REFLEXION

Le rapport réaliste et inquiétant de la banque d’Algérie de janvier 2017, quant au bilan et perspectives de l’économie algérienne

Je tiens à saluer le contenu du rapport de la banque d’Algérie présenté par son gouverneur fin janvier 2017 qui constitue un discours de vérité face à certains discours démagogiques et des schémas de politiques économiques périmés des années 1970, alors que le monde est à l’aube d’une quatrième révolution économique, montrant clairement une économie algérienne fondée essentiellement sur la rente des hydrocarbures. Cela interpelle les plus hautes autorités du pays sur le devenir de l’économie algérienne, posant la problématique de la sécurité nationale, rejoignant la majorité de mes analyses entre 2010/2017 (voir www.google.com ). En effet, le taux de croissance, le taux d’emploi, via la dépense publique, le niveau des réserves de change de la valeur, la valeur du dinar algérien, est fonction directement et indirectement à plus de 70% de la rente des hydrocarbures, qui représente avec les dérivées plus de 97% des exportations en devises. De ce fait, tenant compte de la structure démographique, et des structures futures du taux de croissance qui détermine la création d’emplois à valeur ajoutée, afin d’éviter des tensions sociales, d'où l'importance d'une transparence dans les décisions et d’un discours de vérité pour éviter des trajectoires utopiques de la future politique économique.



1.- Evolution de la cotation du dinar algérien et des réserves de change
 Il est intéressant de connaitre l’évolution de la cotation du dinar algérien de 1970 à 2016, en rappelant que par le passé en référence au franc français nous avions 1 DZD = 1FRF en 1971 et 1DZD = 0,84 FRF en 1985.
 1970 : 4,94 dinars un dollar-1980 : 5,03 dinars un dollar-1985 : 5,03 dinars un dollar-1989 :-8,03 dinars un dollar-1990: 12,02 dinars un dollar-1991 : 18,05 dinars un dollar
1994 : 36,32 dinars un dollar-1995 : 47,68 dinars un dollar-1996 : 54,74 dinars un dollar-1997 : 57,71 dinars un dollar-1998 : 58,76 dinars un dollar-1999 : 66,64 dinars un dollar-2001…69,20 dinars un euro 77,26 dinars un dollar-2002…75,35 dinars un euro -69,20 dinars un dollar- 2003…87,46 dinars un euro 77,36 dinars un dollar- 2004…89,64 dinars un euro 72,06 dinars un dollar-2005…91,32 dinars un euro 73,36 dinars un dollar- 2006…91,24 dinars un euro 72,64 dinars un dollar- 2007…95,00 dinars un euro 69,36 dinars un dollar-2008…94,85 dinars un euro 64,58 dinars un dollar-2009..101,29 dinars un euro 72,64 dinars un dollar- 2010..103,49 dinars un euro 74,31 dinars un dollar- 2011..102,21 dinars un euro 72,85 dinars un dollar- 2012..102,16 dinars un euro 77,55 dinars un dollar
2013..105,43 dinars un euro 79,38 dinars un dollar- 2014..106,70 dinars un euro 80,06 dinars un dollar- 2015..108,60 dinars un euro 99,50 dinars un dollar- Le 30  janvier  2017 109,89 dinars un dollar et 117,94 dinars un euro
 Les réserves de change fonction des recettes d’hydrocarbures, 97/98% directement et indirectement avec les dérivées des recettes en devises, ont été estimées entre 199/2016 avec une dette extérieure évaluée à 23,203 milliards de dollars au 31 décembre 2003
 1999- 4,4 milliards de dollars- 2000, 11,9 milliards de dollars - 2001, 17,9, milliards de dollars - 2002, 23,1, milliards de dollars - 2003, 32,9 milliards de dollars - 2004, 43,1 milliards de dollars - 2005, 56,2 milliards de dollars, - 2006, 77,8 milliards de dollars - 2007, 110,2 milliards de dollars - 2008, 143,1 milliards de dollars - 2009, 147,2, milliards de dollars - 2010, 162,2, milliards de dollars - 2011, 182,2, milliards de dollars - 2012, 190,6 milliards de dollars, - 2013, 194,0 milliards de dollars - 2014, 179,9 milliards de dollars - 2015, 144,1 milliards de dollars -2016, 114,1 milliards  de dollars
 Selon le rapport présenté en ce mois de janvier 2017 par le gouverneur de la banque d’Algérie, les réserves de change ont ainsi baissé de 29,9 milliards de dollars entre 2015/2016 avec un    niveau de la dette extérieure de l’Algérie de 3,3 milliards de dollars. A ce rythme les réserves de change risquent de fondre dans trois ans  bien que la  situation soit différente  des impacts de la crise  de 1986 avec des sondes de choc entre 1993/1994. Ainsi, le dinar algérien tient donc grâce aux réserves de change via les hydrocarbures. Toute baisse des réserves de change entraine automatiquement une dévaluation rampante du dinar à l’instar de bon nombre de pays pétroliers à fortes populations, les USA ayant malgré leur importante production ayant  une économie très diversifiée où la part des hydrocarbures dans le PIB est relativement faible. L’économie algérienne est similaire à celle de la Russie,  le rouble ayant  subi une sévère dévaluation avec l’effritement des réserves de change, la Russie ayant été contrainte de vendre une fraction de ses réserves de change en dollars pour soutenir sa monnaie. Les pays du Golfe, à très faibles populations, et certains ayant une économie diversifiée, avec des recettes élevées en plus des importants fonds souverains sont une exception. Si demain les réserves de change algériens tendaient vers zéro, le gouvernement serait contraint à une très forte dévaluation pour 200 dinars un euro et sur le marché parallèle l’échange se ferait à 250 dinars un euro. L'inflation étant la résultante, cela renforce la défiance vis à vis du dinar algérien où le cours officiel administré se trouve déconnecté par rapport au cours du marché parallèle qui traduit le cours du marché. Selon un rapport de l'OCDE, la productivité du travail de l'Algérie est une des plus faibles au niveau du bassin méditerranéen. La non proportionnalité entre la dépense publique et le faible impact, le taux de croissance moyen n'ayant pas dépassé 3% (il aurait dû dépasser les 10%) est source d'inflation et explique la détérioration de la cotation du dinar.  Pour se prémunir contre cette dépréciation qui engendre inéluctablement l'inflation, et donc la détérioration du dinar algérien, l'Algérien ne place pas seulement ses actifs dans le foncier, l'immobilier ou l'or, mais une partie de l'épargne est placée dans les devises. C'est un choix de sécurité dans un pays où l'évolution des prix pétroliers est décisive.
 
2.- Mécanismes
de la cotation du dinar
 Selon la banque d’Algérie, le taux de change du dinar vis-à-vis des principales devises est déterminé de manière flexible sur le marché interbancaire des changes, en fonction des conditions de l’offre et de la demande» et de préciser que «la valeur externe du dinar est fixée au taux du marché interbancaire des changes où la dépréciation de la valeur du dinar, par rapport à l’euro et le dollar, est le résultat du différentiel entre le taux d’inflation enregistré en Algérie et celui constaté dans le reste du monde». Or paradoxe le taux d’inflation dans les pays développés entre 2013/2016 est inférieur à ½% et  le dérapage du dinar continue et les produits importés ne connaissent pas de baisses sensibles et à la hausse du fait du dérapage du dinar les taxes s’appliquant à un dinar dévalué. La valeur d’une monnaie et donc du dinar est fonction de la confiance et d'une économie productive. L'économie algérienne étant une économie fondamentalement rentière, contredisant les lois élémentaires de l'économie où toute dévaluation en principe devrait dynamiser les exportations. En Algérie, le dérapage du dinar a produit l'effet contraire montrant que le blocage est d'ordre systémique. L'économie du pays étant dépendante des hydrocarbures à 98% des exportations et important 70/75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées dont le taux d'intégration ne dépasse pas 15%, une réévaluation de la monnaie algérienne générerait inévitablement une tension inflationniste tirant à la hausse des importations par la consommation interne, puisque la valeur du dinar algérien et le pouvoir d'achat fictif dépendent à 70% de la rente des hydrocarbures. D'une manière générale, les investisseurs tant étrangers que locaux se méfient d'une monnaie administrée dépendante des fluctuations des hydrocarbures. La valeur réelle de la monnaie, n'est qu'un signe, un moyen d'échange, les tribus d'Australie utilisaient les barres de sel comme monnaie d'échange, où nous sommes ensuite passés de la monnaie métallique, aux billets de banques, puis aux chèques et ensuite à la monnaie électronique. Thésauriser ne crée pas de valeur. C'est le travail par l'innovation continue, s'adaptant à ce monde de plus en plus interdépendant, turbulent et en perpétuel bouleversement qui est la source de la richesse d'une Nation. La valeur de la monnaie dépend de la confiance en le devenir de l'économie et du politique, de la production et de la productivité, comme nous l'ont montré les analyses des classiques de l'économie sur " la valeur". Paradoxe pour l’Algérie, contredisant les règles économiques élémentaires, lorsque le cours du dollar est en hausse et le cours de l'euro baisse, la Banque d'Algérie dérape pour des raisons politiques à la fois le dinar par rapport tant au dollar que vis-à-vis de l'euro alors que le dinar dans une véritable économie de marché devait s'apprécier par rapport à la monnaie dont la valeur baisse au niveau du marché international. Pourquoi cet artifice comptable ? La raison essentielle est qu'en dévaluant le dinar par rapport au dollar, nous aurons une augmentation artificielle de la fiscalité des hydrocarbures qui fluctue, en fonction des cours, traduisant le fondement d'une économie rentière. Car les recettes des hydrocarbures sont reconverties en dinars, passant par exemple de 70 dinars à 100 dinars un dollar actuellement. Il en est de même pour les importations libellées en monnaies étrangères, les taxes douanières se calculant sur la partie en dinars, cette dévaluation accélérant l'inflation intérieure. Le dérapage du dinar par rapport à l’euro et au dollar gonfle tant la fiscalité hydrocarbures que la fiscalité ordinaire (importation en euros) et donc voile l'importance du déficit budgétaire, l'efficacité réelle du budget de l'Etat à travers la dépense publique et a gonflé artificiellement par le passé le Fonds de régulation des recettes calculé en dinars algériens.        
Selon le récent rapport présenté par le gouverneur de la banque d’Algérie, le solde global du Trésor s’est détérioré en 2015 pour atteindre un déficit record de 2 621 milliards de dinars, soit 15,8% du produit intérieur brut, qui a été  financé essentiellement par les prélèvements sur l’encours du Fonds de régulation des recettes,  cet encours qui était de 4 480 milliards de dinars en 2014 s’était établi à 2 000 milliards de dinars à fin 2015, soit une diminution de 53% en une année et s’est épuisé fin 2016, ramenant  le Fonds de régulation des recettes (FRR) à son  solde minimum obligatoire dès février  2017,  fixé à 740 milliards de DA et qui a été supprimé à la faveur de la loi de finances 2017 pour permettre au gouvernement de faire face au resserrement financier de l’Etat et à l’incertitude sur l’évolution du marché  pétrolier.  
Le rapport de la banque d’Algérie montre clairement et objectivement,  chiffrées à l’appui,  l’impact très mitigé comme je le soulignais il y a cela plusieurs mois déjà, tant  l’opération, qui consistait  en une taxation forfaitaire libératoire au taux de 7%  et l’emprunt  obligataire  afin de drainer la masse monétaire au niveau de la sphère informelle.

3.- Raisons de la distorsion du dinar entre marché officiel
 et parallèle
 L’essence de la sphère informelle  réside dans les dysfonctionnements des différentes structures de l'Etat du fait de l'interventionnisme excessif de l'Etat qui fausse les règles du marché ce qui contraint les ménages et opérateurs à contourner les lois et les règlements. Ainsi lorsque les autorités publiques taxent (fiscalité excessive) et réglementent à outrance ou en déclarant illégal les activités du libre marché, il biaise les relations normales entre acheteurs et vendeurs. Lorsqu'un gouvernement veut imposer des règles et des lois qui ne correspondent pas à l'état réel de la société, cette dernière enfante ses propres lois qui lui permettent de fonctionner. Le fondement d'un contrat doit reposer sur la confiance. Au niveau de la sphère informelle existe des contrats informels plus crédibles que ceux de l'Etat car reposant sur la confiance entre l'offreur et le demandeur. Devant le fait accompli, l'Etat officiel a souvent régularisé ces contrats (notamment dans le domaine du foncier et de l'immobilier).  Ce marché noir joue comme assouplisseur à un contrôle des changes trop rigide. Je recense, six  raisons essentielles de cet important écart entre le cours officiel et celui du marché parallèle. Premièrement, bien entendu, la faiblesse de la production créée localement. Deuxièmement, l'écart s'explique par la diminution de l'offre du fait que la crise mondiale, combinée avec le décès de nombreux retraités algériens, a largement épongé l'épargne de l'émigration. Cette baisse de l'offre de devises a été contrebalancée par les fortunes acquises régulièrement ou irrégulièrement par la communauté algérienne localement et à l'étranger qui font transiter irrégulièrement ou régulièrement des devises en Algérie. La reconversion de ce capital argent bien acquis ou mal acquis l'argent jouant sur la distorsion du taux de change en référence à l'officiel, vous me facturez 130 au lieu d'une marchandise achetée 110 euros avec la complicité d'opérateurs étrangers, opérations plus faciles dans le commerce et le poste services qui a implosé passant de 2 milliards de dollars en 2002 à près de 11/12 milliards de dollars annuellement entre 20112016, montre clairement que le marché parallèle de devises est bien plus important que l'épargne de l'émigration.. Ces montants fonctionnant comme des vases communicants entre l'étranger et l'Algérie, renforcent l'offre. Il existe donc un lien dialectique entre ces sorties de devises dues à des surfacturations et l'offre, sinon cette dernière serait fortement réduite et le cours sur le marché parallèle de devises serait plus élevé, jouant donc, comme amortisseur à la chute du dinar sur le marché parallèle. Troisièmement, la demande provient de simples citoyens qui voyagent : touristes, ceux qui se soignent à l'étranger et les hadjis) du fait de la faiblesse de l'allocation devises dérisoire. Mais ce sont les agences de voyages qui à défaut de bénéficier du droit au change recourent elles aussi aux devises du marché noir étant importateurs de services. Majoritairement, elles exportent des devises au lieu d'en importer comme le voudrait la logique touristique comme en Turquie, au Maroc ou en Tunisie. Quatrièmement, la forte demande provient de la sphère informelle qui contrôle 40% de la masse monétaire en circulation (avec une concentration au profit d'une minorité rentière) et 65% des segments des différents marchés; fruits/légumes, de la viande rouge /blanche- marché du poisson, et à travers l'importation utilisant des petits revendeurs le marché textile/cuir. Il existe une intermédiation financière informelle (des banques informelles) loin des circuits étatiques. Cinquièmement, l'écart s'explique par le passage du Remdoc au Credoc crédit documentaire qui a largement pénalisé les petites et moyennes entreprises représentant plus de 90% du tissu industriel en déclin (5% dans le PIB). Le Crédoc n'a pas permis de juguler comme cela était prévu la hausse des importations qui ont doublé depuis 2009, a renforcé les tendances des monopoleurs importateurs où selon l'officiel 83% du tissu économique global est constitué du commerce et des petits services à faible valeur ajoutée. Nombreux sont les PME/PMI pour éviter les ruptures d'approvisionnement ont dû recourir au marché parallèle de devises. Le gouvernement a certes relevé à 4 millions de dinars, au cours officiel, la possibilité du recours au paiement libre pour les importations urgentes de matières premières ou pièces de rechange, mais cela est resté insuffisant, expliquant les dernières mesures contenues dans l’avant projet de loi de finances 2017. Cinquièmement, beaucoup d'opérateurs étrangers utilisent le marché parallèle pour le transfert de devises, puisque chaque algérien a droit à 7200 euros par voyage transféré, utilisant leurs employés algériens.
 
4.- Urgence de profondes réformes structurelles
 Concernant la situation de la balance des paiements durant les neuf premiers mois de 2016, le rapport de la banque d’Algérie présenté donc en ce mois de janvier 2017, montre  que  pour les neuf premiers mois de 2016 seulement et non les 12 mois ,  du fait de la forte baisse de la moyenne des prix du pétrole  que le volume des recettes a atteint 20,38 milliards de dollars  tandis que celui des importations ont  atteint 37,20 milliards de dollars, (seulement -2,99 milliards de dollars de baisse par rapport à la même période de 2015), donnant un déficit de l'ordre de 16,82 milliards de dollars pour la balance commerciale  et 21,42 milliards de dollars pour la balance des paiements, s’orientant vers 30 milliards de dollars pour les 12 mois de 2016. La baisse des importations de biens  pour 2016 annoncée  non compris les services n’a pas  dépassé les 6 milliards de dollars, certaines rubriques étant incompressibles quitte à provoquer une   véritable crise économique et sociale,  le tissu productif étant insignifiant. Or, pour la  période 2017/2020, quant au relèvement du prix du pétrole, les prévisions  n’incitent guère à l’optimisme, selon l’ensemble des rapports internationaux et contrairement à l’erreur de certains experts liés aux lobbys pétroliers qui raisonnent  sur un modèle de consommation linéaire.  Un rééquilibrage, ^peut être, peut  s’opérer sur le marché mondial du pétrole au début de l’année 2020, à des prix d’équilibre, compris entre environ 55 et 65 dollars le baril sous réserve d’une forte croissance mondiale. En rappelant, que malgré les décisions récentes de l’OPEP, ce dernier ne représente que 33% de la production commercialisée mondiale, 67% se faisant hors OPEP, et que le prix d’équilibre pour 2017, selon le rapport de la banque mondiale de décembre  2016  s’établirait pour 2017 à 55 dollars. Au-delà il y aurait entrée massive du pétrole et gaz de schiste dont le cout ayant baissé de 40% entre 2010/2019 et qui deviendrait rentable pour les gisements marginaux. Mais tout dépendra de la croissance de l’économie mondiale, et notamment de la Chine qui  a eu son plus    faible taux de croissance depuis 15 ans  en 2016  ( 6,5%) , selon le rapport de la banque centrale de Chine de décembre 2016 et devant tenir compte surtout  de la nouvelle quatrième révolution économique mondiale et de la configuration de la consommation énergétique mondiale 2020/2030 qui reposera  sur un Mix énergétique. La solution pour l’Algérie réside en une nouvelle gouvernance, de nouveaux mécanismes de régulation  et  une réorientation de toute la politique socio-  économique tenant compte des nouvelles mutations, loin des schémas périmés du passé,  qui conditionnent la dynamisation de la production locale, dans des segments à valeur ajoutée, au sein de filières internationalisées. Cela impliquera des entreprises performantes (coûts-qualité) nécessitant de s'insérer au sein de grands ensembles dont les espaces africain et euro-méditerranéen sont les espaces naturels de l'Algérie. Une économie diversifiée passe par une libéralisation maîtrisée grâce à l’Etat régulateur, la dé-bureaucratisation de la société, la refonte des systèmes financiers et socio-éducatifs, de résoudre l’épineux problème du foncier avec ses utilités, les taxes douanières et les subventions devant être ciblées. Afin de faire face aux ajustements économiques et sociaux douloureux mais nécessaires pour éviter le drame des impacts des années 1986, s’impose un front social interne solide, une meilleure gouvernance, la libération de toutes les énergies créatrices loin des emplois rentes, mettant au cœur du développement l’entreprise et l’économie de la connaissance en évitant les idéologies négatives par assouplissement de la règle des 49/51% aux segments non stratégiques avec une minorité de blocage pour éviter les délocalisations sauvages, où l’Algérie supporte actuellement tous les surcoûts.
 En résumé,  le véritable nationalisme se mesurera quant à la capacité de toutes les Algériennes et Algériens, sans exclusive, à contribuer à la valeur ajoutée interne loin des aléas de la rente éphémère. C’est la condition de l’amélioration de la cotation du dinar algérien, loin des mesures techniques conjoncturelles inefficaces et donc favoriser un développement durable à la portée de l’Algérie dans le cadre de la mondialisation, loin des utopies,  et ce au profit  de tous ses enfants. .  
NB -J’ai appris avec une profonde joie, grâce aux efforts de notre diplomatie,  l’élection de son  Excellence Monsieur  Abdelaziz   BOUTEFLIKA, Président  de la République    en tant que  Vice Président  de l’Union africaine pour l’année 2017.  C’est un grand honneur pour l’Algérie et une récompense hautement méritée pour  son  inlassable effort pour la dynamisation du continent Afrique, qui constituera un enjeu géostratégique en ce XXIème siècle.  Vive l’Algérie et gloire  à nos valeureux martyrs  - Abderrahmane MEBTOUL -Fils de son  compagnon d’armes -le feu Moudjahid Ali Abderrahmane MEBTOUL

 

Dr Abderrahmane MEBTOUL Professeur des Universités, expert international
Mercredi 1 Février 2017 - 20:36
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