REFLEXION

Le bout du tunnel



On nous reprochera, peut-être, de nous engager sur un terrain glissant, de parler de choses qui, peut-être, n’intéressent pas directement n os chers lecteurs habitués aux faits divers ‘’Made in Algéria’’. La presse, d’une manière générale, à travers le monde, vient d’être secouée par un événement fantastique, celui de la libération des deux journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enlevés le 30 décembre 2009 à 60 Km de Kaboul. Dans la panoplie des métiers il en existe qui présentent des risques plus ou moins grands. Le métier de journaliste en fait partie. Le journaliste ne coure pas plus de risque que le mineur qui descend à plus de 400 mètres de profondeur dans une galerie, pas plus qu’un pilote d’avion volant au dessus des nuages, pas plus encore qu’un explorateur seul au pôle Nord. De tout temps des métiers à risque ont existé et ceux qui les pratiquent sont bien conscients des dangers qu’ils courent. Certains de ces métiers sont exercés par vocation, par conviction et par amour. Pour d’autres, il faut y ajouter l’engagement comme c’est le cas du journaliste reporter. Il faut vraiment se sentir impliqué au-delà de la limite du point de non retour pour se libérer de toute contrainte, en choisissant d’être journaliste ? Nous allions oublier d’ajouter à la liste des attributs qualifiant la profession de journaliste celui de la passion. Oui. Sans la passion un tel métier ne peut s’exercer, car c’est cette passion qui pousse le journaliste, guidé par son instinct et son devoir, de découvrir et de rapporter la réalité des faits, des événements, voire leur véracité pour informer en retour le public. Cette passion, le journaliste la porte en lui. Il vit avec et c’est elle qui le guide vers le chemin qu’il a choisi de suivre. On ne devient pas par pur hasard journaliste. Cette profession exige certaines qualités telles que l’observation, l’esprit d’analyse, le tact, la clairvoyance et le sens de la responsabilité. Nous avons tous appris, jeudi, la libération des deux journalistes français pris en otage durant 547 jours à kaboul. Aussitôt arrivés sur le sol français ils ont été de nouveau pris en ‘’otage’’ par leurs proches, leurs confrères, leurs amis et tous ceux qui les ont soutenus durant un an et demi. A leur passage à la télévision, ils ont clairement fait comprendre aux téléspectateurs qu’il s retourneraient sur le terrain. Hervé Ghesquière l’a bien fait comprendre : « J’étais otage, mais j’étais avant tout journaliste, j’étais reporter, j’adore le terrain et je retournerai à mon métier d’origine », avait-il déclaré. Ces mots resteront célèbres parce qu’ils ont été prononcés à froid et en toute spontanéité. Une telle aventure, s’il faut l’appeler ainsi, peut arriver à n’importe qui et à n’importe quel moment. Le risque est toujours là, présent, autour de soi. Chez nous, bien des journalistes ont été traduits en justice pour avoir osé, en croyant bien faire, dire quelques petites vérités.

M. Bentahar
Dimanche 3 Juillet 2011 - 10:24
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CHRONIQUE
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