REFLEXION

Le président a parlé…



Depuis que les émeutes ont éclaté en Algérie, il était fort évident que les émeutiers, mécontents d’un certain laisser aller, de la mal-vie et de l’injustice, entre autres, voulaient que la situation change pour que s’améliorent leurs conditions de vie. Leur sortie dans la rue n’était guère fortuite ni gratuite. C’était pour eux, après tant d’années de patience et de privations de toutes sortes, la seule manière d’exprimer, en quelque sorte, leur marasme et leur ras-le-bol et dire aux responsables à tous les niveaux que le temps était venu pour que les choses changent. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le peuple algérien envahit la rue pour l’occuper le temps de faire entendre sa colère, le temps que les responsables prennent conscience de la situation qui prévaut et sachent aussi que l’engrenage coince quelque part. Ceux qui sont sortis dans la rue ne demandaient nullement à ce que les prix du sucre et de la semoule soient revus à la baisse, car il n’y avait pas que ces ingrédients qui étaient chers. Non. Loin de là. La cherté de la vie n’est rien à côté des problèmes majeurs que vivent les citoyens au quotidien. Quand un jeune atteint l’âge de 24 voire même 30 ans, qu’il possède un diplôme universitaire dont il ne sait que faire d’ailleurs , qu’il est au chômage, qu’il n’a pas encore fondé un foyer, qu’il habite toujours sous le toit parental (où l’espace est réduit) et qu’il oublie de rêver parce que le temps du rêve est passé, hélas, que lui reste t’il ? Le message transmis par les jeunes en particulier en octobre 1988 semble avoir été mal perçu et mal interprété par les responsables de l’époque ? Or, nous ne sommes plus en 1988. Car depuis, bien des choses ont changé et l’enfant qui avait 6 ans, l’âge d’aller à l’école, et qui n’avait nullement conscience des événements, en a 29 aujourd’hui. Mais il n’est pas resté le même parce qu’au fil des ans il a découvert et appris bien des choses. A présent il sait surfer, envoyer des MSN et se connecter à tout moment pour découvrir ce qui se passe ailleurs, là où la démocratie n’a pas un sens péjoratif, là où on ne badine pas avec le respect d’autrui et où, là aussi, la justice et l’équité ne sont pas de vains mots, là où les promesses des responsables sont tenues. De ce fait, le changement est plus qu’attendu. Il est impératif que nos responsables prennent au sérieux les revendications des citoyens parce que ni les responsables de partis, ni les députés ne parleront à leur place, sinon ils l’auraient fait bien avant et nous n’en serions pas là. Le président était attendu et il a enfin brisé le silence. Reste à savoir ce qu’il adviendra de son discours dans les mois les plus proches.

M. Bentahar
Samedi 23 Avril 2011 - 10:38
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CHRONIQUE
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