REFLEXION

Le cadavre d’une vache disparait dans la nuit



Le cadavre d’une vache disparait dans la nuit
Cela s’est passé dernièrement au douar Boudjemaa, une localité populeuse située à quelques encablures au nord-est d’Oran. Une vache malade depuis quelques jours est finalement morte, malgré les traitements dispensés par un vétérinaire. La nuit était tombée lorsque le propriétaire a tiré le cadavre du bovin hors de l’étable, dans le but d’aller l’enterrer le lendemain. En sortant le matin, le cadavre de la vache avait disparu. Elle ne pouvait s’être sauvée. Foi de vétérinaire, elle était vraiment morte, au grand désarroi de l’éleveur qui en a perdu le boire et le manger. Une grosse perte difficile à supporter, quand on sait que le prix d’une vache tourne autour de 30 millions de centimes. Mais, comme le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, la mort de la vache n’était pas une perte pour tout le monde. L’animal a dû être dépecé durant la nuit pour se retrouver sous forme de biftecks et de viande hachée sur les étals des nombreux bouchers informels qui jalonnent le tronçon du chemin de wilaya reliant la localité de Hassi Bounif à celle de Hassi Ameur. Soucieux de la préservation de son image dans le village, craignant d’être accusé d’avoir vendu un animal mort, le malheureux éleveur est sorti dans la rue en jurant par tous les saints, à haute voix, qu’il n’était pour rien dans la disparition du cadavre du bovin. Bien sûr, personne n’a rien vu ni entendu parmi les voisins. Certains connaissent pourtant les bouchers nocturnes, mais aucun n’a dit un mot.

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Samedi 23 Octobre 2010 - 00:01
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NON-DITS
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