REFLEXION

Le pouvoir d’achat



Le citoyen algérien ne se fait plus d’illusion, il a tout compris, au point qu’il a tout  lâché. Il ne supporte plus cette situation intolérable envenimée par un pouvoir d’achat des plus bas, un chômage galopant et une vie des plus médiocres. Il se sent malheureux.  La majorité des algériens (pères de familles),  sont atteints de maladies graves. Si ce n’est l’hypertension, c’est le diabète,  ou encore les accidents  vasculo-cérébraux. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne comptabilise  des centaines de cas  admis dans des centres hospitaliers pour étourdissement, vertige, douleurs abdominales, maux de tête, tous des symptômes de maladies lourdes. Les tensions sur les produits de large consommation et l’augmentation spectaculaire des prix en l’espace de quelques mois, en sont parmi les facteurs exogènes  à l’origine du malheur des algériens. Près de 30 % d’algériens actifs  perçoivent une rémunération mensuelle de moins de 15.000 DA. Pour les retraités, c’est une autre paire de manche. Ces derniers font partie du peloton de queue. En dehors de l’augmentation  vertigineuse des prix des produits de large consommation tels, l’huile de table, les haricots secs, les lentilles, le riz, et c’est la menace qui plane sur le lait. Avec un revenu qui vacille entre 10.000 et 15.000  DA, l’algérien doit faire face à l’alimentation, à la scolarisation de ses enfants, aux frais de la santé, aux différentes charges (loyer, électricité, eau, téléphone). Il faut être vraiment un acrobate ou trapéziste pour joindre les deux cordes. Les basics économiques sur les élasticités de l’offre et de la demande semblent ne plus fonctionner. Tout en aval de la chaîne commerciale, les boulangers et autres épiciers n’hésitent plus à réviser "unilatéralement" les prix, devant des pouvoirs publics impuissants. Ce petit tour d’horizon  démontre si besoin est, que le pouvoir d’achat de l’algérien est mis à rude épreuve. Le sentiment d’appauvrissement est bien présent chez l’algérien qui craint que la situation s’empirera. Le système inéquitable de redistribution de la richesse ainsi que la dépendance de  la fluctuation des prix des hydrocarbures, fait que le pouvoir d’achat reste fragile.  Pour tenter d’oxygéner un tant soit peu le niveau de vie, les experts mettent sur la table plusieurs propositions, telles les baisses fiscales et tarifaires, baisse de la TVA, de manière à  réduire d’une part, la pression fiscale sur l’économie légale et éradiquer progressivement le commerce informel,  et d’autre part, de redonner du souffle au pouvoir d’achat. Mais le consommateur algérien reste sceptique quant à ces propositions, pour la simple raisons qu’il a perdu toute confiance et tout sens de la réalité. Plus d’illusions, plus de mensonges et plus de baratin. Ce que veut l’Algérien aujourd’hui, c’est du concret et du palpable, car il y va de son avenir.

Amara Mohamed
Lundi 20 Décembre 2010 - 11:01
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CHRONIQUE
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