REFLEXION

Le « S 12 », le rêve perdu



Ces citoyens désireux d’acquérir leurs pièces d’identité ou leurs passeports, leur arrivent souvent de se lever tôt le matin, pour quitter leur maisons et emprunter nonchalamment le pas pour se diriger tout droit vers les services concernés pour pouvoir se procurer l’inestimable et valeureux document administratif, imaginez-vous qui n’est autre que le « S12 ». Mais devant le cafouillage qui sévit devant les guichets, c’est toujours la même rengaine et le même effet de surprise qui se dégagent pour se faire valoir auprès des citoyens qui se posent toujours la question ahurissante suivante ! Qu’est ce qui se passe ici ? Serions-nous devant un étale pour en acheter de l’huile ou du sucre, une question qui paraissait paradoxalement absurde, mais logique pour ceux qui ont vécu l’époque des pénuries et les longues chaines devant les souks el fellah pour l’acquisition d’une boite de tomate concentrée, ou d’une boite de lait en poudre. Mais comme à chaque question, y’a une réponse, la réplique fut avalisée par un jeune homme à l’air ricaneur, « on est là depuis six heures du matin » à se morfondre devant cette interminable chaine d’où exhale que le regret et la tristesse très visible sur les visages des personnes tenues en laisse depuis des heures pour un simple document , le fameux « S12 » qui a remplacé la rêve d’hier. Dans la confusion et le brouhaha du verbiage, une vieille dame rétorque et explique à l’autre, « je lui ai promis une somme d’argent pour qu’il me cède sa place », oui à ce jeune homme déplaisant qui trouva l’offre très alléchante et acquiesça gentiment pour céder sa place à l’infortunée vieille dame. Voilà des jeunes face aux affres du chômage briguent toutes sortes de manigance pour se faire récolter quelques pièces d’argent qui les empêchent aux pires pensées saugrenues qui poussent souvent à vendre son âme au diable et génère à des situations dramatiques, telle que la hargua, le suicide, le trafic de drogue ou le vol à la tire ect… Alors que doivent faire les vieilles femmes, les femmes enceintes, les vieux malades, les personnes cacochymes devant des chaines interminables pour se procurer ce fameux document administratif, le S12, si ce n’est payer même au prix fort une place pour éviter de se lasser inutilement, être en laisse durant des heures. La réalité amère s’impose inéluctablement à ce pauvre citoyen qui se pose la question suivante, ou se trouve la faille ! Est-ce la technologie appliquée aujourd’hui qui a embrouillé toutes les cartes ! La seule réponse qui effleure l’esprit du citoyen est que ce document « S12 » est venu ajouter à la série de rêves nourris depuis des décennies par des algériens, cette nouvelle chimère qui s’appelle le « S 12 ».

G. A
Samedi 31 Juillet 2010 - 10:55
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CHRONIQUE
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