REFLEXION

Le montant des indemnisations fait des mécontents à Oran

LES COMMERÇANTS DES BD EMIR AEK ET MASCARA INTERPELLENT LE WALI

Les commerçants touchés par les travaux du tramway, ayant exprimé, dernièrement leur colère pour les contraintes que suscite ce grand chantier, ont commencé par émettre des demandes d’indemnisation. Des demandes ont été formulées pour un éventuel dédommagement au même titre que les commerçants de certaines localités du groupement d’Oran ayant fait les frais de désagréments, voire même l’arrêt total de leurs activités.



Le montant des indemnisations  fait des mécontents à Oran
A ce niveau, les commerçants concernés se comptent par centaines. Notons que près de 350 commerçants ont, d’ores et déjà, été rétribués. Des montants que les commerçants rencontrés, un jour de protestation devant le  siège de la daïra d’Es Senia, avaient estimé dérisoires et qu’ils avaient refusé d’encaisser, car ne reflétant pas la réalité vécue et des pertes enregistrées.
Les appointements variaient de 50 000 Da à 170 000 Da, selon l’emplacement et la nature de l’activité. Au niveau des artères les plus touchées à l’exemple des boulevards Mascara et El Emir AEK, la problématique semble se corser cette fois, étant donné la gravité de la perte constatée. Elle a été organisée à la demande des commerçants qui se disent lésés et qui reviennent aussi sur les critères exigés pour être dédommagés.  Notons que certains de ces commerçants ont mis la clé sous le paillasson depuis belle lurette, en raison des travaux. En pointant du doigt la manière dont s’est faite l’évaluation des pertes, des précédents commerçants d’Oran, les concernés affirment devoir être confrontés à une mauvaise évaluation. Pour le responsable de l’entreprise en charge du chantier, des réunions se sont succédées et dialoguer est la meilleure manière pour résoudre cette situation. A ce titre, il précise que 350 dossiers ont été déposés et régularisés sur différents boulevards du groupement. Même si cette expérience demeure une première dans le domaine de l’évaluation des pertes engendrées, le premier responsable a été claire quant au respect des critères qui ouvrent droit à l’indemnisation. «Nous avons suivi les méthodes d’évaluation prises en compte  à  Alger», affirme-t-il, avant d’ajouter que l’évaluation de l’ensemble des préjudices repose sur le chiffre d’affaires déclaré au niveau des services des impôts. Une réponse qui n’a pas convaincu les présents. Dans ce registre, une liste de recours englobant l’ensemble des commerçants concernés sera adressée à la direction de l’entreprise au nom de l’UGCAA. C’est, en substance, ce qu’ont décidé les intervenants. Une formule qui permettra de réétudier les dossiers et de revoir l’ensemble des paramètres en vigueur. La perte subie est une nouvelle expérience pour ces commerçants, qui espèrent que l’entreprise prenne en considération leur situation. L’UGCAA a pour sa part mis l’accent sur l’autre préoccupation des commerçants et qui est liée à la cadence des travaux. Pour rappel, l’opération d’indemnisation des commerçants affectés par les travaux du tramway a été lancée à la mi-avril  de l’année en cours.  Le comité mis en place a rétribué des montants non négligeables pour d’autres commerçants ayant reçu entre 3,8 millions à 5,4 millions de dinars. Le montant d’indemnisation a pris en considération le lieu de l’activité commerciale, sa nature et la perte encourue par le projet du tramway. Devant cette situation, l'ensemble des commerçants du boulevard Emir Abdelkader et Mascara interpellent le wali d'Oran pour leur venir en aide pour une meilleure  prestation d'indemnisation.

Medjadji H
Mercredi 30 Novembre 2011 - 11:17
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Oran
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