REFLEXION

Le mal du siècle



Outrée par les scandales de corruption, l'opinion publique, telle qu'elle s'exprime dans la presse et dans les commentaires privés, est remontée contre les partis politiques perçus comme des organisations inutiles pour le pays, ou plutôt utiles seulement pour ceux qui les utilisent pour avoir des positions lucratives d'élus et autres postes. Aucun parti politique ne s’est exprimé sur la question, ni ceux de l’alliance présidentielle, si ce n’est ces derniers jours seulement, la surprise vient d’ailleurs des partis politiques qui se prétendent de l’opposition, le mutisme total. Pour le secrétaire général du RND, l’Etat ne s’est pas tu et a tenu à le rappeler en faisant allusion à la directive présidentielle de septembre 2009, dont l’objet n’est autre que la lutte contre la corruption, et ce n’était nullement une surprise pour lui quand l’Etat engage cette lutte contre la corruption, une lutte menée essentiellement par le chef de l’Etat. Ce que semble feint d’oublier M.Ouyahia, ce n’est pas du chef de l’Etat dont il s’agissait, mais du mutisme du gouvernement sur les scandales qui se suivent et se ressemblent. De son côté, le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN n’a pas fait mieux, il a été plus modéré dans son analyse, comme s’il voulait passer le message, que tout ce brouhaha n’est qu’un phénomène normal qui peut exister n’importeoù et il existera encore. Allant plus loin, il exclut toute possibilité du moins pour l’instant d’une quelconque responsabilité politique, du fait, selon lui, que les faits révélés ne sont pas encore établis par la justice. Jusqu’à preuve du contraire, cette manière de voir les choses est plutôt plausible, mais ce qui est incompréhensible et pourrait prêter à équivoque c’est quand il se fait l’auteur d’une proposition qui consisterait à : « bien définir les différentes catégories liées à ce délit pour mener à bien le combat qui ne relève pas seulement, selon lui, des services de sécurité et de la justice, mais de tout un chacun ». Définir les catégories liées au délit, c’est trop vague. Que voulait dire le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN, si n’est qu’il mette en garde certaines personnalités qui pourraient nuire au vieux parti, du fait que la composante gouvernementale est à majorité FLN Jusque là aucun ministre de cette formation politique n’est dans le collimateur de la justice ou des enquêteurs du DRS, mais personne n’est à l’abri, l’avenir nous le dira, s’ils le seront ou non, sachant que plusieurs dossiers n’ont pas été encore ouverts. Le spectre qui plane sur le FLN, selon certains spécialistes de la question, ne vient certainement pas d’en haut, mais d’en bas et si les scandales venaient à éclater dans cette zone, c’est toute l’ossature du parti que se dégringolerait. Les observateurs qui suivent de très près l’évolution de la situation assurent que depuis l’amendement du code pénal et la promulgation de la loi portant lutte contre la corruption, et la directive présidentielle, l’Etat a compris la menace de la « corruption» qui plane sur le pays et ses institutions. Les citoyens ne peuvent que s’en réjouir.

Amara Mohamed
Mardi 16 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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