REFLEXION

Le dérapage de French-Doctor



Comment voulez-vous remettre sur la table des relations algéro-françaises aussi fragiles et au bord de l’asphyxie, avec un Kouchner qui verse volontairement dans la provocation et la polémique. Le pestiféré du parti socialiste ne manque pas d’audace en s’ingérant cette fois dans les affaires intérieures de l’Algérie. En affirmant « que les relations entre les deux pays ne pourront être, normales tant que la génération de Novembre reste au pouvoir en Algérie », relève de l’absurde et ne peut être comprise que comme une insulte à l’endroit du peuple et de la nation algérienne. Sinon que voulait-il dire par là ? La majorité du peuple n’en fait pas partie de cette génération, pensait-il vraiment que la jeunesse algérienne enfantera des responsables dociles qui s’exécuteront au bon vouloir de l’Elysée ? Ce serait très mal connaître les algériens. Plus de 130 ans de colonisation, n’ont pu venir à bout de l’Algérien et ce n’est donc pas un pays qui tombe en ruine de jour en jour, perdant même le sens de son identité nationale et touché de plein fouet par la crise, cherchant vainement auprès des pays émergents des solutions économiques pour s’en sortir, qui pourra infléchir les décisions des autorités algériennes. Ce qu’il faut retenir aujourd’hui plus que jamais, l’Algérie certes, fait partie de l’Afrique comme elle fait partie d’ailleurs du monde arabe et du Maghreb, mais rien ne pourrait supposer une seule seconde, qu’elle ferait partie de ces pays qui sont à la solde des autres puissances occidentales, encore moins de l’Elysée. N’oublions surtout pas que Bernard Kouchner était un fervent partisan de la politique du droit d’ingérence, il en était même l’inventaire sous la couverture d’actions humanitaires. Pour ceux qui le connaissent parfaitement bien, ils n’iront pas par quatre chemins pour vous dresser son portrait d’un cynique opportuniste, égocentrique, autocratique et un bateleur qui a fourvoyé l’humanitaire. Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française a dérapé, comme ses collègues au gouvernement qui ne font que ça depuis plusieurs mois. Ces déclarations vont certainement envenimer encore les choses et sa visite de Mars est certainement compromise, d’autant plus qu’il vient de commettre au nom de la France la plus grande erreur politique en faisant pression sur la Mali et en lui arrachant la libération de quatre terroristes qui ont été à l’origine de plusieurs attentats sanguinaires contre l’Algérie et les pays voisins, violant ainsi tous les soit disant principes défendus dans les tribunes internationales, ce prétendu donneur de leçon vient d’étaler son art de dire la chose et de faire son contraire. « Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais, l’hypocrisie française dans toute sa grandeur ». Et comme l’a rapporté un de nos confrères, tant que le lobby sioniste continue de dicter sa démarche à la diplomatie française, pas moyen d’imaginer une relation apaisée, dépassionnée entre les deux pays.

Amara Mohamed
Lundi 22 Février 2010 - 10:45
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CHRONIQUE
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