grossistes et autres détaillants à augmenter les prix, devant l’immobilisme et l’inertie des services concernés. Le comble dans toute cette histoire, réside dans le fait que ces spéculateurs aient une vision sur le fonctionnement du marché plus adaptée, plus performante et plus efficace que celle de nos soit disant stratèges… Et le consommateur continue à payer au prix fort l’incompétence de ceux-là.

Amara Mohamed
Mercredi 5 Août 2009 - 21:01
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CHRONIQUE
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