REFLEXION

Le marché de la friperie d’El Hamri incendié par un cocktail Molotov

LA MAFIA DES EXPORTATEURS SEVIT



Après le braquage à main armée de la bande de l'agence de Djezzy en plein centre de la ville d'Oran  qui a été le théâtre d'une scène de spectacle  cinéma puisque les ravisseurs ont pu s'accaparer de tous le butin estimait à 74 millions de centimes ,c'est au tour du marché de la friperie d'El Hamri qui accueille au quotidien des centaines de familles qui viennent de toute la région Ouest pour acheter des vêtements auprès de ces centaines de commerçants pères de famille qui exercent dans la légalité ont déjà reçu des mises en demeure pour une délocalisation du site d'El Hamri alors qu'ils viennent d'être incendié de nouveau par une bande de malfaiteurs qui activent en toute impunité dans la ville d'El Bahia; du fait de la mafia des produits chinois accusée dans le marché de la friperie .En effet, il était 19 heures environ, selon les    témoignages  des commerçants de ce site qui nous ont informés d' un inconnu qui a  lancé un cocktail Molotov à l’intérieur du marché, incendiant une quinzaine de stands, selon une constatation faite hier. Ces derniers se situent dans la partie arrière, à l’autre bout qui donne sur El Hamri, une zone d’habitude déserte à cette heure. Selon des indiscrétions, le doigt est pointé en direction d’une «mafia de l’importation des articles chinois, auxquels nous faisons de l’ombre», dira en colère un des commerçants. A l’extérieur, le ton était donné : des vêtements brûlés avaient été jetés pour nettoyer les stands et pouvoir les rafistoler. «Grâce à l’intervention rapide de la protection civile, le pire a été évité. Tout le marché aurait pu brûler. Le gardien a des lésions au niveau des mains et de la poitrine et a perdu tous ses papiers, en tentant d’éteindre les flammes, en attendant l’arrivée des pompiers», diront nos interlocuteurs. «Le site d’Annaba, de Bouira, et récemment de Sidi Bel Abbès, ont subi le même sort, le message est clair : on veut nous détruire. Les criminels qui ont dû se frotter les mains, quand l’interdiction d’importer la friperie est tombée, sont les auteurs de cet acte, à la police de les découvrir», lanceront-ils. Nos interlocuteurs diront qu’ils viennent de subir des pertes sèches, car travaillant dans l’informel. «Nous allons nous solidariser et aider ceux qui ont été touchés, car cela pouvait arriver à n’importe lequel d’entre nous. Nous ne demandons rien d’autre que de travailler honnêtement. Vous n’avez pas idée du nombre de familles qui viennent faire leurs achats ici, en toute sécurité. Qu’on nous laisse travailler et qu’on nous régularise. Ce marché existe depuis 1999, il a été utile à ceux qui touchent une misère». Commentant les motifs qui ont conduit à l’interdiction de l’importation de la friperie, ils diront que l’encouragement de la production nationale est ridicule comme argument. «Si c’était le cas, pourquoi importer des bus ETO de l’étranger ou des Hyundai ? Alors que les bus et cars sont disponibles  à l'usine  Sonacome de Boufarik».
                                  

Medjadji H
Jeudi 22 Décembre 2011 - 10:55
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Oran
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