REFLEXION

Le cadre de vie se dégrade au centre-ville d’Arzew

Les habitants de la ville d’Arzew, face à l’anarchie qui règne dans ses rues commerçantes et dans les espaces publics, continuent de vivre avec le souvenir des années où il faisait bon de vivre dans un centre urbain propre et bien structuré.



Aujourd’hui, en l’absence de règles d’organisation propre à une ville qui accueille des milliers de personnes représentant à la fois les milieux ruraux et urbains du versant Est de la wilaya d’Oran, toute l’étendue allant de la route des cités les plateaux et Ahmed Zabana en allant vers le CW16, en plus du périmètre constituant les rues mieux agencées de la ville, sont devenues méconnaissables. pour illustrer cette situation tant décriée par des citoyens soucieux des agressions quotidiennes dont fait l’objet ce qui devait être un domaine public, il suffit de passer par les artères de la cité des 3000 logements constituant un prolongement d’une autre cité, celle des logements APC- CNEP, pour constater que tout est permis pour porter atteinte à la santé publique et du citoyen, notamment avec la prolifération des boucheries, alimentation générale ainsi que des cafés et  kiosques  exiguës. Tous ces commerces ne respectent pas les règles élémentaires d’exploitation contenues dans les autorisations délivrées par les différentes autorités. De plus, les trottoirs pourtant bien conçus sont squattés par les propriétaires de kiosque en compagnie des  commerçants en alimentation générale, les cafetiers et  les  restaurateurs. De ce fait, il est difficile de se frayer un chemin ou du moins marcher sans être gêné par les étalages  placés sur les trottoirs. L’autre côté de la rue n’est pas épargné, mais cette fois-ci par les taxieurs auxquels un espace inadéquat est réservé en dépit de son étroitesse. En allant vers le quartier de  la cité des   complexes, la voie publique est tout le temps sous l’effet des embouteillages, Un autre facteur  s’ajoute  pour aggraver la situation du chef-lieu de la daïra d’Arzew à savoir l’absence des aménagements essentiels à l’organisation de la voirie et la vie dans la cité. En outre, il est utile de signaler que même l’absence de l’autorité appelée à faire respecter les lois régissant l’activité commerciale, le transport public et certains services, a contribué à la situation de non droit accentuée par le phénomène de la délinquance en progression en milieu urbain. En somme, les habitants de la ville d’Arzew, plus particulièrement ceux enracinés depuis plus de cinq décennies acceptent mal les bouleversements négatifs au point où beaucoup de familles ont choisi tout bonnement de s’installer ailleurs non sans regrets et nostalgie.

Medjadji H
Mercredi 8 Février 2012 - 11:26
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Oran
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