REFLEXION

… Le feu sous la cendre



Cet adage arabe, vieux comme le monde, veut dire bien des choses et peut s’appliquer à bien des situations. En effet, depuis l’invasion de l’Irak par les Américains, considérés comme les meilleurs défenseurs de la démocratie et garants de la paix, la cendre a continué de couver le feu. Mais voilà que subitement un vent, venu de l’Est est venu souffler sur la cendre mettant à nu les braises. Et c’est alors que le feu, ayant pris en Tunisie, a fini par se propager dans d’autres régions. Pendant que les masses populaires arabes s’agitent pour revendiquer plus de liberté, plus de justice, une bonne et la réappropriation de leur légitimité, ce qui semble tout à fait légal, les Occidentaux continuent d’observer passivement le déroulement des événements. D’ailleurs que peuvent-ils bien faire aujourd’hui étant donné que leurs amis dirigeants arabes se trouvent dans une impasse ? Le grand Moubarak, considéré comme le leader des dirigeants arabes et le porte parole des Occidentaux dans le règlement du conflit au Moyen-Orient, a été lâché par ceux-là même qui le soutenaient et le protégeaient. Il en sera de même pour les autres dirigeants qui n’ont pas tiré de leçon depuis la chute de Seddam Hussein. En 2003, il a été plus facile aux Américains d’intervenir militairement en Irak, soutenus par les grandes puissances occidentales. Il fallait à George Bush une raison pour aller fouler le sol irakien et elle fut toute trouvée. Mais aujourd’hui la donne politique n’est guère la même. L’idée, erronée au départ, d’un plan du grand Moyen-Orient imaginée par l’administration Bush, n’est plus de mise, plus particulièrement en cette période de tumulte. Croire que les Américains pourraient intervenir militairement en Libye, parce que des bâtiments de guerre US ont été aperçus près des côtes libyennes, n’est qu’une aberration. N i les Américains ni les Occidentaux ne peuvent recourir à la menace, car on l’a vu avec l’Iran. Pendant que les Occidentaux tergiversaient sur la manière de dompter les dirigeants iraniens pour les pousser à revenir à la raison et abandonner l’enrichissement du nucléaire, ces derniers faisaient la sourde oreille et poursuivaient leurs recherches. Aujourd’hui c’est le président iranien, lui-même, qui met en garde contre toute intervention militaire occidentale en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La mise en garde est plus que sévère car dit-il : «Nous ne sommes plus il y a dix ans, lorsque sous prétexte du 11 septembre vous avez attaqué l’Irak et l’Afghanistan ». Pourquoi ce revirement subit de la situation ? La réponse est toute simple. Aussi bien les Occidents que les Américains ne sacrifieraient ni Israël, ni leurs soldats, ni leur matériel, sachant qu’une guerre ça coûte beaucoup d’argent. D’autant plus qu’ils sont persuadés que dans de telles circonstances, l’Iran userait de ses missiles nucléaires. Il a d’ailleurs prouvé sa force de persuasion en déployant ses bâtiments de guerre dans le Canal de Suez. Ce n’était certainement pas une sortie de plaisance mais bien une manière de défier, en quelque sorte, le gendarme du monde.

M. Bentahar
Samedi 5 Mars 2011 - 11:15
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CHRONIQUE
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