REFLEXION

Le président Bouteflika insiste sur la réconciliation nationale.



Le président Bouteflika insiste sur la réconciliation nationale.
Poursuite du processus de réconciliation nationale l'amnistie générale et la refonte de l'école, ont constitué l'essentiel des sujets développés, dimanche au onzième jour de la campagne électorale par les candidats à l'élection présidentielle d'avril 2009. Le processus de réconciliation nationale se poursuivra malgré "les positions divergentes" à ce sujet, "même s'il y a probablement un courant qui s'y oppose", et ''quel que soit le prix à payer", a affirmé le candidat indépendant, M. Abdelaziz Bouteflika à Guelma. M. Bouteflika a qualifié les propos sur "l'éradication" du terrorisme de "sujet obsolète", mettant en garde, cependant, que "ceux qui persistent à refuser de déposer les armes seront, pour leur part, éradiqués". Il a réitéré toutefois que "les portes de la clémence demeurent toujours ouvertes pour ceux qui optent pour la paix". Appelant les Algériens à "ouvrir une nouvelle page", il a promis, s'il était réélu, que le prochain mandat sera celui de "la consolidation de la paix en Algérie de manière définitive". Le candidat du Mouvement "El Islah" M. Mohamed Djahid Younsi, a affirmé de son coté à M'sila que la réconciliation n'a "aucun sens en l'absence d'une amnistie générale". Animant un meeting, M. Younsi a estimé que "l'amnistie générale est de nature à mettre fin à la crise en Algérie", affirmant que l'application de celle-ci "garantit les droits de tout un chacun". "Nous sommes prêts à l'adopter avec le soutien du peuple et par la voie d'un referendum populaire souverain". Le développement nécessite paix et stabilité, a-t-il encore indiqué, soulignant que les jeunes ont besoin d'une ''réelle attention" en leur procurant emploi et logement. Il a, en outre, estime que le recours des jeunes à la drogue, à la violence et à l'émigration clandestine n'est que le résultat de leur "lassitude" devant les politiques successives menées "sans résultats jusque-la." Le candidat indépendant, M. Mohamed Said, qui était l'invité de la chaîne III de la radio nationale, a plaidé pour une "économie productive" et une "école moderniste", précisant que son programme préconise le passage d'une "économie de rente à une économie productive" et vise une "réforme profonde" de l'école. Il faut une "visibilité économique et une vision politique", notamment pour les investisseurs étrangers afin de permettre le passage à une économie productive, a indiqué M. Mohamed Said. Il a appelé à la diversification des exportations pour sortir de la dépendance des hydrocarbures, au développement de l'agriculture pour garantir l'indépendance alimentaire et à la redynamisation de l'industrie. Il a en outre estimé que l'Etat "doit jouer sa mission de régulateur et doit investir dans les secteurs-clé tels les hydrocarbures", tout en s'ouvrant au secteur privé national pour préparer l'Algérie à son intégration dans l'économie mondiale. Abordant le volet éducation, le candidat s'est prononcé en faveur d'une école "moderniste ouverte sur l'avenir mais qui reste enracinée dans le passé" et qui prend en compte le riche patrimoine national.

Cette "refonte" de l'école publique vise à "améliorer ce qui existe et une réforme globale et pluriannuelle", a-t-il indiqué, estimant que l'école a été depuis l'indépendance "une série d'éternels chantiers qu'on décide d'arrêter sans tirer les conséquences". De son cote, le candidat du parti AHD 54, Ali Fawzi Rebaïne, mettant l'accent sur les sacrifices des moudjahidine et chouhada tombés au champ d'honneur durant la guerre de libération nationale, a appelé les jeunes à exiger "la levée de l'ambiguïté entretenue sur certains questions de l'histoire de la Révolution que d'aucuns tentent d'occulter pour dissimuler leur passé". Il a, par ailleurs, critiqué les organisations des moudjahidine et des enfants de moudjahidine lesquelles, selon lui, "ne servent que leurs propres intérêts sans accorder le moindre égard pour les catégories qu'elles représentent qui restent confrontées à des problèmes sociaux complexes particulièrement certains moudjahidine, veuves de chahid et enfants de chahid dont on ne s'en souvient que dans certaines occasions sans oeuvrer à améliorer leurs conditions".

M. Rebaïne a estimé que la loi du chahid et du moudjahid "a été exploitée par certaines organisations pour obtenir des privilèges personnels et des gains matériels sans nul souci pour les catégories moyennes de moudjahidine, enfants de chouhada et veuves de chahid".

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Lundi 30 Mars 2009 - 08:06
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ACTUALITÉ
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