REFLEXION

Le chef de la daïra de Bouguirat à Réflexion

“MES PRIORITES : ASSAINIR LA SITUATION ET RELANCER LES PROJETS EN RETARD”

Dans une interview à Réflexion, le Chef de la Daïra de Bouguirat M. Abdelli Abdelmadjid, dévoile sa stratégie et fait un diagnostic de la situation. Le plus grand travail entamé par le chef de daïra depuis son installation, selon ses dires a été avant tout de procéder à l’assainissement de la situation antérieure, à savoir finaliser les projets en instance, pour atteindre les objectifs fixés.



Le chef de la daïra de Bouguirat à Réflexion
Réflexion : Donnez nous une idée générale sur la daïra de Bouguirat
Le chef de Daïra : Ce que je peux vous dire sur la Daira de Bouguirat c’est que depuis mon installation, j’ai du faire un diagnostic, et il fallait reprendre tout à zéro, à savoir remonter les difficultés et je ne savais pas par où commencer tellement le problème d’encadrement faisait défaut et se posait avec acuité car l’on ne peut avancer s’il n’y a pas une bonne organisation pour mener à bien tout projet, et c’est que j’ai fait en premier lieu.  A mon arrivée, il fallait dans un sens tout revoir, du fait des retards enregistrés dans les projets, tel que l’hôpital dont les travaux étaient inachevés  mais qui sera réceptionné en 2012 et qui n’est pas le seul du fait que j’ai trouvé à mon arrivée d’autres situations en attente d’où le travail colossal qui était à reprendre en totalité.

Réflexion : Après ce diagnostic, quelle action avez-vous entrepris ?
Le chef de daïra : Mon  action  première, était de  mener une gestion à la fois plus opérationnelle et plus tournée vers le résultat pour rattraper un retard de  plus de 10 ans. Il fallait  aussi faire des choix en adéquation des priorités et des nouvelles orientations, qui nous ont été données de suivre. D’abord régler les problèmes du quartier populaire « Terfas »  avec plus de 3000 habitants et qui était en instance, du fait que les gens s’étaient accaparés des terrains illégalement et que l’APC  avait laissé trainer les choses durant des années sans régler le problème, donc j’ai du tout reprendre du fait que la situation était confuse. Il ne faut pas oublier que c’est tout un quartier qui est concerné et les citoyens ont construit sans autorisation, aussi j’ai du intervenir et pousser le P/APC à délibérer afin de régulariser une situation qui n’avait que trop duré. Ce quartier, d’ailleurs est dépourvu de toutes les commodités, à savoir l’assainissement, l’AEP, le gaz de ville, l’électrification, le bitumage et autres travaux, cependant la priorité était d’assainir la situation foncière pour désigner un bureau d’étude pour un plan d’aménagement du site. Il y avait aussi la station de lagunage, qui accusait du retard  et qui a coûté 25 milliards et comme vous le savez après 10 ans aujourd’hui elle est opérationnelle, grâce à Dieu. Il y a aussi un projet d’étude d’une station de lagunage au niveau de Souaflia, d’un montant de 21 milliards, ceci étant, tous les projets en retard, ont été repris et je peux vous assurer qu’en l’espace de 10 mois, nous avons  fait un travail colossal et   nous avons réussi dans un premier temps à assainir plusieurs secteurs. Idem pour Sirat, qui est restée à l’abandon, suite à l’électrocution d’un jeune du douar Ouled Kheddam où les citoyens avaient refusé le projet de lagunage, cependant la cause principale est l’étude qui avait été mal faite, mais nous sommes en train de faire une nouvelle étude pour l’éloigner de cette zone. Le deuxième point noir  de la daïra c’est les chantiers qui étaient à l’abandon, tels que le siège de l’APC, l’hôpital de 60 lits, le jardin public, l’aménagement du centre ville et tous les quartiers avoisinants, Il fallait tout reprendre et revoir certains projets du fait de la conception des infrastructures surtout concernant la finition, pour citer l’exemple du complexe omnisport,  car il faut le dire, rien n’avait été pris en charge et cela est du en partie au manque d’entreprises qualifiées et qui manquent de moyens et d’effectifs, mais ce n’est pas une excuse pour l’APC qui a un rôle à jouer surtout pour ce qui est du suivi après l’octroi de tout marché ce qui n’était pas le cas.

Réflexion : Que pouvez nous dire sur les projets en souffrance ?
Le chef de daïra :  Vous savez trop d’erreurs ont été commises, dans le cadre des réaménagements urbains, du fait des malfaçons relevées au niveau de certaines infrastructures, comme je l’ai fait remarquer, car il ne faut pas perdre de vue que Bouguirat nécessite tout un plan directeur de par son importance  et de par sa proximité géographique entre Mostaganem et Relizane, devenu ainsi un pôle de transit entre les wilayas ce qui demande de nombreux efforts afin de réaliser tous les objectifs fixés. Aussi, nous nous attelons, à remédier aux carences relevées, et ce, depuis mon arrivée, car  tellement de choses restent à revoir et à réaliser,  mais je peux vous assurer qu’avec le wali M. Houcine Ouaddah nous estimons qu’il est essentiel de redoubler d’efforts, pour concrétiser tous les projets en instance et en retard. Je me permets de vous citer le cas de la décharge publique à la sortie de la ville, devenue à la longue une plaie dans le paysage, alors que l’on aurait du lui trouver un autre emplacement que dans la forêt de Mouzaïa, un exemple parmi tant d’autres car il y a aussi le cas de l’ORAVIO qui se trouve je dirais presque en plein centre urbain. Pour ce qui est de la décharge, nous allons lui trouver un autre emplacement afin de l’éloigner de la ville, car elle risque de polluer l’environnement et même les eaux souterraines. Tellement de choses restent à faire, à savoir l’assainissement, l’AEP, les canalisations d’évacuation des eaux de pluies, les bordures de trottoirs et d’autres aménagements qui sont déjà pris en charge par la DUC et même les entreprises ont été désignées sans oublier l’éclairage public des boulevards  et des quartiers   tels que les Vignes,  Terfas  lotissement et autres. Ce que Je peux vous dire aussi c’est que nous avons pris en main la situation et pour ce qui est des travaux ils sont à plus de 50%, et nous avons rattrapé le retard en un temps record. D’autres projets sont inscrits pour 2012 dans le cadre du développement de la daïra, à savoir le projet de gare routière urbaine et semi urbaine et autres réaménagements des routes du fait du flux important de la circulation. Quant à l’habitat  rural des dispositions ont été prises dans le cadre du FONAL pour ceux qui répondent aux critères afin qu’ils ouvrent droit à l’aide de l’Etat.  Pour terminer il y a lieu de savoir que le wali suit avec attention l’évolution des travaux et des projets et insiste sur la qualité et sur le respect des délais.

Benyahia Aek
Lundi 19 Décembre 2011 - 10:56
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MOSTAGANEM
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