REFLEXION

Le calvaire des ménages



Consommer correctement, sans exagération, est manifestement impossible de nos jours. Il faut se rabattre sur l’essentiel, le pain, le lait, la pomme de terre, la semoule, la farine, l’huile et le sucre. Cependant, même ces produits dits de première nécessité deviennent difficilement accessibles pour les petites bourses. Les familles algériennes peinent à joindre les deux bouts et pour cause la flambée des prix que connaissent certains produits alimentaires à l’image du sucre qui a atteint le pic des 100 dinars cette semaine. Il est vrai que l’Etat devait intervenir pour alléger le fardeau en subventionnant quelques produits tels les lentilles et les haricots secs, mais c’est insuffisant dans la mesure, où ceci demeure conjoncturel, qui ne résoud en aucune manière le problème de la hausse vertigineuse des prix. Se nourrir coûte cher. Se nourrir de manière variée coûte encore plus cher. Alors qu’elle est la solution ? Devant cette situation sans précédent, le profil des ménages a considérablement changé du fait qu’ils continuent à consacrer plus de la moitié de leurs revenus pour la nourriture. Point de vêtements neufs, point de vacances, points de loisirs, points de sorties, points de distractions, comme s’il était dit quelque part que l’Algérien n’était venu sur cette terre que pour manger à sa faim dans le but de survivre et rejoindre l’éternel un peu plus tard. Le sucre à 100 dinars, la sardine a frôlé les 300 dinars, que reste t-il comme aliment de base pour se nourrir sinon rien? Ah ! Excusez-moi, il nous reste les Spaghettis qui eux varient entre 40 et 100 dinars selon la qualité et l’origine du produit (local ou Italien). Devant cette situation inexpliquée et l’absence totale des structures de l’Etat en matière de contrôle, aidée en cela par la multiplication des spéculateurs sur le marché interne, les familles algériennes accusent les coups sans rien faire. On est bien loin du passé d’une Algérie, grenier de l’Europe, que des nostalgiques se plaisent souvent à évoquer. Le montant de la facture alimentaire est là pour rappeler la réalité. On ne travaille plus, on ne produit plus, on importe tout et on n’exporte rien. Notre pays demeure toujours dangereusement dépendant des marchés internationaux, il se classe parmi les dix premiers pays les plus grands importateurs de céréales, il en est de même pour d’autres produits agro-alimentaires tels que le lait en poudre, les huiles, le sucre. Cette situation aurait été moins intenable si l’Algérie arrivait à exporter ce que ses terres produiraient afin d’équilibrer au moins la balance commerciale, malheureusement rien de tout cela et les solutions sont loin d’être acquises. Il n’en demeure pas moins que l’Etat est appelé plus que jamais à mettre en place une stratégie à long terme dont l’objectif primordial est de casser cette dépendance de l’extérieur et de réadapter notre marché national à la réalité du terrain. Le sucre à 100 dinars est insupportable.

Amara Mohamed
Samedi 6 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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