REFLEXION

Le mur de la honte



Trois fois plus haut et deux fois plus large que le mur de Berlin, le « mur de sécurité » que construit actuellement le gouvernement israélien en Palestine a radicalement modifié le paysage géographique et même politique du Proche-Orient. L’Allemagne de l’Est appelait, à l’époque, le mur de Berlin (érigé entre les deux Allemagnes), « mur de la paix « et l’Allemagne de l’Ouest l’appelait « mur de la honte.» En édifiant ce mur de la honte, Israël est en train d’annexer unilatéralement et par la force des territoires arabes et par là même resserrer davantage l’étau autour des villes Palestiniennes, tout en y enfermant leurs habitants afin de mieux contrôler leurs mouvements et ce, grâce aussi aux nombreux barrages mis en place. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour contraindre les Palestiniens à une obéissance sur mesure. Fortifié par des parois de 8 mètres, avec des tours de contrôle tolus les 300 mètres, le mur de clôture dressé entre les deux populations justifie amplement la politique engagée par les dirigeants Israéliens : une politique basée sur la loi du plus fort faisant fi de l’opinion mondiale, des résolutions de l’ONU se succédant sans cesse, les unes aux autres, depuis 1948, du sommet d’Oslo, de la feuille de route américaine et de toutes les tentatives de pourparlers engagés par certains dirigeants Européens. Entamée en 1987, la construction du « mur de la honte » se poursuit sous le regard complice des Nations Unies et de tous les chefs d’Etat des grandes puissances jouissant du droit de véto. Israël dépense des sommes colossales dans la construction de cette forteresse dans le but, soi disant, de garantir sa sécurité, mais surtout pour ne pas céder un pouce de ce qui aura été annexé, une fois le mur achevé depuis le nord de la Cisjordanie jusqu’à Jérusalem. De ce fait, la vision des dirigeants Israéliens est claire. Ils construisent ce mur dit de sécurité afin de mieux garantir leur présence sur le sol sur le sol Palestinien. Selon le principe « ce qui est construit aujourd’hui, nous le gardons demain » les autorités Israéliennes entendent par là ne plus revenir en arrière et ils le font bien savoir durant les négociations de paix qui n’aboutissent pas et sont souvent reportées à des dates ultérieures, pour une raison oui une autre. Pendant ce temps ils continuent d’étendre leurs colonies dans le but de conserver à jamais ce qu’ils ont arraché aux Palestiniens. De quelle est-il question si Israël refuse d’appliquer les lois internationales et se soumettre aux résolutions des Nations Unies ?

M.Bentahar
Mardi 3 Août 2010 - 11:44
Lu 468 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+