REFLEXION

Le programme nucléaire algérien : Fait débat en Occident



Le programme nucléaire algérien : Fait débat en Occident
Le programme nucléaire algérien fait encore reparler de lui. L'intérêt est cette fois-ci relancé par la publication en France du livre " Le Marché noir de la Bombe" (Editions Buchet-Chastel) de Bruno Tertrais, maître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique et expert reconnu des questions nucléaires.
Dans cet ouvrage, l'auteur consacre un passage aux ambitions nucléaires algériennes.
Que l'Algérie dispose d'une infrastructure nucléaire très importante, quasiment équivalente à celle de l'Égypte, et de solides compétences scientifiques et technologiques dans ce domaine. Qu'elle a acquis en 1983 auprès de l'Argentine un réacteur, celui de Draria, d'une capacité de 3 mégawatt. Qu'elle a également acquis un autre de 15 mégawatt fourni par la Chine, installé à Ain Oussera, à 250 kms au sud d'Alger. Qu'elle dispose enfin d'une usine de fabrication de combustible et de réserves d'uranium significatives, soit 26 000 tonnes. Qu'enfin les autorités algériennes ont longtemps gardé le secret sur leurs installations avant que celui-ci ne soit percé à la suite de révélations distillées par certains journaux anglo-saxons.A priori, l'ouvrage de Tertrais n'apporte rien de bien nouveau qui ne soit pas déjà porté à la connaissance de l'opinion publique et à celle des initiés. Où réside alors l'intérêt du passage consacré à l'Algérie? Il est résumé dans cette conclusion qui, pour le moins, porterait à équivoque : «Mais les caractéristiques de son programme, écrit l'auteur, son soutien ouvert à l'Iran, et son refus de souscrire au Protocole additionnel de vérification de l'AIEA, attisent les soupçons et ne peuvent que conduire à la conclusion que l'Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération.» En clair, l'Algérie constituerait une menace potentielle dés lors qu'elle dispose de deux réacteurs, qu'elle soutient l'Iran dans sa volonté de se doter d'un programme nucléaire et qu'elle barre la route aux inspections décidées par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Rien que ça!

D'abord l'existence de ces deux réacteurs, dénommés Nour et Essalam, est connue tant du grand public que des instances internationales. Que les Algériens veuillent bien protéger le secret de ses installations est en soi logique, légitime. Quel pays ne ferait pas de même tant cette question relève de la plus haute sécurité de l'Etat? Ensuite, son soutien à l'Iran constituerait-il un motif de suspicion? Certes l'Algérie, autant que la France et d'autres pays, apporte son soutien au programme nucléaire civil iranien, mais elle ne cautionne guère la volonté de l'Iran de se doter d'une arme atomique, si tant le régime de Téhéran développerait un programme qui irait dans ce sens. Quant à prétendre que l'Algérie refuse de se souscrire aux vérifications de l'AIEA, ceci relève de la mauvaise foi, sinon de la manipulation dans la mesure ou les deux réacteurs algériens sont régulièrement inspectés par l'AIEA et que le pays a signé dés 1995 le traité de non-prolifération nucléaire.

Réflexion
Mercredi 23 Septembre 2009 - 08:00
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