REFLEXION

Le ministre des affaires religieuses incite les citoyens à voter

Le ministre des affaires religieuses, Bouabdellah Ghoullamallah, était en visite de travail à Mostaganem, où il a été reçu par les autorités civiles et militaires, et aussi par les cadres de la direction des affaires religieuses.



La matinée a été réservée à une rencontre avec les cadres de la direction, au niveau de la salle de conférences de l’APW, où il y avait une grande foule composée essentiellement d’imams venus des quatre coins de la wilaya pour assister au discours du ministre, qui a exhorté les salariés de son ministère à sensibiliser les citoyens pour accomplir leur devoir national et d’aller voter en masse pour le prochain scrutin afin de garantir la réussite des prochaines législatives et garantir le passage de témoins dans de bonnes conditions.  Le ministre estime que le pays entame un virage décisif et une passe difficile où il faudrait réconcilier le peuple avec les décideurs et garantir une paix sociale durable en optant pour le choix du peuple. Le monde arabe est en train de connaitre de multiples révoltes, et l’Algérie ne doit en aucun cas être mêlée à cette spirale de violence, qui a détruit ce qui a été construit durant plusieurs années  de cette  décennie noire. D’un autre côté, le ministre des affaires religieuses estime que les courants islamistes se sont imposés grâce aux différents printemps qui ont secoué la Tunisie, l’Egypte et la Libye.  

Sensibiliser le citoyen, oui! Faire de la politique! Non!
Le ministre estime aussi que les imams sont libres de s’engager dans les partis politiques mais ne doivent jamais utiliser les mosquées pour faire leur campagne bien que sur ce point, on en doute. Les imams sont autorisés seulement à sensibiliser les citoyens pour aller voter mais en aucun cas de faire de la politique dans les mosquées. C’est vrai que certains de nos imams sont plus préoccupés en l’approche des législatives par une place au soleil que de prêcher dans les maisons de Dieu. M.Ghoulamallah tolère et estime que les imams sont libres mais devront s’en aller s’ils sont élus, pour aller faire de la politique. Cette déclaration confirme et discrédite certains imams, qui sont déjà décriés dans la société, et qui mélangent souvent entre les prêches qui servent à sensibiliser les membres de la société, et les discours politiques. Sachant aussi que politique et mensonge font bon ménage, puisque rarement les élus qui se sont succédés, ont réussi à concrétiser leurs promesses, certains des imams qui visent la députation, ne pourraient déroger à cette « règle » et la plupart pourront s’imposer dans un milieu qui demande un certain savoir faire et une manipulation du mot et du verbe pour faire naitre un espoir, qui s’estompe une fois que le but est atteint. Pour ce qui est de la caisse de la "zakat", le ministre estime que son ministère a installé une commission mixte pour mieux gérer la situation, qui s'est améliorée ces dernières années.  Le ministre et le wali sont tout à fait d'accord avec certains points mais ont demandé à ce que les fidèles se retroussent les manches pour certains autres travaux et c'est à eux d'inciter les jeunes à faire du volontariat pour ce qui est de la propreté dans et en dehors des sites.           

Moulay
Dimanche 18 Mars 2012 - 11:16
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MOSTAGANEM
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