REFLEXION

Le pape poursuivi pour crimes contre l’humanité

Nouvelle tempete au Vatican

Deux associations ont déposé une plainte contre le pape Benoît XVI et trois de ses collaborateurs pour «crimes contre l’humanité», les tenant responsables des abus sexuels perpétrés par certains prêtes et des dissimulations de ces actes.



Le pape poursuivi  pour crimes contre l’humanité
Nouvelle tempête au Vatican. Le pape Benoît XVI et trois hauts responsables de l’enclave italienne sont visés par une plainte pour «crimes contre l’humanité» déposée par deux associations de victimes d’abus sexuels par des membres de l’Eglise. La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a été saisie, mais il est peu probable que les quatre accusés ne soient amenés devant le tribunal puisque le Vatican n’a pas ratifié le traité fondamental de la CIJ. Deux groupes militants pour les droits de l’Homme basés à New-York sont à l’origine de la plainte: le Center for Constitutional Rights (CCR) et le Survivors Network of those Abused by Priests (SNAP). Ils accusent le Vatican de «tolérer et permettre la dissimulation systématique et généralisée de viols et de crimes sexuels sur des enfants dans le monde entier». En plus du pape Benoît XVI, trois hauts-responsables du Saint-Siège sont visés: Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat et numéro deux du Vatican, son prédécesseur sous Jean-Paul II Angelo Sodano ainsi que le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi William Levada. Ce dernier est le successeur de Benoît XVI, qui tenait ce poste alors qu’il était encore Joseph Ratzinger. En tant que pape, rappellent les associations, il est tenu d’une «responsabilité supérieure et directe» des abus et de leur dissimulation, notamment en mutant les prêtres au lieu de les renvoyer. «Le but de cette plainte est de regarder cette situation avec plus de recul. Vous "dézoomez" et les pratiques sont les mêmes: les dénonciateurs sont punis, le Vatican refuse de coopérer avec les agences d’application de la loi. Vous assistez à la protection des prêtres, les laissant appartenir au ministère et, à cause de ces décisions, d’autres enfants sont violés et agressés sexuellement», a expliqué Pam Spees, avocate du CCR au «Guardian». «Il ne s'agit pas seulement des faits d'abus, mais la façon dont l'église approfondit le mal de manières parfois irréparables», a insisté la juriste, qui a composé un dossier de plus de 20.000 pages pour appuyer sa plainte. Certaines victimes à l’origine de la plainte ont fait le déplacement jusqu’à La Haye. Megan Petersen a été victime d’abus durant sa jeunesse par un prêtre, Joseph Jeyapaul, depuis muté en Inde: «C’était un homme de Dieu et il était très dévoué. Je voulais être nonne. Je lui faisais confiance.» L’Américaine, originaire du Minnesota, explique le but de sa venue: «Une principale raison pour laquelle je suis ici, c’est protéger les enfants. Celui qui a abusé de moi est toujours en service au milieu d’enfants et d’adultes vulnérables, malgré les charges criminelles à son encontre. Ratzinger est à la tête de cette organisation et ils sont ses moutons, son troupeau, poursuit la plaignante. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être sûre que cela n’arrive à aucun autre enfant.» Depuis l’Inde où il a été muté, et malgré la condamnation qui a permis à Megan Petersen d’être dédommagée à hauteur de 750.000 dollars par le diocèse de Crookston où il a servi, Joseph Jeyapaul a nié les abus.

Ismain
Mercredi 14 Septembre 2011 - 22:01
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ACTUALITÉ
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