REFLEXION

Le maire et ses dérives

La fonction de maire est devenue tellement aléatoire et ingrate de nos jours qu’il n’est pas nécessaire d’être une sommité pour comprendre ces poursuites contre un bon nombre de président d’APC. Les chefs d’inculpation retenus contre eux sont multiples, mauvaise gestion, faux et usage de faux, dilapidation de deniers publics, passation de contrats non conformes à la législation etc…



Le maire et ses dérives
I l ne se passe pas un mois sans qu’un maire ou un membre d’une APC ne soit convoqué par la justice pour répondre aux faits graves dont il est accusé. Rien que pour ce premier trimestre de l’année en cours, pas moins d’une quarantaine entre maires et élus, ont été soit condamnés à la prison, soit cités à comparaître, soit mis en détention préventive en attendant leur comparution devant les juridictions compétentes. Le maire est par excellence, le premier magistrat de la ville, il jouit de la qualité d’officier de la police judiciaire et d’officier de l’état civil, donc il est censé être le premier défenseur de la loi en sa qualité d’élu et de protecteur des valeurs républicaines. Malheureusement ce n’est pas l’image que distillent certains de nos présidents d’APC, de par leurs comportements irresponsables. Leur inconscience et le manque du sens de la responsabilité les a conduit à commettre des actes répréhensibles en violation de la loi. C’est peut-être pour ces raisons que certaines prérogatives ont été carrément retirées aux premiers magistrats de communes et transférées aux chefs de daïras, qui eux, de par leur qualité de représentants de l’Etat, sont tenus de veiller à la stricte application de la loi. Pour mieux appréhender leurs missions, l’Etat a mis en place des cycles de formation en faveur des maires fraichement élus, sur la gestion de l’administration communale, les techniques fiscales, et même des notions de droit et d’économie, un guide a même été édité par l’administration centrale, traitant avec précision des règles de gestion à l’usage des maires et des élus. Cette formation s’inscrivait dans le cadre de l’amélioration de la gestion des affaires publiques et pour permettre à ces élus-maires une prise de considération et une meilleure appréciation des contraintes inhérentes à la gestion locale. Toutefois, les résultats tant attendus n’ont pas été au rendez-vous, c’est pratiquement l’effet contraire qui s’est produit. Le mandat du maire est devenu « le mandat de l’impossible », du fait du grand nombre de retraits de confiance, de magouilles, de trafic d’influence, de malversations, décourageant ainsi les bonnes volontés et paralysant la gestion locale. Peut-être qu’avec le nouveau code communal qui fait état de l’engagement par le maire de sa responsabilité civile et pénale lorsqu’il s’agit de décision passant outre les avis règlementaires et qui offre aussi à la tutelle un contrôle très rigoureux sur les communes, les choses iront beaucoup mieux. Ce qui confirme que la mauvaise gestion des communes et l’implication de nombreux élus dans des scandales, obligent l’Etat à mettre des balises à tous les niveaux, ceci amènera sûrement les maires à y réfléchir de leur côté, à deux fois avant de passer outre la règlementation.

Amara Mohamed
Dimanche 4 Avril 2010 - 10:10
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CHRONIQUE
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