REFLEXION

Le cyberespace



Désormais, tout le monde s’intéresse à l’Algérie, de près ou de loin, depuis les dernières émeutes qui ont eu lieu dans différentes wilayas du pays. C’est le cas de certains politiques occidentaux qui s’octroient le droit de discuter des problèmes internes de l’Algérie, tout en avançant des séries de solutions à la clé. Libres à eux d’en parler, question de faire de la politique à sens unique, et rien ne les y empêche d’ailleurs. C’est comme pour la presse étrangère. Il est de son devoir d’analyser et de commenter tous les événements, de quelque ordre que ce soit, de les relater dans le souci d’informer et d’éclairer les lecteurs. Cela va de soi. Depuis le début de l’année encours certains chefs d’Etat et politiciens occidentaux et américains ont, depuis leur palais, parlé de long en large de démocratie et de droits de l’homme. Certes, ce sont des principes inaliénables mais devons-nous appliquer à la lettre leurs conseils pour leur faire plaisir ? N’avons-nous pas, en tant que citoyens civilisés, évolués et cultivés les capacités d’assumer nos responsabilités et de prendre en charge nos problèmes internes ? Les événements d’octobre 1988 et la décennie dite noire sont une preuve tangible que les Algériens (les dirigeants et le peuple) ont trouvé les solutions à ces deux situation, en Algérie même, sans avoir à solliciter l’intervention d’un quelconque pays occidental, encore moins celle de la grande Amérique. Depuis la chute des deux présidents tunisien et égyptien des voix s’élèvent à l’étranger pour dicter, discrètement, la conduite à tenir pour accéder à la démocratie. A quel genre de démocratie font-ils allusion ? Veulent-ils imposer aux peuples arabes une démocratie taillée de toute pièce, celle qui répondrait le plus possible à leurs aspirations et leurs préoccupations occidentales, basée avant tout sur leurs propres intérêts. Aujourd’hui c’est au tour de Mme Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, dans un discours prononcé à l’université George Washington (USA), le mardi 15 février, à l’occasion d’une conférence portant sur le thème « les droits dans le cyberespace : les défis dans un monde en réseau ». Selon elle, « les Etats-Unis appuient la liberté de connexion pour les peuples du monde entier». Dans un sens cette question ne mérite aucune intervention, tant il est vrai que la liberté de connexion favorise les échanges entre les peuples et est un droit absolu. Mais là où elle fait un faux pas c’est quand elle dit, dans son discours, dont une partie a été diffusée, mercredi, par les services de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, que « les Etats-Unis sont convaincus qu’un internet libre favorise la paix, le progrès et la prospérité à long terme ». De quelle paix, quel progrès et quelle prospérité parle-t-elle? Oublie t’elle que leurs satellites surveillent 24 h sur 24 tout ce qui se passe sur terre ? Un peu de bon sens, Mme Clinton !

M. Bentahar
Samedi 19 Février 2011 - 11:36
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CHRONIQUE
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