REFLEXION

Le jeu de la nostalgie



Le jeu de la nostalgie
Nostalgie quand tu nous tiens on a toujours cette larme de crocodile à l'œil mais c'est quand même une larme. Chez nous en politique l'on aura tout vu et on a beau la tourner dans tous les sens, elle revient à son point initial et s'i l'on ajoute cela aux têtes chercheuses pas pensantes parce qu'il y a une différence, c'est le décor complet qui se dresse et qui se met en place. Cependant il n'est pas facile de nos jour de trouver des idées de rechange et ça ne se vend pas au coin de la rue. L’on s’auto-flagelle chaque jour, pour voir défiler ceux qui ont bâti les riches moments de l'histoire. Ceux qui, comme on disait il y a plus de 55 ans, voulaient changer la vie du peuple. Ces politiques, quand ils ont des conseils importants à donner, ils se présentent en gens sérieux qui savent qu'on ne peut pas promettre tout et son contraire, d'ailleurs ils s'en moquent un peu et cela ne date pas d'hier. Politiques d'hier, politiques d'aujourd'hui, on prend les mêmes et on recommence et les Algériens sont invités à comparer, et la comparaison n'est évidemment pas à l'avantage des seconds. Comme tout cela n'est pas loin, se dira-t-on et on a raison de se le dire. La raison pour laquelle nos politiques font dans la nostalgie et avec celle des autres, ceux qui ont aimé les années exclusives du parti unique, avec toujours cette même larme greffée à l'œil quand ils en parlent. C'est la conclusion à laquelle est amené l'observateur de ce jeu cruel est redoutable : le politique d’hier fut grand, comme disent les anciens, celui d'aujourd'hui est petit. Et voila que les nouveaux sont devenus fréquentables, puisqu'ils font dans le même créneau et l'alliance est une bonne chose pour les naufragés du système ça leur permet de s'accrocher à cette bouée de sauvetage inopinée et tombée du ciel hormis ceux qui ont été mis hors circuit. Tout est dit, ou bien personne n'a plus rien à dire, puisque le débat en politique est clos pour un moment le temps de se préparer et quelle qu’en soit l’orthodoxie qui la caractérise, elle nous laisse de marbre. Le citoyen ne joindra pas sa voix à celles des ayatollahs rigoristes de la censure, pour se préoccuper des sujets qui ont été occultés par le brouhaha médiatique et ces « affaires » tombent vraiment à pic. Faire beaucoup de bruit pour masquer et rendre inaudible l’essentiel : c'est tout un programme quoi ! Voir l’inconstance de la classe politique, qui n'a que d'œil que pour le copinage et élevé au rang de méthode de gouvernance pour régler un tant soit peut quelques petites affaires sans importance et puis ses petits comptes entre amis en jouant au célèbre jeu du je te tiens. C’est assez dramatique, car la ploutocratie est en passe de virer au brun sous les applaudissements répétés et fournis de la troupe.

Benyahia Aek
Mardi 8 Juin 2010 - 10:53
Lu 363 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+