REFLEXION

Le journal Réflexion dérange les pieds noirs

JEAN-PIERRE RISGALLA, PRESIDENT DU CERCLE ALGERIANISTE D'AVIGNON NOUS ECRIT

A la suite de la publication de notre article en réponse aux deux pieds noirs, un troisième s’est manifesté en nous envoyant un email intitulé « jamais deux sans trois » et ce dernier n’est autre que, Jean-Pierre Risgalla, président du Cercle algérianiste d'Avignon.



Le journal Réflexion dérange les pieds noirs
Ci-dessous la lettre intégrale de Jean-Pierre Risgalla, Président du Cercle Algérianiste d'Avignon, datée du 09 novembre 2011 :

Messieurs,
Jamais deux sans trois, dit un proverbe bien de chez nous. Et bien je serai le troisième. Dans votre ou plutôt dans "vos" réponses à mes deux amis vous commettez de nombreuses erreurs, ce qui pour un quotidien dénommé "Réflexion" est tout à fait antinomique, et sans toutes les relever je voudrais remettre les pendules à l'heure que ce que l'Histoire enseignée par le... FLN en Algérie depuis 1962 vous a malheureusement inculqué. Tout d'abord les origines de l'Algérie. Comme tout Historien digne de ce nom l'a dit et le sait (je pense à Charles-Henri Jullien particulièrement), le territoire de la nation algérienne a été défini par la France, car il n'existait, il n'a jamais existé de "Nation" algérienne et Ferhat Abbas l'avait parfaitement reconnu. Il y avait une colonie Turque basée principalement sur les côtes depuis plusieurs siècles qui suivait la colonisation arabe qui avait soumise toutes les populations de ce vaste territoire à l'islamisation radicale bes'sif, par le sabre. Donc la France, qui y débarquait en 1830 ne le faisait que pour débarrasser la Méditerranée des nombreux pirates barbaresques et de leurs razzias qui emplissaient les bagnes d'El Djezaïr, un peu à la manière des pirates somaliens qui "travaillent" aujourd'hui en Mer Rouge. Il me faut préciser que la France mit également fin à l'esclavage qui sévissait en Afrique du Nord et en Afrique sub-saharienne... Ensuite quelques précisions sur le "cessez le feu" du 19 mars 1962 et ce que vous en dites. Si il y a bien eu des "accords" signés entre le gouvernement français d'une part, et Mr Krim Belkacem représentant le GPRA d'autre part, ces accords du 18 mars 1962 devaient déboucher sur un cessez le feu en Algérie. Cessez le feu qui ne fut absolument pas respecté par l'ALN qui ne se sentait nullement engagée par cette signature. Etant dans l'armée française à cette époque, j'en porte témoignage. Donc, le FLN poursuivit ce qu'il faisait depuis 1954, c'est à dire l'emprise par la terreur sur les populations indigènes. Après le 19 mars 1962 et les chiffres sont là pour le prouver, les assassinats, enlèvements et tortures diverses ne firent que s'amplifier, l'armée française restant l'arme au pied et allant même jusqu'à désarmer ses harkas ! Qui pouvait alors défendre la population européenne et les musulmans francophiles ? Une seule organisation que vous désignez sans la nommer: l'OAS. Je vous rappelle que De Gaulle ayant désigné le FLN organisation terroriste, comme "seul interlocuteur valable", avait pris le risque de susciter une organisation terroriste adverse. Inutile donc de vous apitoyer sur le sort de ces 7 (et non 12) soldats du contingent abattus par l'OAS, alors qu'on comptabilise 370 soldats français enlevés et tués par le FLN, 300 d'entre eux l'ayant été après le 19 mars 1962... Voilà messieurs, ce que m'inspirent vos "réponses" à mes amis et qui demande un minimum de réflexion... Signé : Jean-Pierre Risgalla
Adresse: 5 Avenue des Cévennes - 30 400 Villeneuve-Les-Avignon
Portable: 06 67 22 03 50 - Email : jean-pierre.risgalla@orange.fr

Qui est Jean-Pierre Risgalla ?
Jean-Pierre Risgalla, pied noir d’Alger et president du Cercle algérianiste d'Avignon 84 et membre de JDN Réseau. Le Cerle national algérianiste : est Association culturelle des français d'afrique du nord qui défend les pieds noirs et les harkis . Le Cercle algérianiste, représentant plusieurs dizaines de milliers de Français repliés d'Algérie à la suite des conséquences des accords d'Evian en 1962. Aussi est-il important de le rappeler pour qu’il n’y est pas d’amalgame.

Réponse du journal Réflexion
Ils étaient partis dans la panique en 1962. Ces pieds-noirs reviennent aujourd’hui sur les traces de leur passé à la recherche de remèdes à leurs déchirures et ils ne trouvent le moyen de le faire que par le biais de leurs écrits à travers leurs sites d’internet et de la presse écrite pour revenir en Algérie, ça jamais ! 132 ans de colonialisme c’est trop..!

"Il est bon qu'une nation soit assez forte de tradition et d'honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs, mais elle ne doit pas oublier les raisons de s'estimer elle-même. " Albert Camus

Cher monsieur avec tout le respect que l’on vous doit ,les Algériens d'aujourd'hui, dans leur culture et leur organisation sociale, sont les héritiers d'une riche histoire millénaire, qui ne se réduit pas aux siècles écoulés depuis l'avènement de l'islam et aux cent trente-deux ans de la domination coloniale française. l’Algérie fut l'un des premiers berceaux de l'humanité, et pour comprendre les racines de l'Algérie d'aujourd'hui, une lecture indispensable pour dépasser, en France comme en Algérie, les simplifications et les stéréotypes fabriqués par la colonisation. Le tableau que vous dressez est fort intéressant de l'Algérie avant la colonisation française, il est vrai qu’avant l'arrivée des conquérants arabes: tour à tour berbère, punique, romain, Vandale (barbares germaniques), byzantine puis conquise par les Arabes au prix de guerres longues et destructrices, ce qui fut le cas pour la France qui a envahit une terre qui n’était pas la sienne spoliant et expropriant quelque soit le peuple qui y vivait , commettant des crimes, massacrant des populations entières et la liste est longue et je me demande si vous trouvez cela juste, surtout pour un pays qui se réclame des droits de l’homme. Cette polémique enclenchée, me parait tout à fait douteuse. Remettre les pendules à l’heure est un terme bien trop fort, pour nous faire la leçon concernant notre histoire. Le FLN comme vous dites, nous a inculqué le prix de la dignité et de celui d’arracher nos droits, par le sacrifice de milliers d’algériens. Si comme vous le dites la France a mis fin à l’esclavage en Afrique du Nord, n’empêche qu’en Algérie elle à érigé des bagnes, des prisons et des camps de la mort, et rappelez vous ce qu’a fait le général Pélissier, dans le Dahra d’où les fameuses enfumades du 18 juin 1845 et ou ont péris plus de 1000 personnes, dont les femmes, les enfants et mêmes les animaux et malheureusement pour vous , un de vos officiers Français a témoigné du massacre devant votre parlement de l’époque et une lettre de cet officier en est la preuve ( voir archive) ,pour ne citer que cet exemple parmi des centaines. Ce qui vous préoccupe cher monsieur c’est les 370 soldats tués comme vous le dites par le FLN et que vous voulez comparer à plus de 10 millions d’algériens tués, massacrés, exécutés , alors que d’autres ont été dépossédés, expropriés, exploités, torturés et ce durant les 132 ans d’occupation de la France soit disant pays des droits de l’homme et de la liberté. Après une colonisation de plus d’un siècle vous voulez par tous les moyens vous faire passer pour des victimes, juste pour vous disculpez aux yeux de l’histoire, aussi pour vous faire plaisirs il fallait accepter d’être asservis, à savoir ne pas se défendre, ni réclamer nos droits en ce sens que vous nous tenez toujours rancune du fait que nous n’avons fait que libérez notre pays ou notre terre, à vous de l’interprétez comme il vous semble, le fait est que c’était une colonisation et non une libération de l’esclavage . Il est clair que vous ne voulez pas reconnaître vos crimes envers ce peuple, qui a souffert sous votre joug. Quant au Cessez le feu du 19 mars 1962, je crois que nous nous sommes longuement expliqué, mais malgré les tueries et les assassinats commis par l’OAS, vous ne voulez pas reconnaitre les faits mais tout simplement rendre responsable les algériens. Ceci est une rhétorique historique aberrante, d’où la manipulation de certains faits, mais l’histoire suit son cours et personne ne peut la détournée pour conclure. Cordialement votre.

Benyahia Aek
Jeudi 10 Novembre 2011 - 09:19
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